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- Narges Mohammadi : Prix Nobel de la paix 2023
Aujourd'hui, vendredi 6 octobre, à Oslo, le Prix Nobel de la paix a été attribué, à la journaliste iranienne et militante des droits humains Narges Mohammadi. Défenseure de la cause des femmes en Iran, âgée de 51 ans, en détention à Téhéran depuis un an, c'est « son combat contre l’oppression des femmes en Iran et sa lutte pour la promotion des droits humains et la liberté pour tous » qui est ainsi mis en lumière. C'est la deuxième fois qu'une Iranienne est ainsi soutenue par le comité du Prix Nobel. On se souvient, il y a tout juste vingt ans, que le même prix avait été remis à la militante et avocate iranienne Shirin Ebadi, autre activiste pour la défense des droits humains. Narges Mohammadi n'a en effet jamais cessé le combat pour les droits humains. Arrêtée pour la première fois en 1998, puis entre 2010 et 2012 pour son appartenance au DHRC, le Defenders of Human Rights Center, une organisation de défense des droits humains en Iran créée justement par sa prédécesseure Shirin Ebadi. De nouveau arrêtée en 2016 et condamnée à seize ans de prison pour avoir dirigé une organisation opposée à la peine de mort, Narges Mohammadi avait été libérée en 2020 avant d’être de nouveau emprisonnée en 2021. La famille de Narges Mohammadi a réagi à l'attribution du prix Nobel dans un message écrit en dédiant "ce prix à l'ensemble des Iraniens et en particulier aux femmes et aux filles iraniennes qui ont inspiré le monde entier par leur courage et leur combat pour la liberté et l'égalité", tout en précisant que cela représente "un moment historique et important pour la lutte pour la liberté en Iran". Souhaitons que l'attribution de ce prix participe à faire reculer, sur le terrain, l'obscurantisme et toutes les violences qui y sont liées, car comme l'a dit Mme Reiss-Andersen, la présidente du Comité « Le prix [Nobel] de la paix de cette année récompense également les centaines de milliers de personnes qui, au cours de l’année écoulée, ont manifesté contre les politiques des régimes théocratiques en matière de discrimination et d’oppression contre des femmes », soit 551 manifestants, dont 68 enfants et 49 femmes, tués par les forces de sécurité, et des milliers d’autres arrêtés (Source : Iran Human Rights (IHR). Michelle JEAN-BAPTISTE Présidente de l'association Humains en action
- Entrepreneuriat engagé : rdv le 12 octobre pour les 1ères rencontres Humains en action
Le jeudi 12 Octobre 2023 "Humains en action" organise les premières rencontres sous forme de table-rondes dédiées aux entrepreneur·euses qui s'engagent en faveur de l'environnement. Un évènement à ne pas rater qui se tiendra à l'académie du climat en partenariat avec Yes we camp. Quand et où ? L'évènement se déroulera le Jeudi 12 octobre 2023 de 18h00 à 20h00. Pour assister à notre évènement retrouvez nous à l'Académie du climat 2 place Baudoyer, Paris 4ème (Métro Hôtel de Ville, Saint-Paul et Pont Marie). https://www.academieduclimat.paris/ Comment participer ? L'entrée est gratuite. Il vous suffit simplement de vous inscrire à notre eventbrite (voir le lien ci-dessous) pour nous aider à nous organiser ;-) > Je participe à l'évènement Avec qui ? Au programme de l'émission "Rencontres Humains en action" six entrepreneurs passionnés et passionnants qui évoqueront et partageront leur engagement en faveur de l'environnement. > Florence Battut : fondatrice de l'association "Le Jardin d'Amélie" en 2016. Cette association anime des ateliers solidaires en permaculture et en développement de jardins comestibles. > Théo Dehasque et Guillaume Steengracht : créateurs de "Cartons Gratuits". Cette plateforme lancé en 2020 met en relation des propriétaires de cartons et des personnes souhaitant en utiliser. > Juliette Francequin : fondatrice de "Rue Juliette". Épicerie en vrac créée en 2019 qui déploie la vente de produits sains, locaux, en circuits courts, en vrac et en consigne. > Charlotte Fredouille : cofondatrice en 2008 de l'association "Peduli Alam" («prendre soin de la nature» en indonésien). Peduli Alam lutte sur le terrain (à la racine) contre la pollution plastique et la production de déchets. Elle est lauréate du Prix Terre de femmes. > Philippe Rudman : fondateur de la société solidaire et sociale "Les Carottes sauvages". Philippe et son équipe animent des ateliers sur les jardins en EHPAD et auprès de publics porteurs de handicaps moteurs ou mentaux. Cette table ronde sera animée par la fondatrice de l'association Humains en action Michelle Jean-Baptiste, docteure en droit, chroniqueuse radio et auteure de plus d'une dizaine de livres dont "Droits Humains : passons à l'action !" Prix APTOM 2019, finaliste du Prix Livre droits de l'homme de la ville de Nancy. 𝗜𝗡𝗙𝗢 𝗣𝗥𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘 Événement gratuit ! Venez nombreux·ses
- Écologie: les peuples autochtones, une journée internationale pour faire entendre leur voix !
