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- Fabriquez votre boîte de Noël solidaire
À l'occasion des fêtes de fin d'année, la Fabrique de la Solidarité. lance la collecte des Boîtes de Noël Solidaires pour les distribuer aux personnes en situation de précarité. Comme chaque année, notre association Humains en action participe à cet évènement et fabrique aussi quelques boîtes. Si vous aussi, vous souhaitez participer à un moment créatif et solidaire , vous avez jusqu'au 19 décembre pour fabriquer votre boîte de Noël solidaire. Pour participer, voici la marche à suivre : 1- Transformez une boîte vide en boîte de Noël solidaire en glissant à l’intérieur : un mot (un dessin, une carte, etc.) ; un produit d'hygiène (neuf et non périmé) : crème pour le corps ou les mains, parfum, baume à lèvres, etc. ; Des douceurs : des bonbons, du chocolat… Un accessoire chaud (une paire de gants, un bonnet, une écharpe…) et un loisir (un jeu, un roman, un cahier de coloriage…) neuf ou d'occasion ! 2- Décorez la boîte et indiquez si c'est une boîte mixte, pour femme, pour homme ou pour enfant Pour les enfants, indiquez la tranche d'âge (0-3 ans, 4-7 ans, 8-11 ans, 12-15 ans). 3- Déposez votre boîte dans le point de collecte le plus proche cliquez ici pour trouver votre point de collecte le plus proche : https://www.paris.fr/pages/participez-a-la-collecte-des-boites-de-noel-solidaires-22555
- Violences sexuelles faites aux enfants : rapport de la CIIVISE
À l'occasion de la journée internationale des droits de l'enfant, la CIIVISE (Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants) rend public son rapport et ses préconisations. Cette commission qui avait été créée en 2021, à la suite de la quantité impressionnante de témoignages de victimes d’inceste sur les réseaux sociaux et dans les médias suscité par le livre de Camille Kouchner La Familia grande (Seuil, 2021) a pour principal objectif d’organiser le recueil de témoignages de victimes, de faire connaître l’ampleur et les mécanismes des violences sexuelles faites aux enfants et d'y sensibiliser la société ainsi que les professionnels au contact des enfants. Après trois ans de travail intense, la CIIVISE? en passe de disparaitre, rend son rapport. Un rapport édifiant : 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année et ce sont 3,9 millions de femmes (14,5%) et 1,5 million d'hommes (6,4%) qui ont été confrontés à des violences sexuelles avant l'âge de 18 ans. Pour assister à la présentation publique de ce rapport, ce lundi 20 Novembre à partir de 14h00 (ou pour le revoir en replay), c'est ici
- Micro-trottoir d'Humains en action sur la journée mondiale de l'amitié
À l'occasion de la journée internationale de l'amitié, nous avons réalisé ce micro-trottoir pour avoir vos définition de l'amitié et de son importance ! Humains en action est partie à votre rencontre !
- Journée des aidants et des aimants
Notre association Humains en action est tombée par hasard sur un formidable post publié sur Linkedin, le post d'une aidante, d'une aimante d'une quotidien. Il s'agit de Clotilde Jenoudet-Henrion, qui est aussi la fondatrice des halles inclusives et de Prête-moi tes ailes www.prete-moi-tes-ailes.com Un post qui pourra aider beaucoup d'autres aidants, qui connaissent les difficultés rencontrées quand il faut appuyer un proche alors qu'on y est tout sauf préparé. On vous laisse juger par vous même : "🤲 Journée des aidants Vendredi 6 octobre était la journée nationale des aidants. J’avais prévu de poster un texte que j'avais écris à cette occasion il y a 3 ans et en le relisant j’ai réalisé la profonde tristesse dont il était imprégné. Tristesse qui persiste parfois mais qui a laissé place à bien d ‘autres sentiments. 💆♀️ Alors j’ai pris le temps de me poser et de laisser sortir les sentiments d’aujourd'hui liés à ma vie d’aidante. 😢 La tristesse bien sûr, elle est là en fond de toile. Elle existe et il ne faut pas la cacher. 