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  • Journée internationale de Nelson Mandela : se bouger pour la collectivité !

    Nelson Mandela est considéré comme l’une des plus grandes personnalités inspirantes du XXème siècle, il est le premier président noir d’Afrique du Sud. Ancien avocat et militant contre les lois de l’apartheid (ensemble de législations instaurant la ségrégation raciale au sein des populations d’Afrique du Sud), il a passé 27 ans en prison en raison de sa lutte contre les discriminations et en faveur des droits humains. Nelson Mandela est un symbole de justice, d’égalité mais aussi de réconciliation et d’entraide. Le 18 juillet de chaque année est célébrée la journée internationale de Nelson Mandela dans un esprit de solidarité. Elle a pour but de lui rendre hommage, mais aussi et surtout de pousser chacun de nous à agir et à inspirer le changement. Combien de fois avons-nous prétexter ne pas avoir de temps pour éviter de venir en aide à un proche, un passant, une personne en détresse ? Promis à notre petite sœur de l’aider à faire ses devoirs pour au final ne jamais le faire, vu une personne âgée éprouver des difficultés à porter ses courses et ne pas lui porter secours ou encore dis à une association que nous ferions un don plus tard. Le 18 juillet peut être l’occasion de tendre la main et de donner un peu de son temps à la collectivité. Il n’est jamais trop tard pour faire de belles choses. Parfois de petites actions peuvent améliorer le quotidien de bien des personnes. Et si vous ne pouvez pas le faire le 18 juillet, il vous reste tous les autres jours de l’année. Pour cette journée spéciale, Humains en action vous a préparé quelques idées d’actions pour célébrer ensemble la journée internationale de Nelson Mandela : Aider une personne âgée ou une personne à mobilité réduite dans des tâches qui lui sont difficiles ; Mettre vos compétences personnelles au profit d’autres personnes, exemple : aider une personne à faire ses comptes, à écrire une dissertation ou encore à réparer un objet cassé ; Nettoyer un espace public ; Repeindre la façade d’un mur ; Rendre visite à des personnes isolées ; Offrir un repas à quelqu’un ; Et pourquoi pas, faire un don du sang, etc. Tous les moyens sont bons pour apporter un peu de lumière. Chacun, à son échelle a une part de responsabilité dans le bien collectif. Qu’importe notre âge ou notre classe sociale, nous pouvons tous avoir un impact positif et donner le bon exemple. Comme disait Nelson Mandela : « En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant » et « ce qui compte, ce ne sont pas les individus mais le collectif ».

  • Construire la paix à travers la gestion durable de l'eau

    À l'occasion de la journée internationale de la paix, Humains en action vous partage un article très intéressant de l'Office International de l'Eau. À retrouver sur : https://www.oieau.org/actualites/journee-internationale-de-la-paix-2023-construire-la-paix-a-travers-la-gestion-durable-de-l-eau ; l'OiEau, qui à travers ses 4 domaines d'expertise complémentaires, œuvre pour une gestion équitable et durable de l'eau et un meilleur accès à la ressource et contribue ainsi à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