Les peuples autochtones représentent 476 millions de personnes et vivent dans 90 pays différents. Ce sont des populations dont les ancêtres ont été les premiers à vivre sur les terres sur lesquelles elles vivent. Culturellement, elles entretiennent un lien particulièrement fort avec celles-ci. Leur histoire est marquée par la conquête et la colonisation de leur territoire par un autre peuple. On peut citer les Lakotas d’Amérique du Nord, les Acholis en Ouganda, les Touaregs dans le Sahel, les Bajaus en Malaisie ou encore les Aborigènes en Australie. Bien qu’ils soient issues d’origines différentes, ils ont souvent ce lourd passé en commun : massacre, spoliation foncière, déplacement forcé de population, travail forcé, exploitation et destruction de leur environnement, acculturation. Encore aujourd’hui, les peuples autochtones sont confrontés à de nombreuses problématiques : fortes inégalités sociales, une faible représentation politique, déni de leur droit à contrôler leur propre développement et l’exploitation de leurs ressources naturelles sans leur consultation. Face aux enjeux écologiques, les peuples autochtones se positionnent comme lanceurs d’alerte en défendant la nature dans de nombreuses régions du monde. Les peuples autochtones qui représentent 5% de la population vivent sur des terres qui accueillent 80 % de notre biodiversité mondiale. Riches en ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais, bois), elles sont souvent accaparées ou pillées et polluées par des gouvernements ou des entreprises. C’est le cas par exemple des peuples d’Amazonie. Au Brésil, durant le mandat du Président d’extrême droite, Jair Bolsonaro (2019-2022), la destruction du « poumon de la terre » a augmenté de 75%. Le chef Indien Raoni l’accusait de « crimes contre l’humanité ». Et pour cause : déforestation massive au profit de l’agriculture intensive, orpaillage, assassinat de leaders autochtones, persécutions, viols, transferts forcés de population. Selon le Conseil indigène missionnaire, 430 autochtones ont été assassinés entre 2018 et 2021, la plupart par des agents de l’agrobusiness ou des orpailleurs violant leurs terres. Malgré l’investiture de Luiz Inacio Da Silva en début d’année 2023, la situation reste critique. Dernièrement, sa relance de la politique de protection des peuples autochtones et de l'Amazonie a subi un coup de revers. Les députés brésiliens ont voté à la fin du mois de mai 2023 un projet de loi limitant la démarcation des terres indigènes. Ce texte promu par des députés pro industrie agro-alimentaire établit que les autochtones n'ont droit qu'aux terres qu'ils occupaient au moment de la promulgation de la Constitution de 1988. Cette thèse est rejetée par les habitants de ces terres, chassés au fil des siècles et notamment pendant la dictature militaire (1964-1985). Selon les scientifiques cette démarcation était essentielle pour freiner la déforestation. Ainsi, ce texte laisse la porte ouverte à la déforestation de la plus grande forêt tropicale du monde. Lanceurs d’alerte Brésil, Pérou, Kenya, Canada, Australie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, partout, face à la surexploitation de notre patrimoine naturel, les voix s’élèvent dont celles de lanceurs d’alertes. Beaucoup connaissent et font référence au discours (1854) du chef amérindien Seattle, aujourd’hui rentré dans l’histoire : « [L'homme blanc] traite sa mère la terre, et son frère le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre, comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui d’un désert. […] La Terre n’appartient pas à l’homme, l’homme appartient à la Terre. » Plus d’un siècle plus tard, à 13 000 kilomètres de l’Amérique, en Océanie, c’est le chef Mundiya Kepanga qui met en garde contre les actions de l’homme sur la nature. Originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la tribu des Hulis dans les Hautes-terres, les arbres y sont considérés comme des membres de la famille. Il alerte sur les dangers de la vente de leur terre aux multinationales à l’origine de la déforestation et milite pour permettre aux populations locales de vivre dignement. Entendu à l’Unesco et personnalité centrale de plusieurs documentaires, il veut nous faire comprendre que nos destins sont liés : « nous sommes tous frères des arbres ». Des avancées juridiques Contrairement aux idées reçues, les avancées significatives en matière d’écologie ne viennent pas toujours des pays d’Europe, mais au souvent de pays portant la culture et les voix des peuples autochtones. En 2017, la Nouvelle-Zélande, Pays