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- Humains en action au Festival Alternatiba
Humains en action était de passage à Genève pour assister au Festival Alternatiba, lors de la "semaine des actions locales pour un impact global" qui se tenait du 28 août au 1er septembre. Au programme : des expositions, un village des alternatives auquel participaient de nombreuses associations engagées pour la protection de l'environnement, des concerts et même une animation participative autour des tambours amérindiens. Retour en images !
- L'amitié : un sentiment en voie de disparition ?
L'autre jour, nous sommes tombés par hasard sur cette petite phrase : "si tu veux véritablement connaître le cœur d'une personne, observe comment elle se comporte avec les gens qui ne peuvent plus rien lui apporter..." Après quelques recherches, il s'agirait d'une citation issue de la sagesse hindoue. Quoi qu'il en soit, cette phrase vient à point nommé, dans le contexte de crise économique, sociale et géopolitique actuelle qui favorise le repli sur soi et l’égoïsme de survie. Elle résonne aussi particulièrement juste, lorsque l'on veut distinguer les vrais amis des personnes de l'entourage qui ne sont muées que par un intérêt, quelles qu'en soient la forme ou les motivations. Car les vrais amis sont rares. Il est même coutumier de dire qu'on ne peut les compter que "sur les doigts d'une main", et encore... "Si tu veux véritablement connaître le cœur d'une personne, observe comment elle se comporte avec les gens qui ne peuvent plus rien lui apporter..." Ne nous y trompons pas ; membres de la famille, voisins, collègues ne sont pas systématiquement voués à être ou à devenir nos amis. Cela peut attrister, mais c'est ainsi. Les affinités de surface et l'intérêt à court terme priment, bien souvent, sur le sentiment de longue durée. Pour autant il ne faut pas désespérer de la nature humaine. Elle est ce qu'elle est, et les humains font ce qu'ils peuvent, surtout lorsqu'ils sont confrontés à des difficultés ou à leurs propres peurs. Et puis, même rare, l'amitié existe, on l'a déjà rencontrée. Ce noble sentiment a même sa journée mondiale. Le saviez-vous ? C'était il y a deux jours. Convaincue que c'est justement dans la tempête qu'il faut savoir redonner à l'amitié ses lettres de noblesses, notre association Humains en action est partie à la rencontre des passants pour leur demander ce que le mot "Amitié" signifiait pour eux. On vous laisse découvrir leurs réponses. "Même rare, l'amitié existe, on l'a déjà rencontrée." Pour visionner le micro-trottoir de l'amitié cliquer ici
- Joyeux anniversaire Edgar ;-)
Aujourd'hui notre parrain Edgar Morin fête ses 102 ans ! Notre association Humains en action est très heureuse de célébrer la naissance de ce grand monsieur qui n'a jamais cessé d'être un ardent défenseur de l'humanisme, des droits, de la planète, de la diversité dans toute sa complexité et de la capacité de résistance. On en profite pour envoyer aussi à ses proches et ses amis humanistes toutes les bonnes énergies en ces temps troublés. On en a bien besoin.
- Agir pour le cœur des femmes
Humains en action soutient l’association Agir pour le Coeur des Femmes N’hésitez pas à faire des dons pour que le Bus du cœur des femmes, qui a été brûlé lors des émeutes, puisse de nouveau rouler dès septembre. Pour faire des dons c'est ici : https://www.helloasso.com/associations/agir-pour-le-coeur-des-femmes/collectes/apres-l-incendie-un-nouveau-bus-du-coeur-des-femmes Vos dons contribueront à aménager un nouveau Bus et sa remorque (cabines de consultation, box, adhésivage, chaises, tables…) pour accueillir les femmes dans les meilleures conditions. L'association Agir pour le cœur des femmes les utilisera aussi pour acheter le matériel médical nécessaire au dépistage (électrocardiogramme, auto-tensiomètres, table d’examen…) et des outils de communication (kamémonos, documents de prévention, vêtements pour les bénévoles, outils signalétiques…). Grâce à vous, des professionnels de santé bénévoles pourront continuer d'être mobilisés sur tout le territoire. Et de nombreuses femmes pourront bénéficier de précieux services médicaux.