  • Esclavage moderne : entre régression et avancée

    50 millions, c’est le nombre de personnes soumises à l’asservissement à travers le monde selon l’ONG Walk Free, organisation internationale de défense des droits humains. Le Global Slavery Index 2023 fait état des différentes formes d’esclavage moderne. À savoir : travail forcé, servitude pour dettes, mariage forcé ou servile, trafic humain ou encore la vente et l’exploitation d’enfants. Depuis 2016, presque 10 millions d’hommes et de femmes supplémentaires ont été réduit en esclavage. Principales causes : l’augmentation des conflits armés, la dégradation généralisée de l’environnement mais aussi nos habitudes de consommation. Dix pays sont les plus concernés par l’esclavage moderne. En première ligne : la Corée du Nord, l’Érythrée, la Mauritanie et l’Arabie Saoudite. En Corée du Nord, 105 personnes sur 1000 seraient victimes de cette grave atteinte aux droits humains. La Turquie et la Russie figurent aussi dans le classement. En effet, plusieurs causes et facteurs peuvent être à l’origine de cette exploitation humaine. Bon nombre de ces pays sont confrontés à une instabilité politique, ou à un régime autoritaire. Des gouvernements imposent des travaux forcés à leurs citoyens, laissant peu de recours aux victimes. La multiplicité des conflits armés, l’instabilité politique ainsi que les catastrophes naturelles forcent les populations à se déplacer pour chercher refuge. Ces réfugiés privés de protection légale sont plus vulnérables à l’assujettissement. Et des États comme la Mauritanie perpétuent un long héritage d’esclavage et d’inégalités discriminant certaines minorités. Les personnes les plus touchées par l’esclavage moderne restent les enfants, les migrants et les femmes, lesquelles représentent presque 50% des esclaves modernes recensés. En effet, les femmes et les filles sont plus affectées par le risque de mariage forcé. 68% des victimes s’avèrent être féminines. Les migrants, quant à eux, sont trois fois plus susceptibles d’être contraints au travail forcé que les personnes non-migrantes. Un peu partout dans le monde, le sentiment anti-immigration se renforçant, notamment en Europe, ils se trouvent confrontés à des dangers importants en fuyant leur pays. Les personnes appartenant à des groupes marginalisés en raison de leur ethnie, religion, genre, orientation sexuelle, etc. sont aussi exposées au risque d’être assujetties. Notre impact sur l’esclavage moderne Bien que peu de pays occidentaux soient concernés par l’esclavage moderne, nos sociétés consuméristes y contribuent considérablement. Il y a dix ans le Rana Plaza s’effondrait au Bengladesh, faisant 1100 morts. Ce bâtiment accueillait des ouvriers travaillant pour les marques H&M®, Zara® ou encore Primark®. Malgré la médiatisation de cet évènement tragique, nos habitudes de consommation n’ont toujours pas évolué, bien au contraire. En quinze ans, l’industrie textile a doublé de taille. Chaque année 56 millions de tonnes de vêtements sont vendus, avec une part toujours plus conséquente de fast fashion (renouvellement ultra-rapide des collections). Plusieurs ONG alertent depuis plusieurs années sur les conditions de travail dans les usines fournissant certaines marques de prêt-à-porter. C’est le cas du géant chinois Shein®, au sujet duquel certaines associations comme Public Eye ont dénoncé depuis plusieurs années le recours au travail forcé des Ouïghours, population de la région de Xinjiang victime de génocide opprimée par le régime chinois. En Europe en 2020, c’est l’association de défense des droits des travailleurs Labour Behind the Label qui dénonçait les conditions de travail déplorables chez certains fournisseurs du groupe d’habillement britannique Boohoo®. Ces derniers avaient recours à des pratiques abusives et illégales : locaux insalubres, salaires dérisoires ou non versés et temps de travail inhumain. Le boycott comme arme citoyenne Aux États-Unis en 2022, Joe Biden a signé un texte de loi qui interdit l’achat d’objets confectionnés dans la région du Xinjiang. L’union européenne La même année, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann publiait sur Instagram une liste de plus de 70 marques « accusées de bénéficier du travail forcé » de la communauté ouïghour intitulée « liste de la honte ». Parmi les marques citées : Apple®, Bosch®, Google®, Nike®, Nintendo®, Volkswagen®, Zara® ou encore Victoria's Secret®. En fin d’année dernière, il appelait sur BFMTV à lutter contre le travail forcé des Ouïghours en bannissant les produits fabriqués dans ces conditions. Dernièrement, le Parlement européen a approuvé une proposition directive qui pourrait contraindre les multinationales à respecter les droits humains et environnementaux sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Les entreprises qui ne respecteront pas leurs obligations se verront imposées de lourdes amendes pouvant aller jusqu’à 5% de leur chiffre d’affaires net mondial. En refusant d’acheter des articles qui participent à ce système, nous pouvons en effet lutter contre l’esclavage moderne et prendre notre part de responsabilité.