du Sud du Pacifique, héritière de la culture polynésienne maorie, a reconnu le fleuve Whanganui comme entité vivante et l’a doté d’une « personnalité juridique ». Cette décision marquante a été adoptée fait suite à la lutte des tribus riveraines pour la reconnaissance de leurs droits ancestraux sur le fleuve « Te awa Tapua » (une « entité à part entière » en langue maorie). Un an auparavant, en Nouvelle-Calédonie, les îles Loyauté, province kanake (premier peuple du pays) à plus de 90 %, ont introduit dans son code de l'environnement la reconnaissance juridique à des éléments de la nature. Ainsi le requin, animal considéré comme sacré et la tortue marine, victime de braconnage important, sont qualifiés d’« entités naturelles sujets de droit ». De ce fait, il est désormais possible de mener des actions en justice en leur nom, et ainsi de les protéger des atteintes environnementales dont ils peuvent être l'objet ou de demander réparation des dommages qui leur ont été causés. Premières victimes de l’action de l’homme sur la nature, les peuples autochtones dénoncent la surexploitation des ressources naturelles des terres sur lesquelles ils vivent. Gardien de la biodiversité mondiale, leur culture tournée vers le respect de l’environnement, permet ainsi d’ouvrir la voie à de grandes avancées écologiques, notamment au point de vue juridique. écologie: les peuples autochtones
- Journée internationale de Nelson Mandela : se bouger pour la collectivité !
Nelson Mandela est considéré comme l’une des plus grandes personnalités inspirantes du XXème siècle, il est le premier président noir d’Afrique du Sud. Ancien avocat et militant contre les lois de l’apartheid (ensemble de législations instaurant la ségrégation raciale au sein des populations d’Afrique du Sud), il a passé 27 ans en prison en raison de sa lutte contre les discriminations et en faveur des droits humains. Nelson Mandela est un symbole de justice, d’égalité mais aussi de réconciliation et d’entraide. Le 18 juillet de chaque année est célébrée la journée internationale de Nelson Mandela dans un esprit de solidarité. Elle a pour but de lui rendre hommage, mais aussi et surtout de pousser chacun de nous à agir et à inspirer le changement. Combien de fois avons-nous prétexter ne pas avoir de temps pour éviter de venir en aide à un proche, un passant, une personne en détresse ? Promis à notre petite sœur de l’aider à faire ses devoirs pour au final ne jamais le faire, vu une personne âgée éprouver des difficultés à porter ses courses et ne pas lui porter secours ou encore dis à une association que nous ferions un don plus tard. Le 18 juillet peut être l’occasion de tendre la main et de donner un peu de son temps à la collectivité. Il n’est jamais trop tard pour faire de belles choses. Parfois de petites actions peuvent améliorer le quotidien de bien des personnes. Et si vous ne pouvez pas le faire le 18 juillet, il vous reste tous les autres jours de l’année. Pour cette journée spéciale, Humains en action vous a préparé quelques idées d’actions pour célébrer ensemble la journée internationale de Nelson Mandela : Aider une personne âgée ou une personne à mobilité réduite dans des tâches qui lui sont difficiles ; Mettre vos compétences personnelles au profit d’autres personnes, exemple : aider une personne à faire ses comptes, à écrire une dissertation ou encore à réparer un objet cassé ; Nettoyer un espace public ; Repeindre la façade d’un mur ; Rendre visite à des personnes isolées ; Offrir un repas à quelqu’un ; Et pourquoi pas, faire un don du sang, etc. Tous les moyens sont bons pour apporter un peu de lumière. Chacun, à son échelle a une part de responsabilité dans le bien collectif. Qu’importe notre âge ou notre classe sociale, nous pouvons tous avoir un impact positif et donner le bon exemple. Comme disait Nelson Mandela : « En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant » et « ce qui compte, ce ne sont pas les individus mais le collectif ».
- Construire la paix à travers la gestion durable de l'eau
À l'occasion de la journée internationale de la paix, Humains en action vous partage un article très intéressant de l'Office International de l'Eau. À retrouver sur : https://www.oieau.org/actualites/journee-internationale-de-la-paix-2023-construire-la-paix-a-travers-la-gestion-durable-de-l-eau ; l'OiEau, qui à travers ses 4 domaines d'expertise complémentaires, œuvre pour une gestion équitable et durable de l'eau et un meilleur accès à la ressource et contribue ainsi à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).