- LGBTQIA+ : et si on avait juste droit à la différence, dans l’indifférence ?
En juin, dans plusieurs villes du monde, on célèbre le « jour des fiertés ». Parti d’une protestation, ce mouvement a pour but de défendre et de soutenir les droits à la liberté et à l’égalité des personnes qui ont des orientations sexuelles différentes du modèle hétérosexuel dominant. Cette revendication prend ses racines dans la lutte contre les violences et la discrimination dont ont été, et sont encore victimes, les personnes désignées aujourd’hui sous le sigle un peu « barbare » de LGBTQIA+ ou de LGBTQQI2SAA. Si vous êtes capable de faire correspondre chacune de ces lettres à un mot complet, je vous tire mon chapeau. À titre personnel, j’ai toujours eu du mal avec les sigles qui visent à désigner les êtres humains, parce que même s’ils ont vocation à décrire plus précisément des « profils » pour qu’ils puissent affirmer leur identité ou pour qu’ils puissent parfois être entendus et défendus ; ces successions de petites lettres peuvent aussi avoir pour conséquence d’étiqueter, de pointer du doigt, de stigmatiser, de marginaliser, voire de discriminer les personnes concernées. Ainsi en est-il dans d’autres domaines que la sexualité. Pauvres SDF, PMR, DE et autres SMICARS ! qui font oublier que l’on parle, avant tout, d’hommes et de femmes « sans domicile fixe », de « sans abris », de « personnes à mobilité réduite », de « demandeurs d’emploi » ou de personnes touchant un « salaire minimum » largement insuffisant pour faire face aux besoins de première nécessité et aux crises économiques, sociales et sanitaires successives. Dans le registre des religions et des origines ethniques ou nationales, chacun y va aussi de son étiquette ou de son label. Blacks, Blancs, Beurs, Asiats, Latinos et autres appellations d’origine se bousculent au portillon. Ainsi va la vie. Pour les uns, porter son genre ou son orientation sexuelle en étendard est tout aussi légitime que d’être fiers de ses origines ou de ses croyances, surtout quand il a fallu - et quand il faut encore - se cacher pour être libre d’être qui l’on est et d’aimer qui l’on veut. Pour les autres, porter son orientation sexuelle ou ses origines importe peu, car cela ne génère pas de regards fuyants ou agressifs, de phrases gênées ou assassines, de discrimination familiale, sociale ou à l’embauche, de brimades ou de coups violents. Et pour d’autres encore, s’afficher Gay Friendly relève de la dernière tendance à la mode, pas toujours sincère, pourvu qu’il s’agisse de faire grimper l’audimat ou d’acquérir de nouvelles parts de marché bien lucratives. Pour de nombreuses marques, le Pink Washing est bien lancé ! Que l’on soit hétérosexuels, lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, non-binaires, agenres, cisgenres, queers, en questionnement sur sa sexualité, intersexes, bispirituels, androgynes ou asexuels, cela ne devrait poser de problème à personne ; de la même manière que de pratiquer ou non une religion, d’avoir ou non des opinions politiques, d’avoir telle ou telle couleur de peau. Si chacun respectait les droits fondamentaux des êtres humains à vivre, travailler, penser, s’exprimer et aimer librement (dans le respect et le consentement bien sûr), personne ne devrait avoir à compenser la honte qui s’abat sur sa « différence » en affichant des étendards arc-en-ciel. Si chacun respectait les droits fondamentaux des êtres humains à vivre, travailler, penser, s’exprimer et aimer librement (dans le respect et le consentement bien sûr), personne ne devrait avoir à compenser la honte qui s’abat sur sa « différence » en affichant des étendards arc-en-ciel. Les hétérosexuels sont-ils obligés de défiler une fois par an pour dire qu’ils sont fiers d’être hétéros ? Non. Ils et elles sont naturellement autorisés et adoubés par l’opinion générale. Ils pourront s’afficher en public, se tenir la main, s’embrasser, se mettre en ménage, être fiers de s’aimer. Cela ne choquera (presque) personne. Encore qu’aimer qui l’on veut (même en étant hétérosexuel) reste ou devient un problème de plus en plus inquiétant, dans plusieurs pays du monde. Mais que les choses soient claires, il ne s’agit pas ici de dénoncer la marche des fiertés. Il ne s’agit pas de dire aux LGBTQIA+ « rentrez chez vous, on vous a déjà assez vu ! Il n’y a pas de problème. Circulez. Il n’y a rien à voir.» Cette marche reste malheureusement nécessaire pour rappeler le nombre croissant de meurtres et de violences dont sont victimes les personnes humaines cachées derrière des sigles peu compris du grand public. En effet, les personnes LGBT peuvent légalement être licenciées de leur emploi dans de nombreux États simplement parce qu’elles sont homosexuelles ou transgenres. Beaucoup d’entre elles déclarent avoir dû cacher leur identité au travail pour éviter la discrimination, y compris dans des pays qui ne pénalisent pas les personnes LGBT. Faut-il rappeler que, selon le rapport 2020 de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (Ilga), l’homosexualité est réprimée par la loi dans encore 69 pays du monde ? Faut-il rappeler que la peine de mort est la sanction prévue en cas de relations sexuelles entre adultes de même sexe dans six pays : l’Arabie saoudite, le Brunei, l’Iran, la Mauritanie, le Nigeria, le Yémen et l’Ouganda qui vient de grossir les rangs des pays qui ne respectent pas les droits humains à ce sujet. En effet, dans les dernières réglementations en date, a été adoptée ce printemps, en Ouganda, la « loi anti-homosexualité 2023 », l’une des plus répressives au monde. Selon le texte, toute personne commettant un acte d’homosexualité aggravé, devient « passible de la peine de mort », ce qui signifie que les récidivistes pourront être condamnés à être tués. La loi impose, par ailleurs, à tout citoyen de « dénoncer une personne qu’elle soupçonne ou croit être homosexuelle ». Cela signifie que chaque personne en Ouganda devient un bras armé de la police nationale et que la « chasse aux gays » pourra officiellement commencer. Une chasse aux LGBT purement légale dans ce pays, mais qui ne saurait minimiser celle pratiquée en catimini, certains soirs, par des groupes de personnes qui viennent « casser du pédé ou de la gouine » dans les rues ou les transports plus ou moins bien fréquentés de nos villes françaises. Mais qui s’en soucie ? Une chasse aux LGBT purement légale en Ouganda, mais qui ne saurait minimiser celle pratiquée en catimini, certains soirs, par des groupes de personnes qui viennent « casser du pédé ou de la gouine » dans les rues ou les transports plus ou moins bien fréquentés de nos villes françaises. Alors, à quand la possibilité pour les LGBTQIA+ de passer inaperçus malgré leur différence ? À quand le droit à l’indifférence dont bénéficient les personnes hétérosexuelles qualifiées d'« homme » ou de « femme » à la naissance ? À quand le simple droit d’être juste des humains, comme les autres, envisagés comme tels, égaux et libres en droit et dans leur vie de tous les jours ? Michelle Jean-Baptiste Et si vous voulez comprendre le détail du sigle LGBTQIA+ ou en savoir plus sur les difficultés liées au Coming out, lisez les chroniques rédigées par Paul. C’est ici en liens cliquables. LGBTQQIAA+, ça veut dire quoi ? Vous vous sentez un peu has been car vous ne comprenez plus ce que tous ces sigles et acronymes veulent dire ? Pour vous, le « L » signifie « for the way you Look at me » de Franck Sinatra ? Pas de panique, l’association Humains en action s’occupe de tout, et vous deviendrez incollable sur le sujet ! Le premier sigle (et le plus célèbre), le LGBT, est apparu aux alentours des années 70. Tous les nouveaux termes (LGBTQI+, LGBTQ+, LGBTQIA+ ou LGBTQQI2SAA) ont vu le jour dans le courant des années 2010, dans un objectif de créer un sigle plus inclusif, l’ancien ne répondant alors plus à toutes les identités sexuelles et de genre. Décryptons-les ! L : Cette lettre représente les personnes