  • Journée internationale de la charité: main dans la main contre la pauvreté

    Nous parlons parfois de « charité », laissant supposer dans les esprits de certains un rapport hiérarchique, une distance entre celui qui aide et le « pauvre nécessiteux ». Pour cette Journée spéciale du 5 septembre qui célèbre la charité et qui a pour but de lutter la pauvreté, nous avons plutôt choisi de mettre en avant l’« entraide ». Celle qui rapproche, celle qui voit en l’autre son semblable, celle qui nous permet de lutter ensemble contre la misère. Dans le monde, 3,5 milliards de personnes vivent avec moins de 5,5 dollars par jour, c’est-à-dire environ 152 euros par mois. En France, 9,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Il correspond à environ 660 euros par mois pour une personne seule. La pauvreté ce n’est pas pouvoir répondre à ses besoins de base : se nourrir, se vêtir, se loger. C’est aussi un facteur d’exclusion sociale : la pauvreté isole. Voici pourquoi il est important pour cette Journée, de mettre l’accent sur l’entraide. Mais l’entraide ne concerne pas seulement le domaine de la pauvreté, elle s’étend dans tous les champs de nos quotidiens et peut s’adresser à toute personne qui a besoin d’aide. Familles, amis, collègues de travail et des personnes que nous ne connaissons pas encore : patient en service hospitalier, personnes âgées en Ehpad, jeunes en réinsertion. Et la meilleure façon d’aider son prochain, c’est de s’engager auprès d’une association. Ainsi, Humains en action a préparé une sélection d’associations qui pourront vous permettre d’apporter votre aide : -Les « Restos du cœur » : fondée par Coluche en 1985, elle a pour but de fournir une aide alimentaire et de favoriser l’insertion sociale des plus démunis ; -La fondation Abbé Pierre : elle est spécialisée dans l’accès et le maintien au logement et la lutte contre l’habitant indigne ; -Emmaüs : l’association propose des produits d’occasion à bas coût, mais fournit aussi une aide à l’insertion sociale. -Petits frères des Pauvres : l’association lutte contre l’isolement des personnes âgés, en leur proposant des solutions d’écoute, d’échanges mais aussi des aides concrètes (logement, handicap…etc) ; -Voisins solidaires : chaque année l’association organise la « Fête des voisins » en France et permet d’œuvre au rapprochement des personnes au niveau local. -Cap jeunesse : association qui permet d’aider les jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle. Et si vous n’avez pas assez de temps, de simples gestes quotidiens peuvent parfois illuminer la vie de bien des personnes. Comme disait, Mère Térésa (1910-1997), religieuse catholique qui a voué sa vie à aider les plus pauvres : « Nous ne serons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire ». Journée Internationale de la charité: main dans la main contre la pauvreté.

  • Humains en action au Festival Alternatiba

    Humains en action était de passage à Genève pour assister au Festival Alternatiba, lors de la "semaine des actions locales pour un impact global" qui se tenait du 28 août au 1er septembre. Au programme : des expositions, un village des alternatives auquel participaient de nombreuses associations engagées pour la protection de l'environnement, des concerts et même une animation participative autour des tambours amérindiens. Retour en images !

  • L'amitié : un sentiment en voie de disparition ?

    L'autre jour, nous sommes tombés par hasard sur cette petite phrase : "si tu veux véritablement connaître le cœur d'une personne, observe comment elle se comporte avec les gens qui ne peuvent plus rien lui apporter..." Après quelques recherches, il s'agirait d'une citation issue de la sagesse hindoue. Quoi qu'il en soit, cette phrase vient à point nommé, dans le contexte de crise économique, sociale et géopolitique actuelle qui favorise le repli sur soi et l’égoïsme de survie. Elle résonne aussi particulièrement juste, lorsque l'on veut distinguer les vrais amis des personnes de l'entourage qui ne sont muées que par un intérêt, quelles qu'en soient la forme ou les motivations. Car les vrais amis sont rares. Il est même coutumier de dire qu'on ne peut les compter que "sur les doigts d'une main", et encore... "Si tu veux véritablement connaître le cœur d'une personne, observe comment elle se comporte avec les gens qui ne peuvent plus rien lui apporter..." Ne nous y trompons pas ; membres de la famille, voisins, collègues ne sont pas systématiquement voués à être ou à devenir nos amis. Cela peut attrister, mais c'est ainsi. Les affinités de surface et l'intérêt à court terme priment, bien souvent, sur le sentiment de longue durée. Pour autant il ne faut pas désespérer de la nature humaine. Elle est ce qu'elle est, et les humains font ce qu'ils peuvent, surtout lorsqu'ils sont confrontés à des difficultés ou à leurs propres peurs. Et puis, même rare, l'amitié existe, on l'a déjà rencontrée. Ce noble sentiment a même sa journée mondiale. Le saviez-vous ? C'était il y a deux jours. Convaincue que c'est justement dans la tempête qu'il faut savoir redonner à l'amitié ses lettres de noblesses, notre association Humains en action est partie à la rencontre des passants pour leur demander ce que le mot "Amitié" signifiait pour eux. On vous laisse découvrir leurs réponses. "Même rare, l'amitié existe, on l'a déjà rencontrée." Pour visionner le micro-trottoir de l'amitié cliquer ici

  • Joyeux anniversaire Edgar ;-)

    Aujourd'hui notre parrain Edgar Morin fête ses 102 ans ! Notre association Humains en action est très heureuse de célébrer la naissance de ce grand monsieur qui n'a jamais cessé d'être un ardent défenseur de l'humanisme, des droits, de la planète, de la diversité dans toute sa complexité et de la capacité de résistance. On en profite pour envoyer aussi à ses proches et ses amis humanistes toutes les bonnes énergies en ces temps troublés. On en a bien besoin.