- Esclavage moderne : entre régression et avancée
50 millions, c’est le nombre de personnes soumises à l’asservissement à travers le monde selon l’ONG Walk Free, organisation internationale de défense des droits humains. Le Global Slavery Index 2023 fait état des différentes formes d’esclavage moderne. À savoir : travail forcé, servitude pour dettes, mariage forcé ou servile, trafic humain ou encore la vente et l’exploitation d’enfants. Depuis 2016, presque 10 millions d’hommes et de femmes supplémentaires ont été réduit en esclavage. Principales causes : l’augmentation des conflits armés, la dégradation généralisée de l’environnement mais aussi nos habitudes de consommation. Dix pays sont les plus concernés par l’esclavage moderne. En première ligne : la Corée du Nord, l’Érythrée, la Mauritanie et l’Arabie Saoudite. En Corée du Nord, 105 personnes sur 1000 seraient victimes de cette grave atteinte aux droits humains. La Turquie et la Russie figurent aussi dans le classement. En effet, plusieurs causes et facteurs peuvent être à l’origine de cette exploitation humaine. Bon nombre de ces pays sont confrontés à une instabilité politique, ou à un régime autoritaire. Des gouvernements imposent des travaux forcés à leurs citoyens, laissant peu de recours aux victimes. La multiplicité des conflits armés, l’instabilité politique ainsi que les catastrophes naturelles forcent les populations à se déplacer pour chercher refuge. Ces réfugiés privés de protection légale sont plus vulnérables à l’assujettissement. Et des États comme la Mauritanie perpétuent un long héritage d’esclavage et d’inégalités discriminant certaines minorités. Les personnes les plus touchées par l’esclavage moderne restent les enfants, les migrants et les femmes, lesquelles représentent presque 50% des esclaves modernes recensés. En effet, les femmes et les filles sont plus affectées par le risque de mariage forcé. 68% des victimes s’avèrent être féminines. Les migrants, quant à eux, sont trois fois plus susceptibles d’être contraints au travail forcé que les personnes non-migrantes. Un peu partout dans le monde, le sentiment anti-immigration se renforçant, notamment en Europe, ils se trouvent confrontés à des dangers importants en fuyant leur pays. Les personnes appartenant à des groupes marginalisés en raison de leur ethnie, religion, genre, orientation sexuelle, etc. sont aussi exposées au risque d’être assujetties. Notre impact sur l’esclavage moderne Bien que peu de pays occidentaux soient concernés par l’esclavage moderne, nos sociétés consuméristes y contribuent considérablement. Il y a dix ans le Rana Plaza s’effondrait au Bengladesh, faisant 1100 morts. Ce bâtiment accueillait des ouvriers travaillant pour les marques H&M®, Zara® ou encore Primark®. Malgré la médiatisation de cet évènement tragique, nos habitudes de consommation n’ont toujours pas évolué, bien au contraire. En quinze ans, l’industrie textile a doublé de taille. Chaque année 56 millions de tonnes de vêtements sont vendus, avec une part toujours plus conséquente de fast fashion (renouvellement ultra-rapide des collections). Plusieurs ONG alertent depuis plusieurs années sur les conditions de travail dans les usines fournissant certaines marques de prêt-à-porter. C’est le cas du géant chinois Shein®, au sujet duquel certaines associations comme Public Eye ont dénoncé depuis plusieurs années le recours au travail forcé des Ouïghours, population de la région de Xinjiang victime de génocide opprimée par le régime chinois. En Europe en 2020, c’est l’association de défense des droits des travailleurs Labour Behind the Label qui dénonçait les conditions de travail déplorables chez certains fournisseurs du groupe d’habillement britannique Boohoo®. Ces derniers avaient recours à des pratiques abusives et illégales : locaux insalubres, salaires dérisoires ou non versés et temps de travail inhumain. Le boycott comme arme citoyenne Aux États-Unis en 2022, Joe Biden a signé un texte de loi qui interdit l’achat d’objets confectionnés dans la région du Xinjiang. L’union européenne La même année, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann publiait sur Instagram une liste de plus de 70 marques « accusées de bénéficier du travail forcé » de la communauté ouïghour intitulée « liste de la honte ». Parmi les marques citées : Apple®, Bosch®, Google®, Nike®, Nintendo®, Volkswagen®, Zara® ou encore Victoria's Secret®. En fin d’année dernière, il appelait sur BFMTV à lutter contre le travail forcé des Ouïghours en bannissant les produits fabriqués dans ces conditions. Dernièrement, le Parlement européen a approuvé une proposition directive qui pourrait contraindre les multinationales à respecter les droits humains et environnementaux sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Les entreprises qui ne respecteront pas leurs obligations se verront imposées de lourdes amendes pouvant aller jusqu’à 5% de leur chiffre d’affaires net mondial. En refusant d’acheter des articles qui participent à ce système, nous pouvons en effet lutter contre l’esclavage moderne et prendre notre part de responsabilité.