lesbiennes. Il s’agit de femmes qui sont attirées par d’autres femmes, romantiquement et sexuellement parlant. G : Cette lettre représente les personnes gays. Il s’agit d’hommes qui sont attirés par d’autres hommes, romantiquement et sexuellement parlant. B : Cette lettre représente les personnes bisexuelles. Il s’agit d’hommes et de femmes qui sont autant attirés par les hommes que par les femmes, romantiquement et sexuellement parlant. Il est possible de ressentir une attirance envers les deux genre de manière simultanée, ou bien différées pendant différentes périodes de la vie. T : Cette lettre représente les personnes transgenres (on parle de transidentité). Il s’agit de se définir autrement que par le genre qui nous a été attribué à la naissance par notre sexe. Une personne transgenre peut réaliser des opérations chirurgicales ou NON. À noter : À l’inverse, être cisgenre signifie se sentir en adéquation avec le genre qui nous a été attribué à notre naissance en fonction de notre sexe (exemple : je suis né avec un pénis, je suis donc considéré homme et je me sens homme, alors je suis cisgenre. Q : Cette lettre représente les personnes queers. Elles ne sont pas définies par une caractéristique particulière si ce n’est qu’elles s’excluent de ce que représente la définition de l’hétérosexualité. En un sens, il s’agit également d’un mot générique qui permet d’inclure toutes les personnes LGBTQQI2SAA, et de la ré-appropriation d’une insulte (signifiant « bizarre » ou « étrange ») longuement utilisé dans les pays anglophones contre les hommes féminins et les femmes masculines. Q : Cette lettre représente l’aspect « en questionnement ». Terme là aussi assez générique, il représente le processus de questionnements qu’un individu va être amené à se poser dès lors qu’il aura des doutes sur son identité de genre ou sa sexualité. I : Cette lettre représente les personnes intersexes. Il s’agit de personnes nées avec des caractéristiques sexuelles particulières ne permettant pas de les assigner de manière binaire (soit homme, soit femme). En l’espèce, c’est un cas rare, mais qu’il faut bel et bien prendre en compte. Dans la plupart des cas, les nouveaux-nés subissent de très grosses opérations correctives à la suite de leur naissance. Ces opérations ont pour but de les faire rentrer dans cette binarité dictée par la société, au détriment de la santé des nouveaux-nés. De nombreux témoignages font surface ces derniers temps afin de dénoncer les procédés médicaux peu souvent éthiques, qui obligent des très jeunes individus à subir des opérations très graves avec un traitement particulier qui produira énormément d’effets secondaires. Il est temps de mettre fin aux tortures médicales afin de coller aux diktats moyenâgeux. 2S : Ce sigle reprend le terme autochtones d’Amérique du Nord « two spirit », aussi connu en France pour « bispiritualité ». Il s’agit de se définir comme homme ET femme à la fois. A : Cette lettre représente les personnes androgynes. Il s’agit d’individus se définissant entre les genres hommes et femme, au travers de leur apparence physique (tenue vestimentaire comprise). À noter : Leur caractéristique est purement d’apparence physique, et non pas biologique. A : Cette lettre représente les personnes asexuelles. Ces personnes n’éprouvent aucune attraction sexuelle pour qui que ce soit : à comprendre vis-à-vis d’elles-mêmes, ou d’autres personnes. Pour autant, par pression sociale ou pour faire plaisir à l’autre, les personnes asexuelles peuvent avoir des relations sexuelles. Elles n’en tireront aucune satisfaction, si ce n’est la satisfaction de faire plaisir à l’autre. À ne pas confondre avec l’abstinence sexuelle, qui s’avère dans ce cas être un choix. Le + : Très souvent à la fin de plusieurs sigles, vous retrouverez le « + » dans l’optique de vouloir dire « et tous les autres ». C’est une façon de pouvoir/vouloir inclure le plus de monde se sentant en dehors des « clous » de l'hétérosexualité cisgenre.