  • Agir pour le cœur des femmes

    Humains en action soutient l’association Agir pour le Coeur des Femmes N’hésitez pas à faire des dons pour que le Bus du cœur des femmes, qui a été brûlé lors des émeutes, puisse de nouveau rouler dès septembre. Pour faire des dons c'est ici : https://www.helloasso.com/associations/agir-pour-le-coeur-des-femmes/collectes/apres-l-incendie-un-nouveau-bus-du-coeur-des-femmes Vos dons contribueront à aménager un nouveau Bus et sa remorque (cabines de consultation, box, adhésivage, chaises, tables…) pour accueillir les femmes dans les meilleures conditions. L'association Agir pour le cœur des femmes les utilisera aussi pour acheter le matériel médical nécessaire au dépistage (électrocardiogramme, auto-tensiomètres, table d’examen…) et des outils de communication (kamémonos, documents de prévention, vêtements pour les bénévoles, outils signalétiques…). Grâce à vous, des professionnels de santé bénévoles pourront continuer d'être mobilisés sur tout le territoire. Et de nombreuses femmes pourront bénéficier de précieux services médicaux.

  • LGBTQIA+ : et si on avait juste droit à la différence, dans l’indifférence ?

    En juin, dans plusieurs villes du monde, on célèbre le « jour des fiertés ». Parti d’une protestation, ce mouvement a pour but de défendre et de soutenir les droits à la liberté et à l’égalité des personnes qui ont des orientations sexuelles différentes du modèle hétérosexuel dominant. Cette revendication prend ses racines dans la lutte contre les violences et la discrimination dont ont été, et sont encore victimes, les personnes désignées aujourd’hui sous le sigle un peu « barbare » de LGBTQIA+ ou de LGBTQQI2SAA. Si vous êtes capable de faire correspondre chacune de ces lettres à un mot complet, je vous tire mon chapeau. À titre personnel, j’ai toujours eu du mal avec les sigles qui visent à désigner les êtres humains, parce que même s’ils ont vocation à décrire plus précisément des « profils » pour qu’ils puissent affirmer leur identité ou pour qu’ils puissent parfois être entendus et défendus ; ces successions de petites lettres peuvent aussi avoir pour conséquence d’étiqueter, de pointer du doigt, de stigmatiser, de marginaliser, voire de discriminer les personnes concernées. Ainsi en est-il dans d’autres domaines que la sexualité. Pauvres SDF, PMR, DE et autres SMICARS ! qui font oublier que l’on parle, avant tout, d’hommes et de femmes « sans domicile fixe », de « sans abris », de « personnes à mobilité réduite », de « demandeurs d’emploi » ou de personnes touchant un « salaire minimum » largement insuffisant pour faire face aux besoins de première nécessité et aux crises économiques, sociales et sanitaires successives. Dans le registre des religions et des origines ethniques ou nationales, chacun y va aussi de son étiquette ou de son label. Blacks, Blancs, Beurs, Asiats, Latinos et autres appellations d’origine se bousculent au portillon. Ainsi va la vie. Pour les uns, porter son genre ou son orientation sexuelle en étendard est tout aussi légitime que d’être fiers de ses origines ou de ses croyances, surtout quand il a fallu - et quand il faut encore - se cacher pour être libre d’être qui l’on est et d’aimer qui l’on veut. Pour les autres, porter son orientation sexuelle ou ses origines importe peu, car cela ne génère pas de regards fuyants ou agressifs, de phrases gênées ou assassines, de discrimination familiale, sociale ou à l’embauche, de brimades ou de coups violents. Et pour d’autres encore, s’afficher Gay Friendly relève de la dernière tendance à la mode, pas toujours sincère, pourvu qu’il s’agisse de faire grimper l’audimat ou d’acquérir de nouvelles parts de marché bien lucratives. Pour de nombreuses marques, le Pink Washing est bien lancé ! Que l’on soit hétérosexuels, lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, non-binaires, agenres, cisgenres, queers, en questionnement sur sa sexualité, intersexes, bispirituels, androgynes ou asexuels, cela ne devrait poser de problème à personne ; de la même manière que de pratiquer ou non une religion, d’avoir ou non des opinions politiques, d’avoir telle ou telle couleur de peau. Si chacun respectait les droits fondamentaux des êtres humains à vivre, travailler, penser, s’exprimer et aimer librement (dans le respect et le consentement bien sûr), personne