😨 La peur aussi, j’ai beau vouloir rester positive, je me demande chaque matin ce qu’il adviendra de Baptiste quand nous ne serons plus là. Et je m’assomme toujours de tout ce que j’aurai pu faire pour qu’il soit plus autonome en oubliant souvent que quoi que je décide de mettre en place il ira quand même toujours à son rythme. ❤️ La reconnaissance. Je suis reconnaissante envers Baptiste de nous avoir choisi et de nous permettre chaque jour d’être plus ouverts, plus patients. Je sais qu’il m’a permis de devenir celle que je suis aujourd’hui. 😍 L’amour. J’ai toujours été effrayée par ce sentiment parce qu'il vous tombe dessus comme ça et je n’ai jamais bien su le maîtriser, il m’a souvent déçu, il a même un jour failli me mener à ma perte. Mais l’amour que j’ai pour Baptiste est différent, il est doux et fort à la fois et il est d’une stabilité tellement inébranlable que je peux chaque jour me blottir dedans. 😤 La colère. Une colère qui gronde comme un orage dans les nuages d’été, de voir que nous devrons toujours nous battre pour Baptiste et pour nous, que nous devrons toujours nous justifier et toujours avoir peur justement que Baptiste n’ai jamais la place qu’il mérite dans notre société. 😴 La fatigue. Devoir jongler entre la vie d’aidant et le travail, la vie d’aidant et la vie amoureuse, la vie d’aidant et les loisirs, la vie d’aidant et la famille. La fatigue de s’oublier parfois et de se laisser sur le bord de la route en espérant s’y retrouver un peu plus tard. 👩❤️👩 L’amitié. Ce lien tellement important qui vous lie à la vie. J’ai pris conscience de l’importance des amis dans la vie d’aidant. Ils sont mes rameurs sur une barque parfois secouée par des tempêtes et grâce à eux j’arrive toujours au rivage et je traverse même certaines tempêtes à grands coups d'éclats de rire avec eux. Être aidant ce n’est pas juste s’occuper d’une personne que l’on aime, c’est aussi 👉 penser à s’occuper de soi 👉 apprendre à s’adapter 👉 apprendre à soigner 👉 apprendre à serrer les poings 👉 apprendre à garder espoir 👉 apprendre à pleurer quand il le faut 👉 apprendre à demander de l’aide Apprendre encore et toujours, chaque jour. 👍 A tous mes amis aidants, au bord de la route, faites du stop je m’arrêterai pour m'asseoir avec vous. ❤️ " Clotilde Jenoudet-Henrion Fondatrice des halles inclusives et de Prête-moi tes ailes www.prete-moi-tes-ailes.com
- Des petits bonnets pour les petits frères des pauvres : jusqu'au 1er novembre pour tricoter !
Pour la troisième année consécutive, l'association Humains en action participe à l’opération « petit bonnet, bonne action » pour soutenir le travail de l'association des Petits Frères des Pauvres en faveur des personnes âgées isolées. Cette année, ce sont 300 petits bonnets en laine qui ont été tricotés (et les amis d'Humains en action savent par quelles mains toutes aussi créatives qu'elles veulent rester discrètes ;-) ont été réalisées ces petites merveilles). Une fois reçus par les Petits Frères des Pauvres, nos bonnets en laine viendront ensuite se poser sur les petites bouteilles de smoothie innocent. Elles seront en magasin à partir de mi-décembre et les dons issus de cette opération permettront de faire consommer plus de fruits et légumes aux personnes âgées que les Petits Frères des Pauvres accompagnent. On le sait, une alimentation saine et équilibrée améliore la santé. Or, pour de nombreuses personnes âgées qui sont isolées, et/ou en situation de précarité, se constituer un menu équilibré n’est pas toujours possible. Grâce à l’opération « petit bonnet, bonne action », 1 bouteille de smoothie achetée = 1 portion de fruits et légumes financée aux Petits Frères des Pauvres. Si vous voulez, comme nous, participer à cette initiative qui fête cette année ses 18 ans ; attention ! Cette année, exceptionnellement, les dates de collecte ont été modifiées : vous avez du 1er octobre au 1er novembre 2023 pour envoyer vos bonnets. Grâce au partenaire Mondial Relay, vous pourrez faire parvenir aux Petits Frères des Pauvres vos colis gratuitement. Il vous suffit de télécharger l’étiquette en ligne, de la coller sur votre colis et de le déposer dans un des 15 000 Point Relais® ou Lockers Mondial Relay proche de chez vous. Tricotez bien ! Et pour celles et ceux qui ne savent pas s'y prendre, demandez à des passionnés ou à vos aînés qui seront très heureux de participer à cette belle cause.