- Le coming out de nos jours: nécessité ou tradition ?
C’est à la fin du XIXe siècle que l’idée du coming out fait son apparition. Sous l’impulsion de Karl Heinrich Ulrichs, défenseur allemand des droits des homosexuels, les témoignages de personnes concernées vont se multiplier sur les décennies à venir, bien que très peu osent prendre la parole. Le défenseur des droits légitime le coming out par le fait de devoir rendre officiel l’existence de personnes homosexuelles afin de sortir de l’ombre. Effectivement, l’invisibilité de la chose était un obstacle majeur à ce que l’opinion public puisse changer face à ce sujet. À ce jour, la place des personnes LGBTQIA+ a bien changé. Si de nettes améliorations sont en effet visibles, il demeure que l’homophobie récupère peu à peu de l’espace en France (et dans plusieurs pays du monde). La représentation des personnes queer (voir notre article portant sur le mot QUEER) a su évoluer de manière exponentielle au cours de ces deux dernières décennies, et a fait un bond vertigineux sur les quelques années passées. Au travers des émissions de divertissement sur les chaînes publiques ainsi que (et majoritairement) des séries Netflix mettant en avant des protagonistes ouvertement homosexuels, ont permis la démocratisation sur cette orientation sexuelle jusqu’alors jugée comme étant « déviante ». Cette pratique a permis d’éveiller un large public aux souffrances que peuvent subir cette communauté via la lgbtphobie (aussi connue sous le terme d’homophobie) quotidienne, mais paradoxalement, elle a aussi permis la montée d’un nouveau complot : celui de la croyance du lobby LGBT. Le lobby LGBT, à en croire la manière dont ils le définissent, semblerait chercher à « convertir » la population à l’homosexualité (nous vous invitons à aller lire notre article portant sur le LOBBY LGBT). De nos jours, certains de la communauté homosexuelle ne souhaitent plus avoir à devoir passer par l’étape du coming out. Enfin visibles et reconnus dans cette société, l’utilité première du coming out est révolue. Ce procédé anciennement libérateur se trouve aujourd’hui à avoir un rôle inverse : les personnes ayant à faire leur coming out se sentent enfermées dans cette image où leur orientation sexuelle semble les définir. Il faut garder à l’esprit qu’il y a autant de façons de faire un coming out qu’il y a de personnes le faisant, et de personnes à qui il s’adresse. Aussi, si le coming out appartient à celui qui souhaite le faire ou non, il ne faut pas oublier le vice se cachant dans le principe de outé (= rendre publique l’homosexualité d’une personne sans son consentement ou sans lui demander la permission) une personne jusqu’alors simplement in (= personne se sachant homosexuelle mais ne l’ayant pas ouvertement dit). Nous recevons le témoignage d’Antoine* (son prénom a été modifié) afin d’en apprendre davantage sur le vécu d’un coming out. « Le coming out pour moi a toujours été quelque chose de compliqué. Qu’importe ce que les détracteurs peuvent dire, l’homosexualité est tout sauf un choix. Vous savez, on croit souvent que le plus compliqué est d’assumer le regard des autres sur nous, mais en fin de compte, du moins pour ma part, ça a d’abord été d’assumer mon propre regard sur moi-même. Je me posais des questions qui n’avaient aucun sens. Je portais des conclusions sans réfléchir. Je me souviens mettre dit « tu ne peux pas être gay, tu veux fonder une famille », comme si c’était antinomique. Vous savez, on vous éduque avec une vision très hétéronormée (qui inclut des objectifs de vie autour de l’hétérosexualité, être en couple avec une femme quand on est un homme) et le simple fait d’adopter une pensée qui diverge totalement de tout ce qu’on vous a appris, fait de vous votre ennemi numéro 1. Je me suis rendu compte de mon homosexualité peu de temps après mes 16 ans. Quand je dis que je m’en suis rendu compte, bien évidemment j’ai toujours eu des doutes