ne devrait avoir à compenser la honte qui s’abat sur sa « différence » en affichant des étendards arc-en-ciel. Si chacun respectait les droits fondamentaux des êtres humains à vivre, travailler, penser, s’exprimer et aimer librement (dans le respect et le consentement bien sûr), personne ne devrait avoir à compenser la honte qui s’abat sur sa « différence » en affichant des étendards arc-en-ciel. Les hétérosexuels sont-ils obligés de défiler une fois par an pour dire qu’ils sont fiers d’être hétéros ? Non. Ils et elles sont naturellement autorisés et adoubés par l’opinion générale. Ils pourront s’afficher en public, se tenir la main, s’embrasser, se mettre en ménage, être fiers de s’aimer. Cela ne choquera (presque) personne. Encore qu’aimer qui l’on veut (même en étant hétérosexuel) reste ou devient un problème de plus en plus inquiétant, dans plusieurs pays du monde. Mais que les choses soient claires, il ne s’agit pas ici de dénoncer la marche des fiertés. Il ne s’agit pas de dire aux LGBTQIA+ « rentrez chez vous, on vous a déjà assez vu ! Il n’y a pas de problème. Circulez. Il n’y a rien à voir.» Cette marche reste malheureusement nécessaire pour rappeler le nombre croissant de meurtres et de violences dont sont victimes les personnes humaines cachées derrière des sigles peu compris du grand public. En effet, les personnes LGBT peuvent légalement être licenciées de leur emploi dans de nombreux États simplement parce qu’elles sont homosexuelles ou transgenres. Beaucoup d’entre elles déclarent avoir dû cacher leur identité au travail pour éviter la discrimination, y compris dans des pays qui ne pénalisent pas les personnes LGBT. Faut-il rappeler que, selon le rapport 2020 de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (Ilga), l’homosexualité est réprimée par la loi dans encore 69 pays du monde ? Faut-il rappeler que la peine de mort est la sanction prévue en cas de relations sexuelles entre adultes de même sexe dans six pays : l’Arabie saoudite, le Brunei, l’Iran, la Mauritanie, le Nigeria, le Yémen et l’Ouganda qui vient de grossir les rangs des pays qui ne respectent pas les droits humains à ce sujet. En effet, dans les dernières réglementations en date, a été adoptée ce printemps, en Ouganda, la « loi anti-homosexualité 2023 », l’une des plus répressives au monde. Selon le texte, toute personne commettant un acte d’homosexualité aggravé, devient « passible de la peine de mort », ce qui signifie que les récidivistes pourront être condamnés à être tués. La loi impose, par ailleurs, à tout citoyen de « dénoncer une personne qu’elle soupçonne ou croit être homosexuelle ». Cela signifie que chaque personne en Ouganda devient un bras armé de la police nationale et que la « chasse aux gays » pourra officiellement commencer. Une chasse aux LGBT purement légale dans ce pays, mais qui ne saurait minimiser celle pratiquée en catimini, certains soirs, par des groupes de personnes qui viennent « casser du pédé ou de la gouine » dans les rues ou les transports plus ou moins bien fréquentés de nos villes françaises. Mais qui s’en soucie ? Une chasse aux LGBT purement légale en Ouganda, mais qui ne saurait minimiser celle pratiquée en catimini, certains soirs, par des groupes de personnes qui viennent « casser du pédé ou de la gouine » dans les rues ou les transports plus ou moins bien fréquentés de nos villes françaises. Alors, à quand la possibilité pour les LGBTQIA+ de passer inaperçus malgré leur différence ? À quand le droit à l’indifférence dont bénéficient les personnes hétérosexuelles qualifiées d'« homme » ou de « femme » à la naissance ? À quand le simple droit d’être juste des humains, comme les autres, envisagés comme tels, égaux et libres en droit et dans leur vie de tous les jours ? Michelle Jean-Baptiste Et si vous voulez comprendre le détail du sigle LGBTQIA+ ou en savoir plus sur les difficultés liées au Coming out, lisez les chroniques rédigées par Paul. C’est ici en liens cliquables. LGBTQQIAA+, ça veut dire quoi ? Vous vous sentez un peu has been car vous ne comprenez plus ce que tous ces sigles et acronymes veulent dire ? Pour vous, le « L » signifie « for the way you Look at me » de Franck Sinatra ? Pas de panique, l’association Humains en action s’occupe de tout, et vous deviendrez incollable sur le sujet ! Le premier sigle (et le plus