- Narges Mohammadi : Prix Nobel de la paix 2023
Aujourd'hui, vendredi 6 octobre, à Oslo, le Prix Nobel de la paix a été attribué, à la journaliste iranienne et militante des droits humains Narges Mohammadi. Défenseure de la cause des femmes en Iran, âgée de 51 ans, en détention à Téhéran depuis un an, c'est « son combat contre l’oppression des femmes en Iran et sa lutte pour la promotion des droits humains et la liberté pour tous » qui est ainsi mis en lumière. C'est la deuxième fois qu'une Iranienne est ainsi soutenue par le comité du Prix Nobel. On se souvient, il y a tout juste vingt ans, que le même prix avait été remis à la militante et avocate iranienne Shirin Ebadi, autre activiste pour la défense des droits humains. Narges Mohammadi n'a en effet jamais cessé le combat pour les droits humains. Arrêtée pour la première fois en 1998, puis entre 2010 et 2012 pour son appartenance au DHRC, le Defenders of Human Rights Center, une organisation de défense des droits humains en Iran créée justement par sa prédécesseure Shirin Ebadi. De nouveau arrêtée en 2016 et condamnée à seize ans de prison pour avoir dirigé une organisation opposée à la peine de mort, Narges Mohammadi avait été libérée en 2020 avant d’être de nouveau emprisonnée en 2021. La famille de Narges Mohammadi a réagi à l'attribution du prix Nobel dans un message écrit en dédiant "ce prix à l'ensemble des Iraniens et en particulier aux femmes et aux filles iraniennes qui ont inspiré le monde entier par leur courage et leur combat pour la liberté et l'égalité", tout en précisant que cela représente "un moment historique et important pour la lutte pour la liberté en Iran". Souhaitons que l'attribution de ce prix participe à faire reculer, sur le terrain, l'obscurantisme et toutes les violences qui y sont liées, car comme l'a dit Mme Reiss-Andersen, la présidente du Comité « Le prix [Nobel] de la paix de cette année récompense également les centaines de milliers de personnes qui, au cours de l’année écoulée, ont manifesté contre les politiques des régimes théocratiques en matière de discrimination et d’oppression contre des femmes », soit 551 manifestants, dont 68 enfants et 49 femmes, tués par les forces de sécurité, et des milliers d’autres arrêtés (Source : Iran Human Rights (IHR). Michelle JEAN-BAPTISTE Présidente de l'association Humains en action
- Entrepreneuriat engagé : rdv le 12 octobre pour les 1ères rencontres Humains en action
Le jeudi 12 Octobre 2023 "Humains en action" organise les premières rencontres sous forme de table-rondes dédiées aux entrepreneur·euses qui s'engagent en faveur de l'environnement. Un évènement à ne pas rater qui se tiendra à l'académie du climat en partenariat avec Yes we camp. Quand et où ? L'évènement se déroulera le Jeudi 12 octobre 2023 de 18h00 à 20h00. Pour assister à notre évènement retrouvez nous à l'Académie du climat 2 place Baudoyer, Paris 4ème (Métro Hôtel de Ville, Saint-Paul et Pont Marie). https://www.academieduclimat.paris/ Comment participer ? L'entrée est gratuite. Il vous suffit simplement de vous inscrire à notre eventbrite (voir le lien ci-dessous) pour nous aider à nous organiser ;-) > Je participe à l'évènement Avec qui ? Au programme de l'émission "Rencontres Humains en action" six entrepreneurs passionnés et passionnants qui évoqueront et partageront leur engagement en faveur de l'environnement. > Florence Battut : fondatrice de l'association "Le Jardin d'Amélie" en 2016. Cette association anime des ateliers solidaires en permaculture et en développement de jardins comestibles. > Théo Dehasque et Guillaume Steengracht : créateurs de "Cartons Gratuits". Cette plateforme lancé en 2020 met en relation des propriétaires de cartons et des personnes souhaitant en utiliser. > Juliette Francequin : fondatrice de "Rue Juliette". Épicerie en vrac créée en 2019 qui déploie la vente de produits sains, locaux, en circuits courts, en vrac et en consigne. > Charlotte Fredouille : cofondatrice en 2008 de l'association "Peduli Alam" («prendre soin de la nature» en indonésien). Peduli Alam lutte sur le terrain (à la racine) contre la pollution plastique et la production de déchets. Elle est lauréate du Prix Terre de femmes. > Philippe Rudman : fondateur de la société solidaire et sociale "Les Carottes sauvages". Philippe et son équipe animent des ateliers sur les jardins en EHPAD et auprès de publics porteurs de handicaps moteurs ou mentaux. Cette table ronde sera animée par la fondatrice de l'association Humains en action Michelle Jean-Baptiste, docteure en droit, chroniqueuse radio et auteure de plus d'une dizaine de livres dont "Droits Humains : passons à l'action !" Prix APTOM 2019, finaliste du Prix Livre droits de l'homme de la ville de Nancy. 𝗜𝗡𝗙𝗢 𝗣𝗥𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘 Événement gratuit ! Venez nombreux·ses
- Écologie: les peuples autochtones, une journée internationale pour faire entendre leur voix !