- Journée internationale de la charité: main dans la main contre la pauvreté
Nous parlons parfois de « charité », laissant supposer dans les esprits de certains un rapport hiérarchique, une distance entre celui qui aide et le « pauvre nécessiteux ». Pour cette Journée spéciale du 5 septembre qui célèbre la charité et qui a pour but de lutter la pauvreté, nous avons plutôt choisi de mettre en avant l’« entraide ». Celle qui rapproche, celle qui voit en l’autre son semblable, celle qui nous permet de lutter ensemble contre la misère. Dans le monde, 3,5 milliards de personnes vivent avec moins de 5,5 dollars par jour, c’est-à-dire environ 152 euros par mois. En France, 9,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Il correspond à environ 660 euros par mois pour une personne seule. La pauvreté ce n’est pas pouvoir répondre à ses besoins de base : se nourrir, se vêtir, se loger. C’est aussi un facteur d’exclusion sociale : la pauvreté isole. Voici pourquoi il est important pour cette Journée, de mettre l’accent sur l’entraide. Mais l’entraide ne concerne pas seulement le domaine de la pauvreté, elle s’étend dans tous les champs de nos quotidiens et peut s’adresser à toute personne qui a besoin d’aide. Familles, amis, collègues de travail et des personnes que nous ne connaissons pas encore : patient en service hospitalier, personnes âgées en Ehpad, jeunes en réinsertion. Et la meilleure façon d’aider son prochain, c’est de s’engager auprès d’une association. Ainsi, Humains en action a préparé une sélection d’associations qui pourront vous permettre d’apporter votre aide : -Les « Restos du cœur » : fondée par Coluche en 1985, elle a pour but de fournir une aide alimentaire et de favoriser l’insertion sociale des plus démunis ; -La fondation Abbé Pierre : elle est spécialisée dans l’accès et le maintien au logement et la lutte contre l’habitant indigne ; -Emmaüs : l’association propose des produits d’occasion à bas coût, mais fournit aussi une aide à l’insertion sociale. -Petits frères des Pauvres : l’association lutte contre l’isolement des personnes âgés, en leur proposant des solutions d’écoute, d’échanges mais aussi des aides concrètes (logement, handicap…etc) ; -Voisins solidaires : chaque année l’association organise la « Fête des voisins » en France et permet d’œuvre au rapprochement des personnes au niveau local. -Cap jeunesse : association qui permet d’aider les jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle. Et si vous n’avez pas assez de temps, de simples gestes quotidiens peuvent parfois illuminer la vie de bien des personnes. Comme disait, Mère Térésa (1910-1997), religieuse catholique qui a voué sa vie à aider les plus pauvres : « Nous ne serons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire ». Journée Internationale de la charité: main dans la main contre la pauvreté.
- Humains en action au Festival Alternatiba
Humains en action était de passage à Genève pour assister au Festival Alternatiba, lors de la "semaine des actions locales pour un impact global" qui se tenait du 28 août au 1er septembre. Au programme : des expositions, un village des alternatives auquel participaient de nombreuses associations engagées pour la protection de l'environnement, des concerts et même une animation participative autour des tambours amérindiens. Retour en images !
- L'amitié : un sentiment en voie de disparition ?
L'autre jour, nous sommes tombés par hasard sur cette petite phrase : "si tu veux véritablement connaître le cœur d'une personne, observe comment elle se comporte avec les gens qui ne peuvent plus rien lui apporter..." Après quelques recherches, il s'agirait d'une citation issue de la sagesse hindoue. Quoi qu'il en soit, cette phrase vient à point nommé, dans le contexte de crise économique, sociale et géopolitique actuelle qui favorise le repli sur soi et l’égoïsme de survie. Elle résonne aussi particulièrement juste, lorsque l'on veut distinguer les vrais amis des personnes de l'entourage qui ne sont muées que par un intérêt, quelles qu'en soient la forme ou les motivations. Car les vrais amis sont rares. Il est même coutumier de dire qu'on ne peut les compter que "sur les doigts d'une main", et encore... "Si tu veux véritablement connaître le cœur d'une personne, observe comment elle se comporte avec les gens qui ne peuvent plus rien lui apporter..." Ne nous y trompons pas ; membres de la famille, voisins, collègues ne sont pas systématiquement voués à être ou à devenir nos amis. Cela peut attrister, mais c'est ainsi. Les affinités de surface et l'intérêt à court terme priment, bien souvent, sur le sentiment de longue durée. Pour autant il ne faut pas désespérer de la nature humaine. Elle est ce qu'elle est, et les humains font ce qu'ils peuvent, surtout lorsqu'ils sont confrontés à des difficultés ou à leurs propres peurs. Et puis, même rare, l'amitié existe, on l'a déjà rencontrée. Ce noble sentiment a même sa journée mondiale. Le saviez-vous ? C'était il y a deux jours. Convaincue que c'est justement dans la tempête qu'il faut savoir redonner à l'amitié ses lettres de noblesses, notre association Humains en action est partie à la rencontre des passants pour leur demander ce que le mot "Amitié" signifiait pour eux. On vous laisse découvrir leurs réponses. "Même rare, l'amitié existe, on l'a déjà rencontrée." Pour visionner le micro-trottoir de l'amitié cliquer ici
- Joyeux anniversaire Edgar ;-)
Aujourd'hui notre parrain Edgar Morin fête ses 102 ans ! Notre association Humains en action est très heureuse de célébrer la naissance de ce grand monsieur qui n'a jamais cessé d'être un ardent défenseur de l'humanisme, des droits, de la planète, de la diversité dans toute sa complexité et de la capacité de résistance. On en profite pour envoyer aussi à ses proches et ses amis humanistes toutes les bonnes énergies en ces temps troublés. On en a bien besoin.