célèbre), le LGBT, est apparu aux alentours des années 70. Tous les nouveaux termes (LGBTQI+, LGBTQ+, LGBTQIA+ ou LGBTQQI2SAA) ont vu le jour dans le courant des années 2010, dans un objectif de créer un sigle plus inclusif, l’ancien ne répondant alors plus à toutes les identités sexuelles et de genre. Décryptons-les ! L : Cette lettre représente les personnes lesbiennes. Il s’agit de femmes qui sont attirées par d’autres femmes, romantiquement et sexuellement parlant. G : Cette lettre représente les personnes gays. Il s’agit d’hommes qui sont attirés par d’autres hommes, romantiquement et sexuellement parlant. B : Cette lettre représente les personnes bisexuelles. Il s’agit d’hommes et de femmes qui sont autant attirés par les hommes que par les femmes, romantiquement et sexuellement parlant. Il est possible de ressentir une attirance envers les deux genre de manière simultanée, ou bien différées pendant différentes périodes de la vie. T : Cette lettre représente les personnes transgenres (on parle de transidentité). Il s’agit de se définir autrement que par le genre qui nous a été attribué à la naissance par notre sexe. Une personne transgenre peut réaliser des opérations chirurgicales ou NON. À noter : À l’inverse, être cisgenre signifie se sentir en adéquation avec le genre qui nous a été attribué à notre naissance en fonction de notre sexe (exemple : je suis né avec un pénis, je suis donc considéré homme et je me sens homme, alors je suis cisgenre. Q : Cette lettre représente les personnes queers. Elles ne sont pas définies par une caractéristique particulière si ce n’est qu’elles s’excluent de ce que représente la définition de l’hétérosexualité. En un sens, il s’agit également d’un mot générique qui permet d’inclure toutes les personnes LGBTQQI2SAA, et de la ré-appropriation d’une insulte (signifiant « bizarre » ou « étrange ») longuement utilisé dans les pays anglophones contre les hommes féminins et les femmes masculines. Q : Cette lettre représente l’aspect « en questionnement ». Terme là aussi assez générique, il représente le processus de questionnements qu’un individu va être amené à se poser dès lors qu’il aura des doutes sur son identité de genre ou sa sexualité. I : Cette lettre représente les personnes intersexes. Il s’agit de personnes nées avec des caractéristiques sexuelles particulières ne permettant pas de les assigner de manière binaire (soit homme, soit femme). En l’espèce, c’est un cas rare, mais qu’il faut bel et bien prendre en compte. Dans la plupart des cas, les nouveaux-nés subissent de très grosses opérations correctives à la suite de leur naissance. Ces opérations ont pour but de les faire rentrer dans cette binarité dictée par la société, au détriment de la santé des nouveaux-nés. De nombreux témoignages font surface ces derniers temps afin de dénoncer les procédés médicaux peu souvent éthiques, qui obligent des très jeunes individus à subir des opérations très graves avec un traitement particulier qui produira énormément d’effets secondaires. Il est temps de mettre fin aux tortures médicales afin de coller aux diktats moyenâgeux. 2S : Ce sigle reprend le terme autochtones d’Amérique du Nord « two spirit », aussi connu en France pour « bispiritualité ». Il s’agit de se définir comme homme ET femme à la fois. A : Cette lettre représente les personnes androgynes. Il s’agit d’individus se définissant entre les genres hommes et femme, au travers de leur apparence physique (tenue vestimentaire comprise). À noter : Leur caractéristique est purement d’apparence physique, et non pas biologique. A : Cette lettre représente les personnes asexuelles. Ces personnes n’éprouvent aucune attraction sexuelle pour qui que ce soit : à comprendre vis-à-vis d’elles-mêmes, ou d’autres personnes. Pour autant, par pression sociale ou pour faire plaisir à l’autre, les personnes asexuelles peuvent avoir des relations sexuelles. Elles n’en tireront aucune satisfaction, si ce n’est la satisfaction de faire plaisir à l’autre. À ne pas confondre avec l’abstinence sexuelle, qui s’avère dans ce cas être un choix. Le + : Très souvent à la fin de plusieurs sigles, vous retrouverez le « + » dans l’optique de vouloir dire « et tous les autres ». C’est une façon de pouvoir/vouloir inclure le plus de monde se sentant en dehors des « clous » de l'hétérosexualité cisgenre.