Les peuples autochtones représentent 476 millions de personnes et vivent dans 90 pays différents. Ce sont des populations dont les ancêtres ont été les premiers à vivre sur les terres sur lesquelles elles vivent. Culturellement, elles entretiennent un lien particulièrement fort avec celles-ci. Leur histoire est marquée par la conquête et la colonisation de leur territoire par un autre peuple. On peut citer les Lakotas d’Amérique du Nord, les Acholis en Ouganda, les Touaregs dans le Sahel, les Bajaus en Malaisie ou encore les Aborigènes en Australie. Bien qu’ils soient issues d’origines différentes, ils ont souvent ce lourd passé en commun : massacre, spoliation foncière, déplacement forcé de population, travail forcé, exploitation et destruction de leur environnement, acculturation. Encore aujourd’hui, les peuples autochtones sont confrontés à de nombreuses problématiques : fortes inégalités sociales, une faible représentation politique, déni de leur droit à contrôler leur propre développement et l’exploitation de leurs ressources naturelles sans leur consultation. Face aux enjeux écologiques, les peuples autochtones se positionnent comme lanceurs d’alerte en défendant la nature dans de nombreuses régions du monde. Les peuples autochtones qui représentent 5% de la population vivent sur des terres qui accueillent 80 % de notre biodiversité mondiale. Riches en ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais, bois), elles sont souvent accaparées ou pillées et polluées par des gouvernements ou des entreprises. C’est le cas par exemple des peuples d’Amazonie. Au Brésil, durant le mandat du Président d’extrême droite, Jair Bolsonaro (2019-2022), la destruction du « poumon de la terre » a augmenté de 75%. Le chef Indien Raoni l’accusait de « crimes contre l’humanité ». Et pour cause : déforestation massive au profit de l’agriculture intensive, orpaillage, assassinat de leaders autochtones, persécutions, viols, transferts forcés de population. Selon le Conseil indigène missionnaire, 430 autochtones ont été assassinés entre 2018 et 2021, la plupart par des agents de l’agrobusiness ou des orpailleurs violant leurs terres. Malgré l’investiture de Luiz Inacio Da Silva en début d’année 2023, la situation reste critique. Dernièrement, sa relance de la politique de protection des peuples autochtones et de l'Amazonie a subi un coup de revers. Les députés brésiliens ont voté à la fin du mois de mai 2023 un projet de loi limitant la démarcation des terres indigènes. Ce texte promu par des députés pro industrie agro-alimentaire établit que les autochtones n'ont droit qu'aux terres qu'ils occupaient au moment de la promulgation de la Constitution de 1988. Cette thèse est rejetée par les habitants de ces terres, chassés au fil des siècles et notamment pendant la dictature militaire (1964-1985). Selon les scientifiques cette démarcation était essentielle pour freiner la déforestation. Ainsi, ce texte laisse la porte ouverte à la déforestation de la plus grande forêt tropicale du monde. Lanceurs d’alerte Brésil, Pérou, Kenya, Canada, Australie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, partout, face à la surexploitation de notre patrimoine naturel, les voix s’élèvent dont celles de lanceurs d’alertes. Beaucoup connaissent et font référence au discours (1854) du chef amérindien Seattle, aujourd’hui rentré dans l’histoire : « [L'homme blanc] traite sa mère la terre, et son frère le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre, comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui d’un désert. […] La Terre n’appartient pas à l’homme, l’homme appartient à la Terre. » Plus d’un siècle plus tard, à 13 000 kilomètres de l’Amérique, en Océanie, c’est le chef Mundiya Kepanga qui met en garde contre les actions de l’homme sur la nature. Originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la tribu des Hulis dans les Hautes-terres, les arbres y sont considérés comme des membres de la famille. Il alerte sur les dangers de la vente de leur terre aux multinationales à l’origine de la déforestation et milite pour permettre aux populations locales de vivre dignement. Entendu à l’Unesco et personnalité centrale de plusieurs documentaires, il veut nous faire comprendre que nos destins sont liés : « nous