auparavant, mais je me suis réellement permis d’être moi-même avec…moi-même à compter de ce moment. J’ai profité de partir 1 mois de chez ma maman pour lui annoncer par SMS. Vous savez, c’est toujours à la personne à qui vous tenez le plus, que la simple idée de pouvoir la décevoir vous tue. Ça a été le cas pour moi ce soir là, où j’ai vécu ma première crise d’angoisse et où je me suis vu devoir m’excuser pour qui j’étais, quitte à légitimer son abandon. « Je comprendrai si tu veux couper les ponts dorénavant », lui avais-je écrit. On active le mode avion, on se met en boule dans le coin de la pièce où on se trouve et on ne dort pas de la nuit. Jusqu’au petit matin où on se rend compte que cette personne nous a répondu, par chance de mon côté il s’agissait d’un message positif. Je souhaite appuyer sur le fait qu’il s’agisse réellement d’une chance, car beaucoup de mes frères et soeurs n’ont malheureusement pas ce privilège et se retrouvent bien souvent à la rue, sans aucune solution à porter de main. À la rue pour être qui ils et elles sont, sans avoir rien demandé à qui que ce soit. 6 mois plus tard, lors d’une discussion en vélo avec mon père, je lui fais une annonce bien moins scénarisée qu’à ma mère où je lui annonce être gay. Qu’on le veuille ou non, le coming out reste un acte politique. À travers mon discours, j’attendais une réaction nulle de sa part. Je me disais « toi qui as toujours été con, sois le une fois de plus ». Et contre toute attente, sa réaction a été sage et tendre. Spoil alert : ça n’a pas duré, j’ai appris quelque temps plus tard qu’il passait ses soirs à pleurer en disant « mon fils est pédé, que c’est dur », suivi d’un tas de phrases à caractère homophobe. Spoil alert n°2 : le terme pédé est homophobe. Mais il s’agit d’un débat parallèle sur lequel on arrivera à obtenir gain de cause, j’y crois. À la suite de ces évènements, j’ai été amené à subir le fait d’être outé. Pour vous la faire schématiquement, c’est comme si on vous prenait quelque chose qui n’appartient qu’à vous, et qu’on le dévoilait à qui veut l’entendre. Les gens aiment penser qu’il s’agit là d’un acte anodin. « Ça va, on pensait bien faire ! », oh que je l’ai entendue trop de fois, cette phrase. Je ne vous ai rien demandés, je vous en prie, restez à votre place. De ce fait, ma belle-mère a annoncé à ma grand-mère mon homosexualité, et quelques années plus tard, mon frère l’a déclaré à l’autre partie de la famille. Révélation banale ou geste violent, lequel choisiriez-vous ? Je vais vous le dire, il s’agit d’un geste violent : je souhaitais garder le secret auprès de mes grands-parents car ils sont d’une époque bien antérieure à celle que nous vivons. Je n’avais pas envie de créer une discorde de plus dans cette famille, qui n’en avait certainement pas besoin ! Les gens ne se rendent pas compte à partir du moment où ça ne les impacte pas directement. Rendre quelqu’un out sans son consentement peut se révéler dangereux, nous ne sommes jamais à l’abris d’une mauvaise réaction suite à ce genre d’annonce. Dans mon cas présent, mes grands-parents auraient juste pu arrêter de me parler, sans grande conséquence physique. Mais selon les personnes, ils peuvent adopter des comportements violents envers la personne qui se fait outé. Je suis d’avis à dire que toute personne n’ayant pas à réaliser de coming out ne pourra jamais savoir ce que ça fait. On se sent « rabaissé » à notre orientation sexuelle, alors que nous sommes tellement plus ! Nous parlons souvent d’égalité et que le monde actuel accepte totalement l’homosexualité, voire qu’il n’y a plus aucune différence entre les homos et les hétéros. C’est faux. Le jour où nous n’aurons plus ce devoir de déclarer à des gens à qui nous ne devons rien qui nous sommes simplement au travers d’avec qui nous couchons, seulement là nous aurons passé une étape. Aussi, j’aimerais juste porter à la connaissance de toutes et tous, un coming out n’est en rien un passage obligatoire, faites-le si vous en ressentez le besoin et abstenez-vous si vous n’en avez pas envie. Seul vous êtes maître de votre destin. En ce mois des fiertés, nous restons fort.es, nous restons soudé.es, et surtout nous restons fier.es. »