  • Le coming out de nos jours: nécessité ou tradition ?

    C’est à la fin du XIXe siècle que l’idée du coming out fait son apparition. Sous l’impulsion de Karl Heinrich Ulrichs, défenseur allemand des droits des homosexuels, les témoignages de personnes concernées vont se multiplier sur les décennies à venir, bien que très peu osent prendre la parole. Le défenseur des droits légitime le coming out par le fait de devoir rendre officiel l’existence de personnes homosexuelles afin de sortir de l’ombre. Effectivement, l’invisibilité de la chose était un obstacle majeur à ce que l’opinion public puisse changer face à ce sujet. À ce jour, la place des personnes LGBTQIA+ a bien changé. Si de nettes améliorations sont en effet visibles, il demeure que l’homophobie récupère peu à peu de l’espace en France (et dans plusieurs pays du monde). La représentation des personnes queer (voir notre article portant sur le mot QUEER) a su évoluer de manière exponentielle au cours de ces deux dernières décennies, et a fait un bond vertigineux sur les quelques années passées. Au travers des émissions de divertissement sur les chaînes publiques ainsi que (et majoritairement) des séries Netflix mettant en avant des protagonistes ouvertement homosexuels, ont permis la démocratisation sur cette orientation sexuelle jusqu’alors jugée comme étant « déviante ». Cette pratique a permis d’éveiller un large public aux souffrances que peuvent subir cette communauté via la lgbtphobie (aussi connue sous le terme d’homophobie) quotidienne, mais paradoxalement, elle a aussi permis la montée d’un nouveau complot : celui de la croyance du lobby LGBT. Le lobby LGBT, à en croire la manière dont ils le définissent, semblerait chercher à « convertir » la population à l’homosexualité (nous vous invitons à aller lire notre article portant sur le LOBBY LGBT). De nos jours, certains de la communauté homosexuelle ne souhaitent plus avoir à devoir passer par l’étape du coming out. Enfin visibles et reconnus dans cette société, l’utilité première du coming out est révolue. Ce procédé anciennement libérateur se trouve aujourd’hui à avoir un rôle inverse : les personnes ayant à faire leur coming out se sentent enfermées dans cette image où leur orientation sexuelle semble les définir. Il faut garder à l’esprit qu’il y a autant de façons de faire un coming out qu’il y a de personnes le faisant, et de personnes à qui il s’adresse. Aussi, si le coming out appartient à celui qui souhaite le faire ou non, il ne faut pas oublier le vice se cachant dans le principe de outé (= rendre publique l’homosexualité d’une personne sans son consentement ou sans lui demander la permission) une personne jusqu’alors simplement in (= personne se sachant homosexuelle mais ne l’ayant pas ouvertement dit). Nous recevons le témoignage d’Antoine* (son prénom a été modifié) afin d’en apprendre davantage sur le vécu d’un coming out. « Le coming out pour moi a toujours été quelque chose de compliqué. Qu’importe ce que les détracteurs peuvent dire, l’homosexualité est tout sauf un choix. Vous savez, on croit souvent que le plus compliqué est d’assumer le regard des autres sur nous, mais en fin de compte, du moins pour ma part, ça a d’abord été d’assumer mon propre regard sur moi-même. Je me posais des questions qui n’avaient aucun sens. Je portais des conclusions sans réfléchir. Je me souviens mettre dit « tu ne peux pas être gay, tu veux fonder une famille », comme si c’était antinomique. Vous savez, on vous éduque avec une vision très hétéronormée (qui inclut des objectifs de vie autour de l’hétérosexualité, être en couple avec une femme quand on est un homme) et le simple fait d’adopter une pensée qui diverge totalement de tout ce qu’on vous a appris, fait de vous votre ennemi numéro 1. Je me suis rendu compte de mon homosexualité peu de temps après mes 16 ans. Quand je dis que je m’en suis rendu compte, bien évidemment j’ai toujours eu des doutes auparavant, mais je me suis réellement permis d’être moi-même avec…moi-même à compter de ce moment. J’ai