sommes tous frères des arbres ». Des avancées juridiques Contrairement aux idées reçues, les avancées significatives en matière d’écologie ne viennent pas toujours des pays d’Europe, mais au souvent de pays portant la culture et les voix des peuples autochtones. En 2017, la Nouvelle-Zélande, Pays du Sud du Pacifique, héritière de la culture polynésienne maorie, a reconnu le fleuve Whanganui comme entité vivante et l’a doté d’une « personnalité juridique ». Cette décision marquante a été adoptée fait suite à la lutte des tribus riveraines pour la reconnaissance de leurs droits ancestraux sur le fleuve « Te awa Tapua » (une « entité à part entière » en langue maorie). Un an auparavant, en Nouvelle-Calédonie, les îles Loyauté, province kanake (premier peuple du pays) à plus de 90 %, ont introduit dans son code de l'environnement la reconnaissance juridique à des éléments de la nature. Ainsi le requin, animal considéré comme sacré et la tortue marine, victime de braconnage important, sont qualifiés d’« entités naturelles sujets de droit ». De ce fait, il est désormais possible de mener des actions en justice en leur nom, et ainsi de les protéger des atteintes environnementales dont ils peuvent être l'objet ou de demander réparation des dommages qui leur ont été causés. Premières victimes de l’action de l’homme sur la nature, les peuples autochtones dénoncent la surexploitation des ressources naturelles des terres sur lesquelles ils vivent. Gardien de la biodiversité mondiale, leur culture tournée vers le respect de l’environnement, permet ainsi d’ouvrir la voie à de grandes avancées écologiques, notamment au point de vue juridique. écologie: les peuples autochtones
- Journée internationale de Nelson Mandela : se bouger pour la collectivité !
Nelson Mandela est considéré comme l’une des plus grandes personnalités inspirantes du XXème siècle, il est le premier président noir d’Afrique du Sud. Ancien avocat et militant contre les lois de l’apartheid (ensemble de législations instaurant la ségrégation raciale au sein des populations d’Afrique du Sud), il a passé 27 ans en prison en raison de sa lutte contre les discriminations et en faveur des droits humains. Nelson Mandela est un symbole de justice, d’égalité mais aussi de réconciliation et d’entraide. Le 18 juillet de chaque année est célébrée la journée internationale de Nelson Mandela dans un esprit de solidarité. Elle a pour but de lui rendre hommage, mais aussi et surtout de pousser chacun de nous à agir et à inspirer le changement. Combien de fois avons-nous prétexter ne pas avoir de temps pour éviter de venir en aide à un proche, un passant, une personne en détresse ? Promis à notre petite sœur de l’aider à faire ses devoirs pour au final ne jamais le faire, vu une personne âgée éprouver des difficultés à porter ses courses et ne pas lui porter secours ou encore dis à une association que nous ferions un don plus tard. Le 18 juillet peut être l’occasion de tendre la main et de donner un peu de son temps à la collectivité. Il n’est jamais trop tard pour faire de belles choses. Parfois de petites actions peuvent améliorer le quotidien de bien des personnes. Et si vous ne pouvez pas le faire le 18 juillet, il vous reste tous les autres jours de l’année. Pour cette journée spéciale, Humains en action vous a préparé quelques idées d’actions pour célébrer ensemble la journée internationale de Nelson Mandela : Aider une personne âgée ou une personne à mobilité réduite dans des tâches qui lui sont difficiles ; Mettre vos compétences personnelles au profit d’autres personnes, exemple : aider une personne à faire ses comptes, à écrire une dissertation ou encore à réparer un objet cassé ; Nettoyer un espace public ; Repeindre la façade d’un mur ; Rendre visite à des personnes isolées ; Offrir un repas à quelqu’un ; Et pourquoi pas, faire un don du sang, etc. Tous les moyens sont bons pour apporter un peu de lumière. Chacun, à son échelle a une part de responsabilité dans le bien collectif. Qu’importe notre âge ou notre classe sociale, nous pouvons tous avoir un impact positif et donner le bon exemple. Comme disait Nelson Mandela : « En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant » et « ce qui compte, ce ne sont pas les individus mais le collectif ».