- Aux origines du mois des fiertés : les émeutes de Stonewall
Le mois du juin est l’occasion de célébrer dans plusieurs pays du monde le combat pour les droits LGBTQIA+. D’abord limité aux Pride et aux Marches des fiertés - manifestations destinées à revendiquer la liberté et l’égalité des orientations sexuelles et des identités de genre - , l’événement s’est progressivement étendu à tout le mois de juin. Mouvement venu des États-Unis, Bill Clinton est le premier président a déclaré officiellement le mois de juin comme étant le mois des fiertés en 1999. Aux origines de cet évènement : les émeutes de Stonewall. Pour comprendre l’origine de ces Marches et plus largement le mois des fiertés, il faut remonter une cinquantaine d’années en arrière. Direction la ville de New York, dans la nuit du 27 au 28 mai 1969. À cette époque, l’homosexualité est pénalisée et les bars ne sont pas autorisés à servir des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles ou transgenres, à l’exception de certains bars tenus par la mafia qui contourne la loi grâce à la corruption. La majorité d’entre eux sont obligés de mener une double vie. Dans la « Big Apple », certains trouvent refuge dans les bars gays et lesbiens de Christopher Street, artère principale de Greenwich Village. Ces lieux constituent leurs seuls points de rencontres, mais les descentes de police sont fréquentes. Les drag Queen sont systématiquement contrôlées et embarquées. Lors de l’année 1969 ont lieu les élections municipales, le maire démocrate sortant, John Lindsay, veut prouver qu’il lutte contre la criminalité et ordonne des raids dans les bars de Greenwich Village. Le soir du 27 mai, la police décide de faire une descente dans le Stonewall Inn, club clandestin privé et insalubre. La confrontation commence à dégénérer et des clients sont battus violement à même le sol et arrêtés de façon arbitraire. Mais c’est la fois de trop et ils décident de ne pas se laisser faire. Ils commencent à protester en lançant des projectiles sur la police. Dans la rue, quatre cent personnes s’agglutinent devant le Stonewall Inn, parmi elles, habitants du quartier, drag queen, homosexuels et activistes. La foule se déchaîne, jets de pierres, pièces, bouteilles en verre, c’est une révolution. Les forces de l’ordre perdent la maîtrise de la situation et sont obligées de battre en retraite à l’intérieur du bar. Le raid conduit à trois nuits de protestations et de confrontations dans les rues de Christopher Street. Stonewall Inn devient alors un symbole de l'affirmation de la cause homosexuelle et de leur résistance face aux abus qu'ils subissent. Un an jour pour jour après les émeutes de Stonewall, acte de naissance du mouvement LGBT américain, 2000 manifestants défilent pour la Christopher Street Gay liberation day parade, ancêtre des Pride. Ils marchent de Greenwich Village jusqu’à Central Park, affichant les slogans « Gay is good », « Je suis ton pire cauchemar et ton plus beau fantasme » ou encore « Sortons du placard ». La révolte s’accompagne d’une politisation du mouvement. Il voit la création d’organisations de défense des droits homosexuels comme le Gay Liberation Front présidé par Craig Rodwell, organisateur de cette première Marche des fiertés. Presque cinquante ans plus tard, en 2016, le président Barack Obama désigne le site des émeutes comme monument national en reconnaissance de la contribution de ces événements aux droits des homosexuels. La mairie de Paris a quant à elle inauguré en 2019 la Place des émeutes de Stonewall au sein du quartier du Marais. Article écrit par Cannelle Louisy-Gabriel
- Des nouvelles des gagnants du Prix Humains en action !