- Agir pour le cœur des femmes
Humains en action soutient l’association Agir pour le Coeur des Femmes N’hésitez pas à faire des dons pour que le Bus du cœur des femmes, qui a été brûlé lors des émeutes, puisse de nouveau rouler dès septembre. Pour faire des dons c'est ici : https://www.helloasso.com/associations/agir-pour-le-coeur-des-femmes/collectes/apres-l-incendie-un-nouveau-bus-du-coeur-des-femmes Vos dons contribueront à aménager un nouveau Bus et sa remorque (cabines de consultation, box, adhésivage, chaises, tables…) pour accueillir les femmes dans les meilleures conditions. L'association Agir pour le cœur des femmes les utilisera aussi pour acheter le matériel médical nécessaire au dépistage (électrocardiogramme, auto-tensiomètres, table d’examen…) et des outils de communication (kamémonos, documents de prévention, vêtements pour les bénévoles, outils signalétiques…). Grâce à vous, des professionnels de santé bénévoles pourront continuer d'être mobilisés sur tout le territoire. Et de nombreuses femmes pourront bénéficier de précieux services médicaux.
- LGBTQIA+ : et si on avait juste droit à la différence, dans l’indifférence ?
En juin, dans plusieurs villes du monde, on célèbre le « jour des fiertés ». Parti d’une protestation, ce mouvement a pour but de défendre et de soutenir les droits à la liberté et à l’égalité des personnes qui ont des orientations sexuelles différentes du modèle hétérosexuel dominant. Cette revendication prend ses racines dans la lutte contre les violences et la discrimination dont ont été, et sont encore victimes, les personnes désignées aujourd’hui sous le sigle un peu « barbare » de LGBTQIA+ ou de LGBTQQI2SAA. Si vous êtes capable de faire correspondre chacune de ces lettres à un mot complet, je vous tire mon chapeau. À titre personnel, j’ai toujours eu du mal avec les sigles qui visent à désigner les êtres humains, parce que même s’ils ont vocation à décrire plus précisément des « profils » pour qu’ils puissent affirmer leur identité ou pour qu’ils puissent parfois être entendus et défendus ; ces successions de petites lettres peuvent aussi avoir pour conséquence d’étiqueter, de pointer du doigt, de stigmatiser, de marginaliser, voire de discriminer les personnes concernées. Ainsi en est-il dans d’autres domaines que la sexualité. Pauvres SDF, PMR, DE et autres SMICARS ! qui font oublier que l’on parle, avant tout, d’hommes et de femmes « sans domicile fixe », de « sans abris », de « personnes à mobilité réduite », de « demandeurs d’emploi » ou de personnes touchant un « salaire minimum » largement insuffisant pour faire face aux besoins de première nécessité et aux crises économiques, sociales et sanitaires successives. Dans le registre des religions et des origines ethniques ou nationales, chacun y va aussi de son étiquette ou de son label. Blacks, Blancs, Beurs, Asiats, Latinos et autres appellations d’origine se bousculent au portillon. Ainsi va la vie. Pour les uns, porter son genre ou son orientation sexuelle en étendard est tout aussi légitime que d’être fiers de ses origines ou de ses croyances, surtout quand il a fallu - et quand il faut encore - se cacher pour être libre d’être qui l’on est et d’aimer qui l’on veut. Pour les autres, porter son orientation sexuelle ou ses origines importe peu, car cela ne génère pas de regards fuyants ou agressifs, de phrases gênées ou assassines, de discrimination familiale, sociale ou à l’embauche, de brimades ou de coups violents. Et pour d’autres encore, s’afficher Gay Friendly relève de la dernière tendance à la mode, pas toujours sincère, pourvu qu’il s’agisse de faire grimper l’audimat ou d’acquérir de nouvelles parts de marché bien lucratives. Pour de nombreuses marques, le Pink Washing est bien lancé ! Que l’on soit hétérosexuels, lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, non-binaires, agenres, cisgenres, queers, en questionnement sur sa sexualité, intersexes, bispirituels, androgynes ou asexuels, cela ne devrait poser de problème à personne ; de la même manière que de pratiquer ou non une religion, d’avoir ou non des opinions politiques, d’avoir telle ou telle couleur de peau. Si chacun respectait les droits fondamentaux des êtres humains à vivre, travailler, penser, s’exprimer et aimer librement (dans le respect et le consentement bien sûr), personne ne devrait