- Construire la paix à travers la gestion durable de l'eau
À l'occasion de la journée internationale de la paix, Humains en action vous partage un article très intéressant de l'Office International de l'Eau. À retrouver sur : https://www.oieau.org/actualites/journee-internationale-de-la-paix-2023-construire-la-paix-a-travers-la-gestion-durable-de-l-eau ; l'OiEau, qui à travers ses 4 domaines d'expertise complémentaires, œuvre pour une gestion équitable et durable de l'eau et un meilleur accès à la ressource et contribue ainsi à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).
- Esclavage moderne : entre régression et avancée
50 millions, c’est le nombre de personnes soumises à l’asservissement à travers le monde selon l’ONG Walk Free, organisation internationale de défense des droits humains. Le Global Slavery Index 2023 fait état des différentes formes d’esclavage moderne. À savoir : travail forcé, servitude pour dettes, mariage forcé ou servile, trafic humain ou encore la vente et l’exploitation d’enfants. Depuis 2016, presque 10 millions d’hommes et de femmes supplémentaires ont été réduit en esclavage. Principales causes : l’augmentation des conflits armés, la dégradation généralisée de l’environnement mais aussi nos habitudes de consommation. Dix pays sont les plus concernés par l’esclavage moderne. En première ligne : la Corée du Nord, l’Érythrée, la Mauritanie et l’Arabie Saoudite. En Corée du Nord, 105 personnes sur 1000 seraient victimes de cette grave atteinte aux droits humains. La Turquie et la Russie figurent aussi dans le classement. En effet, plusieurs causes et facteurs peuvent être à l’origine de cette exploitation humaine. Bon nombre de ces pays sont confrontés à une instabilité politique, ou à un régime autoritaire. Des gouvernements imposent des travaux forcés à leurs citoyens, laissant peu de recours aux victimes. La multiplicité des conflits armés, l’instabilité politique ainsi que les catastrophes naturelles forcent les populations à se déplacer pour chercher refuge. Ces réfugiés privés de protection légale sont plus vulnérables à l’assujettissement. Et des États comme la Mauritanie perpétuent un long héritage d’esclavage et d’inégalités discriminant certaines minorités. Les personnes les plus touchées par l’esclavage moderne restent les enfants, les migrants et les femmes, lesquelles représentent presque 50% des esclaves modernes recensés. En effet, les femmes et les filles sont plus affectées par le risque de mariage forcé. 68% des victimes s’avèrent être féminines. Les migrants, quant à eux, sont trois fois plus susceptibles d’être contraints au travail forcé que les personnes non-migrantes. Un peu partout dans le monde, le sentiment anti-immigration se renforçant, notamment en Europe, ils se trouvent confrontés à des dangers importants en fuyant leur pays. Les personnes appartenant à des groupes marginalisés en raison de leur ethnie, religion, genre, orientation sexuelle, etc. sont aussi exposées au risque d’être assujetties. Notre impact sur l’esclavage moderne Bien que peu de pays occidentaux soient concernés par l’esclavage moderne, nos sociétés consuméristes y contribuent considérablement. Il y a dix ans le Rana Plaza s’effondrait au Bengladesh, faisant 1100 morts. Ce bâtiment accueillait des ouvriers travaillant pour les marques H&M®, Zara® ou encore Primark®. Malgré la médiatisation de cet évènement tragique, nos habitudes de consommation n’ont toujours pas évolué, bien au contraire. En quinze ans, l’industrie textile a doublé de taille. Chaque année 56 millions de tonnes de vêtements sont vendus, avec une part toujours plus conséquente de fast fashion (renouvellement ultra-rapide des collections). Plusieurs ONG alertent depuis plusieurs années sur les conditions de travail dans les usines fournissant certaines marques de prêt-à-porter. C’est le cas du géant chinois Shein®, au sujet duquel certaines associations comme Public Eye ont dénoncé depuis plusieurs années le recours au travail forcé des Ouïghours, population de la région de Xinjiang victime de génocide opprimée par le régime chinois. En Europe en 2020, c’est l’association de défense des droits des travailleurs Labour Behind the Label qui dénonçait les conditions de travail déplorables chez certains fournisseurs