Comme vous le savez, l'association Cartons Gratuits a remporté, l'année dernière, la première édition "étudiants et jeunes actifs" du Prix Humains en action avec son projet solidaire de plateforme écologique pour récupérer gratuitement des cartons à proximité de chez soi auprès de commerçants locaux. Depuis, Cartons Gratuits continue de mener ses actions. Des actions relayées par les médias, notamment sur BFM Lyon. Humains en action se réjouit que Cartons Gratuits poursuive sa lancée pour developper son projet écologique, social et solidaire. Pour voir le reportage vidéo de BFM TV Lyon c'est ici.
- Bonne fête des pères 2023
Toute l'équipe Humains en action souhaite une belle fête à tous les papas. Elle aura lieu, demain, dimanche 18 juin 2023. L'occasion de rappeler que les parents ont des droits et des devoirs à égalité dans l'éducation et la responsabilité de leurs enfants.
- Le mois des fiertés
À l'occasion du mois des fiertés, nous avons réalisé ce micro-trottoir pour avoir le ressenti du public en ce qui concerne les droits des LGBTQ+. Humains en action est part ie à votre rencontre !
- 2ème édition du Prix Humains en action : c'est reparti !
Lancé en pleine période Covid, le Prix Humains en action qui récompense les jeunes qui se bougent, jusqu'à 30 ans, en faveur des droits humains et de l'entrepreneuriat solidaire ou à impact réellement positif, revient en 2023 pour sa deuxième édition. Vous avez jusqu'au 20 novembre à 23h59 pour envoyer votre candidature. pour tout savoir, c'est ici : https://www.humainsenaction.org/prix-humains-en-action
- Journée mondiale des parents : focus sur les placements abusifs
1er juin 2023. Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des parents. L’occasion pour Humains en action de rappeler que la Convention européenne des droits de l'homme protège le droit au respect de la vie familiale. Ce droit comprend le droit des parents d'avoir la garde de leurs enfants et de rester en contact avec eux, et le droit des enfants d'être avec leurs parents. Une pensée particulière pour tous les parents qui ont été injustement séparés de leurs enfants, dans le cadre de placements abusifs ; ces situations où des enfants sont retirés à leur famille, parfois en quelques heures, parce que des services sociaux les ont considéré « en danger » et qu'un juge a décidé de leur placement en se fondant sur un rapport social peu étayé, le tout sans que la famille n’ait pu être entendue dans de bonnes conditions. Parmi les cas de placements abusifs, on peut parler de ceux consécutifs à des lettres vengeresses invoquant des manquements inventés, et envoyées par l’un des parents pour blesser l’ex conjoint en le privant de ses enfants. Le principe de précaution au bénéfice de l’enfant doit toujours prévaloir, mais il faut aussi s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus « dans l’autre sens ». Pour en savoir plus sur ce sujet Humains en action vous recommande la lecture du livre de Jeanne Leandry « Enfants placés Enfants sacrifiés Ça suffit » paru aux éditions Michalon.