avoir à compenser la honte qui s’abat sur sa « différence » en affichant des étendards arc-en-ciel. Si chacun respectait les droits fondamentaux des êtres humains à vivre, travailler, penser, s’exprimer et aimer librement (dans le respect et le consentement bien sûr), personne ne devrait avoir à compenser la honte qui s’abat sur sa « différence » en affichant des étendards arc-en-ciel. Les hétérosexuels sont-ils obligés de défiler une fois par an pour dire qu’ils sont fiers d’être hétéros ? Non. Ils et elles sont naturellement autorisés et adoubés par l’opinion générale. Ils pourront s’afficher en public, se tenir la main, s’embrasser, se mettre en ménage, être fiers de s’aimer. Cela ne choquera (presque) personne. Encore qu’aimer qui l’on veut (même en étant hétérosexuel) reste ou devient un problème de plus en plus inquiétant, dans plusieurs pays du monde. Mais que les choses soient claires, il ne s’agit pas ici de dénoncer la marche des fiertés. Il ne s’agit pas de dire aux LGBTQIA+ « rentrez chez vous, on vous a déjà assez vu ! Il n’y a pas de problème. Circulez. Il n’y a rien à voir.» Cette marche reste malheureusement nécessaire pour rappeler le nombre croissant de meurtres et de violences dont sont victimes les personnes humaines cachées derrière des sigles peu compris du grand public. En effet, les personnes LGBT peuvent légalement être licenciées de leur emploi dans de nombreux États simplement parce qu’elles sont homosexuelles ou transgenres. Beaucoup d’entre elles déclarent avoir dû cacher leur identité au travail pour éviter la discrimination, y compris dans des pays qui ne pénalisent pas les personnes LGBT. Faut-il rappeler que, selon le rapport 2020 de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (Ilga), l’homosexualité est réprimée par la loi dans encore 69 pays du monde ? Faut-il rappeler que la peine de mort est la sanction prévue en cas de relations sexuelles entre adultes de même sexe dans six pays : l’Arabie saoudite, le Brunei, l’Iran, la Mauritanie, le Nigeria, le Yémen et l’Ouganda qui vient de grossir les rangs des pays qui ne respectent pas les droits humains à ce sujet. En effet, dans les dernières réglementations en date, a été adoptée ce printemps, en Ouganda, la « loi anti-homosexualité 2023 », l’une des plus répressives au monde. Selon le texte, toute personne commettant un acte d’homosexualité aggravé, devient « passible de la peine de mort », ce qui signifie que les récidivistes pourront être condamnés à être tués. La loi impose, par ailleurs, à tout citoyen de « dénoncer une personne qu’elle soupçonne ou croit être homosexuelle ». Cela signifie que chaque personne en Ouganda devient un bras armé de la police nationale et que la « chasse aux gays » pourra officiellement commencer. Une chasse aux LGBT purement légale dans ce pays, mais qui ne saurait minimiser celle pratiquée en catimini, certains soirs, par des groupes de personnes qui viennent « casser du pédé ou de la gouine » dans les rues ou les transports plus ou moins bien fréquentés de nos villes françaises. Mais qui s’en soucie ? Une chasse aux LGBT purement légale en Ouganda, mais qui ne saurait minimiser celle pratiquée en catimini, certains soirs, par des groupes de personnes qui viennent « casser du pédé ou de la gouine » dans les rues ou les transports plus ou moins bien fréquentés de nos villes françaises. Alors, à quand la possibilité pour les LGBTQIA+ de passer inaperçus malgré leur différence ? À quand le droit à l’indifférence dont bénéficient les personnes hétérosexuelles qualifiées d'« homme » ou de « femme » à la naissance ? À quand le simple droit d’être juste des humains, comme les autres, envisagés comme tels, égaux et libres en droit et dans leur vie de tous les jours ? Michelle Jean-Baptiste Et si vous voulez comprendre le détail du sigle LGBTQIA+ ou en savoir plus sur les difficultés liées au Coming out, lisez les chroniques rédigées par Paul. C’est ici en liens cliquables. LGBTQQIAA+, ça veut dire quoi ? Vous vous sentez un peu has been car vous ne comprenez plus ce que tous ces sigles et acronymes veulent dire ? Pour vous, le « L » signifie « for the way you Look at me » de Franck Sinatra ? Pas de panique, l’association Humains en action s’occupe de tout, et vous deviendrez incollable sur le sujet ! Le premier sigle (et le plus célèbre), le