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Journée de lutte contre les violences faites aux femmes : disons et faisons stop !


Partout dans le monde, en territoire de guerre ou de paix, à Gaza ou en Israël, en Ukraine ou en Russie, en Iran, en Chine, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, et en France, à deux rues d'ici ou d'ailleurs, les violences faites aux femmes sont légion et quotidiennes.


Aujourd'hui plusieurs manifestations et évènements ont lieu pour, une fois encore, partager le constat, les chiffres de ces crimes et délits tristement baptisés par la presse de "faits divers". Harcèlement, violences physiques, viols, féminicides : quand arrêterons-nous le massacre ?


Aujourd'hui, pendant la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, nous allons de nouveau tirer la sonnette d'alarme à l'instar d'Isabelle Rome, ancienne ministre française en charge de l'égalité femmes-hommes, de la diversité et de l'égalité des chances, première présidente de la Cour d'appel de Versailles, défenseure de toujours des droits des femmes et de son plaidoyer contre les violences faites à aux femmes partout dans le monde, que notre association Humains en action a décidé de vous partager.


Pour lire le plaidoyer d'Isabelle Rome c'est ici


Et pour soutenir la cause des femmes et la Maison des femmes de St Denis à qui la totalité des droits d'auteur est reversée, vous pouvez toujours vous procurer le livre "Droits des femmes : passons à l'action avec les hommes !" en vente partout en librairie, à la Fnac sur les plateformes ou dans la boutique solidaire d'Humains en action.


Michelle Jean-Baptiste

Présidente et fondatrice d'Humains en action








Plaidoyer d'Isabelle Rome


“Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Réveillons-nous ! Alerte rouge!

La violence et la guerre secouent le monde entier. Les femmes en sont les premières victimes. Comme toujours.

Quand comprendrons-nous que les femmes sont irrémédiablement les premières victimes des régimes autoritaires et théocrates ? A peine au pouvoir, les hommes qui les incarnent veulent, en vrac, supprimer le ministère qui leur est dédié- forcément subversif à leurs yeux - les cacher, les empêcher d’aller à l’école, ou encore revenir sur leurs droits reproductifs et sexuels, les priver en fait de liberté et de toute existence sociale. Les femmes sont-elles vouées à demeurer les baromètres des humeurs du monde ? Ou encore le jouet de ceux qui s’appliquent à le détruire …

Quand comprendrons-nous que le viol est utilisé comme une arme de guerre, de destruction massive destinée à humilier un peuple, à l’atteindre en sa matrice, celle constituée par le corps des femmes qui transmettent la vie ? La barbarie dont ont été victimes les femmes en Israël le 7 octobre en est l’un des paroxysmes.

Le viol des ukrainiennes, le viol massif des filles et des femmes en RDC nous le rappellent aussi très douloureusement.

A ce jour, la cour pénale internationale n’a prononcé qu’une seule condamnation pour viol. On ne sait réparer les vivantes.

En France, 7 plaintes sur 10 pour viol restent classées sans suite. 7 femmes sur 10 sont-elles des menteuses ? Assurément non. Cette situation ne peut davantage n’être due qu’à la police et à la justice, même si les enquêtes doivent être améliorées.

C’est un changement de braquet qui doit être opéré aujourd‘hui ; dans la loi peut être et dans les mentalités.

Sans OUI, c’est interdit !

Céder n’est pas consentir.

Quand les femmes cesseront elles d’être le réceptacle de toutes les frustrations viriles que notre société ne finit pas de générer ?

Quand comprendrons-nous aussi que lorsqu’une femme est victime de son conjoint violent, elle est tellement anéantie qu’elle a du mal à s’extraire de cette relation qui la maintient sous emprise ?

Quand comprendrons-nous que même sans bleus, la violence peut exister et que cette violence psychologique est aussi destructrice que la violence physique ?

Quand comprendrons-nous que lorsqu’un conjoint est violent avec sa compagne, il ne peut être un bon père ?

Beaucoup a été fait ces dernières années par le gouvernement et les pouvoirs publics, en lien avec les associations et les collectivités locales. Mais une femme meurt encore en France tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

Oui réveillons-nous, femmes et hommes ensemble levons nous pour défendre la dignité humaine de la moitié de l’humanité qui doit rester debout et de l’humanité de demain, toute réunie.

Construisons pour nos enfants une société plus respectueuse de toutes et tous.

Un objectif simple, en somme.”





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