du groupe d’habillement britannique Boohoo®. Ces derniers avaient recours à des pratiques abusives et illégales : locaux insalubres, salaires dérisoires ou non versés et temps de travail inhumain. Le boycott comme arme citoyenne Aux États-Unis en 2022, Joe Biden a signé un texte de loi qui interdit l’achat d’objets confectionnés dans la région du Xinjiang. L’union européenne La même année, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann publiait sur Instagram une liste de plus de 70 marques « accusées de bénéficier du travail forcé » de la communauté ouïghour intitulée « liste de la honte ». Parmi les marques citées : Apple®, Bosch®, Google®, Nike®, Nintendo®, Volkswagen®, Zara® ou encore Victoria's Secret®. En fin d’année dernière, il appelait sur BFMTV à lutter contre le travail forcé des Ouïghours en bannissant les produits fabriqués dans ces conditions. Dernièrement, le Parlement européen a approuvé une proposition directive qui pourrait contraindre les multinationales à respecter les droits humains et environnementaux sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Les entreprises qui ne respecteront pas leurs obligations se verront imposées de lourdes amendes pouvant aller jusqu’à 5% de leur chiffre d’affaires net mondial. En refusant d’acheter des articles qui participent à ce système, nous pouvons en effet lutter contre l’esclavage moderne et prendre notre part de responsabilité.
- Journée internationale de la charité: main dans la main contre la pauvreté
Nous parlons parfois de « charité », laissant supposer dans les esprits de certains un rapport hiérarchique, une distance entre celui qui aide et le « pauvre nécessiteux ». Pour cette Journée spéciale du 5 septembre qui célèbre la charité et qui a pour but de lutter la pauvreté, nous avons plutôt choisi de mettre en avant l’« entraide ». Celle qui rapproche, celle qui voit en l’autre son semblable, celle qui nous permet de lutter ensemble contre la misère. Dans le monde, 3,5 milliards de personnes vivent avec moins de 5,5 dollars par jour, c’est-à-dire environ 152 euros par mois. En France, 9,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Il correspond à environ 660 euros par mois pour une personne seule. La pauvreté ce n’est pas pouvoir répondre à ses besoins de base : se nourrir, se vêtir, se loger. C’est aussi un facteur d’exclusion sociale : la pauvreté isole. Voici pourquoi il est important pour cette Journée, de mettre l’accent sur l’entraide. Mais l’entraide ne concerne pas seulement le domaine de la pauvreté, elle s’étend dans tous les champs de nos quotidiens et peut s’adresser à toute personne qui a besoin d’aide. Familles, amis, collègues de travail et des personnes que nous ne connaissons pas encore : patient en service hospitalier, personnes âgées en Ehpad, jeunes en réinsertion. Et la meilleure façon d’aider son prochain, c’est de s’engager auprès d’une association. Ainsi, Humains en action a préparé une sélection d’associations qui pourront vous permettre d’apporter votre aide : -Les « Restos du cœur » : fondée par Coluche en 1985, elle a pour but de fournir une aide alimentaire et de favoriser l’insertion sociale des plus démunis ; -La fondation Abbé Pierre : elle est spécialisée dans l’accès et le maintien au logement et la lutte contre l’habitant indigne ; -Emmaüs : l’association propose des produits d’occasion à bas coût, mais fournit aussi une aide à l’insertion sociale. -Petits frères des Pauvres : l’association lutte contre l’isolement des personnes âgés, en leur proposant des solutions d’écoute, d’échanges mais aussi des aides concrètes (logement, handicap…etc) ; -Voisins solidaires : chaque année l’association organise la « Fête des voisins » en France et permet d’œuvre au rapprochement des personnes au niveau local. -Cap jeunesse : association qui permet d’aider les jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle. Et si vous n’avez pas assez de temps, de simples gestes quotidiens peuvent parfois illuminer la vie de bien des personnes. Comme disait, Mère Térésa (1910-1997), religieuse catholique qui a voué sa vie à aider les plus pauvres : « Nous ne serons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire ». Journée Internationale de la charité: main dans la main contre la pauvreté.