LGBT, est apparu aux alentours des années 70. Tous les nouveaux termes (LGBTQI+, LGBTQ+, LGBTQIA+ ou LGBTQQI2SAA) ont vu le jour dans le courant des années 2010, dans un objectif de créer un sigle plus inclusif, l’ancien ne répondant alors plus à toutes les identités sexuelles et de genre. Décryptons-les ! L : Cette lettre représente les personnes lesbiennes. Il s’agit de femmes qui sont attirées par d’autres femmes, romantiquement et sexuellement parlant. G : Cette lettre représente les personnes gays. Il s’agit d’hommes qui sont attirés par d’autres hommes, romantiquement et sexuellement parlant. B : Cette lettre représente les personnes bisexuelles. Il s’agit d’hommes et de femmes qui sont autant attirés par les hommes que par les femmes, romantiquement et sexuellement parlant. Il est possible de ressentir une attirance envers les deux genre de manière simultanée, ou bien différées pendant différentes périodes de la vie. T : Cette lettre représente les personnes transgenres (on parle de transidentité). Il s’agit de se définir autrement que par le genre qui nous a été attribué à la naissance par notre sexe. Une personne transgenre peut réaliser des opérations chirurgicales ou NON. À noter : À l’inverse, être cisgenre signifie se sentir en adéquation avec le genre qui nous a été attribué à notre naissance en fonction de notre sexe (exemple : je suis né avec un pénis, je suis donc considéré homme et je me sens homme, alors je suis cisgenre. Q : Cette lettre représente les personnes queers. Elles ne sont pas définies par une caractéristique particulière si ce n’est qu’elles s’excluent de ce que représente la définition de l’hétérosexualité. En un sens, il s’agit également d’un mot générique qui permet d’inclure toutes les personnes LGBTQQI2SAA, et de la ré-appropriation d’une insulte (signifiant « bizarre » ou « étrange ») longuement utilisé dans les pays anglophones contre les hommes féminins et les femmes masculines. Q : Cette lettre représente l’aspect « en questionnement ». Terme là aussi assez générique, il représente le processus de questionnements qu’un individu va être amené à se poser dès lors qu’il aura des doutes sur son identité de genre ou sa sexualité. I : Cette lettre représente les personnes intersexes. Il s’agit de personnes nées avec des caractéristiques sexuelles particulières ne permettant pas de les assigner de manière binaire (soit homme, soit femme). En l’espèce, c’est un cas rare, mais qu’il faut bel et bien prendre en compte. Dans la plupart des cas, les nouveaux-nés subissent de très grosses opérations correctives à la suite de leur naissance. Ces opérations ont pour but de les faire rentrer dans cette binarité dictée par la société, au détriment de la santé des nouveaux-nés. De nombreux témoignages font surface ces derniers temps afin de dénoncer les procédés médicaux peu souvent éthiques, qui obligent des très jeunes individus à subir des opérations très graves avec un traitement particulier qui produira énormément d’effets secondaires. Il est temps de mettre fin aux tortures médicales afin de coller aux diktats moyenâgeux. 2S : Ce sigle reprend le terme autochtones d’Amérique du Nord « two spirit », aussi connu en France pour « bispiritualité ». Il s’agit de se définir comme homme ET femme à la fois. A : Cette lettre représente les personnes androgynes. Il s’agit d’individus se définissant entre les genres hommes et femme, au travers de leur apparence physique (tenue vestimentaire comprise). À noter : Leur caractéristique est purement d’apparence physique, et non pas biologique. A : Cette lettre représente les personnes asexuelles. Ces personnes n’éprouvent aucune attraction sexuelle pour qui que ce soit : à comprendre vis-à-vis d’elles-mêmes, ou d’autres personnes. Pour autant, par pression sociale ou pour faire plaisir à l’autre, les personnes asexuelles peuvent avoir des relations sexuelles. Elles n’en tireront aucune satisfaction, si ce n’est la satisfaction de faire plaisir à l’autre. À ne pas confondre avec l’abstinence sexuelle, qui s’avère dans ce cas être un choix. Le + : Très souvent à la fin de plusieurs sigles, vous retrouverez le « + » dans l’optique de vouloir dire « et tous les autres ». C’est une façon de pouvoir/vouloir inclure le plus de monde se sentant en dehors des « clous » de l'hétérosexualité cisgenre.












