La méthode en 7 étapes pour passer à  l'action

Une méthode active pour défendre les droits humains au quotidien

 

Chacun à son niveau peut défendre les droits humains. Pour ceux qui ne savent pas par où commencer, ou qui ont le sentiment de ne pas être assez qualifié, voici une méthode en plusieurs étapes, à la portée de tous, pour défendre un ou des droits humains.

 

Étape 1 : On dit stop au défaitisme !

 

1) Le défaitisme n’est pas une solution : on n’a jamais acquis de droit en étant battu d’avance.

2) Le défaitisme n’est pas une solution juste : tout n’est jamais aussi sombre qu’on le croit.

3) Le défaitisme nuit à l’action et à l’atteinte d’un objectif : On n’atteint pas un but en se répétant qu’on n’y arrivera jamais.

 

Étape 2 : On arrête de se trouver des excuses pour ne pas agir.

 

Voici une liste d’excuses qui n’en sont souvent pas, parce que l’on peut passer outre :

 

1) Je suis trop jeune. La jeunesse n’empêche pas d’agir, beaucoup de jeunes l’ont montré.

2) Je suis trop vieux. Jusqu’à son dernier souffle, on peut agir.

3) Je ne suis pas compétent ou je n’ai pas fait d’études. A chacun selon ses moyens.

4) Je n’ai pas d’argent. On peut agir sans avoir d’argent. Par exemple, en portant physiquement et psychologiquement assistance à une ou des personnes.

5) Je ne suis pas en bonne santé ou je souffre d’un handicap. Même le peu de forces qui nous restent peuvent être utiles.

6) Je risque de prendre des coups ou d’être torturé. On peut avoir la force et le courage d’affronter ces risques, même si ce n’est pas donné à tout le monde.

7) Je risque d’être emprisonné. On peut tenir en prison, si l’on a la force de caractère nécessaire.

 

Soyez franc ! Faites la liste de vos fausses excuses.

 

Étape 3 : On liste ce qui compte pour nous.

 

On ne peut vraiment agir que si l’on se sent vraiment impliqué et concerné. Il faut donc déterminer ce qui compte vraiment pour vous.

 

Les causes qui vous touchent peuvent être nombreuses :

 

1) Le droit de manger à sa faim.

2) Le droit au logement.

3) Le droit d’être soigné.

4) Le droit à la sécurité.

5) Le droit à l’éducation.

6) Le droit de s’exprimer.

7) Le droit des enfants.

8) Le droit des femmes.

9) Le droit du handicap.

10) Le droit des personnes âgées.

11) La lutte contre le racisme.

12) La lutte contre la guerre.

13) Le droit à l’environnement.

Etc. etc.

 

Choisissez parmi cette liste (non exhaustive) 3  causes parmi lesquelles vous seriez prêt (e) à donner de votre temps.

 

Étape 4 : on repère nos possibilités d’action.

 

Identifier ce que l’on a et ce que l’on sait faire.

 

Nos acquis :

1) Du temps.

2) De l’argent.

3) Des droits (exemple : le droit de s’exprimer).

4) Des ressources matérielles.

 

Nos compétences :

1) Les prédispositions naturelles : prendre la parole, entrer en contact, organiser, écouter, …

2) Les compétences administratives ou domestiques : taper une lettre, cuisiner, bricoler, jardiner, …

3) Les compétences en lien avec vos expériences professionnelles et personnelles : traduire une langue étrangère, utiliser un ordinateur, conduire un camion, …

 

Étape 5 : On met ce que l’on a au service de causes qui comptent pour nous.

 

Relier ainsi l’étape 3 à l’étape 4.

 

Exemples :

1) J’ai un compte Facebook et je relaye une information qui sera utile pour l’avancée des droits.

2) J’ai le droit de m’exprimer, je peux signer une pétition

3) Je sais conduire, je peux proposer mes services en tant que chauffeur bénévole.

Etc., etc.

 

Étape 6 : on met en place un plan d’action.

 

Une action menée dans le cadre d’un plan a plus de chance d’être tenue jusqu’au bout et avec succès.

 

Agir dans l’espace :

1) Pour ma famille.

2) Pour mes amis.

3) Pour mon voisinage.

4) Pour mon pays.

5) Pour le monde.

 

Agir dans le temps :

1) Tous les jours.

2) Une fois par semaine.

3) Une fois par mois.

4) Une fois par an.

 

Étape 7 : On agit pour de bon.

 

Pour ce faire, on peut se faire aider par les 4 accords toltèques :

 

1) Que votre parole soit impeccable : par exemple, faites attention aux mots que vous utilisez, ils peuvent blesser, s’ils ne sont pas justes.

 

2) N’en faites jamais une affaire personnelle : lorsque vous vous sentez plus visé personnellement par ce que les autres pensent, disent ou font, dîtes-vous que ce n’est qu’une projection de leur propre réalité.

 

3) Ne faites aucune supposition a priori : vous risquez fort de vous tromper très souvent. Si vous en faites une, il faut qu’elle soit très sérieusement validée par des faits tangibles.

 

4) Faites toujours de votre mieux. Encore une fois, agissez selon vos capacités.

 

D’autres conseils peuvent vous aider :

 

1) Commencez par aider vos plus proches. Si on ne s’inquiète même pas de son entourage, il ne faut pas s’attendre à des progrès à l’échelle du monde.

 

2) N’ayez pas honte de faire de petits gestes, à votre portée. Les petites choses ont aussi leur utilité. Tout le monde ne peut pas sauver la planète.

 

3) N’hésitez pas à jouer collectif. L’union fait la force. Mais, attention, jouer collectif ne signifie pas perdre son esprit critique et suivre une collectivité sans discernement.

Méthode extraite du livre "Droits Humains : passons à l'action !"

"C’est en pratiquant les actions justes que nous devenons justes, en pratiquant les actions modérées que nous devenons modérés, et en pratiquant les actions courageuses que nous devenons courageux."

Aristote