profité de partir 1 mois de chez ma maman pour lui annoncer par SMS. Vous savez, c’est toujours à la personne à qui vous tenez le plus, que la simple idée de pouvoir la décevoir vous tue. Ça a été le cas pour moi ce soir là, où j’ai vécu ma première crise d’angoisse et où je me suis vu devoir m’excuser pour qui j’étais, quitte à légitimer son abandon. « Je comprendrai si tu veux couper les ponts dorénavant », lui avais-je écrit. On active le mode avion, on se met en boule dans le coin de la pièce où on se trouve et on ne dort pas de la nuit. Jusqu’au petit matin où on se rend compte que cette personne nous a répondu, par chance de mon côté il s’agissait d’un message positif. Je souhaite appuyer sur le fait qu’il s’agisse réellement d’une chance, car beaucoup de mes frères et soeurs n’ont malheureusement pas ce privilège et se retrouvent bien souvent à la rue, sans aucune solution à porter de main. À la rue pour être qui ils et elles sont, sans avoir rien demandé à qui que ce soit. 6 mois plus tard, lors d’une discussion en vélo avec mon père, je lui fais une annonce bien moins scénarisée qu’à ma mère où je lui annonce être gay. Qu’on le veuille ou non, le coming out reste un acte politique. À travers mon discours, j’attendais une réaction nulle de sa part. Je me disais « toi qui as toujours été con, sois le une fois de plus ». Et contre toute attente, sa réaction a été sage et tendre. Spoil alert : ça n’a pas duré, j’ai appris quelque temps plus tard qu’il passait ses soirs à pleurer en disant « mon fils est pédé, que c’est dur », suivi d’un tas de phrases à caractère homophobe. Spoil alert n°2 : le terme pédé est homophobe. Mais il s’agit d’un débat parallèle sur lequel on arrivera à obtenir gain de cause, j’y crois. À la suite de ces évènements, j’ai été amené à subir le fait d’être outé. Pour vous la faire schématiquement, c’est comme si on vous prenait quelque chose qui n’appartient qu’à vous, et qu’on le dévoilait à qui veut l’entendre. Les gens aiment penser qu’il s’agit là d’un acte anodin. « Ça va, on pensait bien faire ! », oh que je l’ai entendue trop de fois, cette phrase. Je ne vous ai rien demandés, je vous en prie, restez à votre place. De ce fait, ma belle-mère a annoncé à ma grand-mère mon homosexualité, et quelques années plus tard, mon frère l’a déclaré à l’autre partie de la famille. Révélation banale ou geste violent, lequel choisiriez-vous ? Je vais vous le dire, il s’agit d’un geste violent : je souhaitais garder le secret auprès de mes grands-parents car ils sont d’une époque bien antérieure à celle que nous vivons. Je n’avais pas envie de créer une discorde de plus dans cette famille, qui n’en avait certainement pas besoin ! Les gens ne se rendent pas compte à partir du moment où ça ne les impacte pas directement. Rendre quelqu’un out sans son consentement peut se révéler dangereux, nous ne sommes jamais à l’abris d’une mauvaise réaction suite à ce genre d’annonce. Dans mon cas présent, mes grands-parents auraient juste pu arrêter de me parler, sans grande conséquence physique. Mais selon les personnes, ils peuvent adopter des comportements violents envers la personne qui se fait outé. Je suis d’avis à dire que toute personne n’ayant pas à réaliser de coming out ne pourra jamais savoir ce que ça fait. On se sent « rabaissé » à notre orientation sexuelle, alors que nous sommes tellement plus ! Nous parlons souvent d’égalité et que le monde actuel accepte totalement l’homosexualité, voire qu’il n’y a plus aucune différence entre les homos et les hétéros. C’est faux. Le jour où nous n’aurons plus ce devoir de déclarer à des gens à qui nous ne devons rien qui nous sommes simplement au travers d’avec qui nous couchons, seulement là nous aurons passé une étape. Aussi, j’aimerais juste porter à la connaissance de toutes et tous, un coming out n’est en rien un passage obligatoire, faites-le si vous en ressentez le besoin et abstenez-vous si vous n’en avez pas envie. Seul vous êtes maître de votre destin. En ce mois des fiertés, nous restons fort.es, nous restons soudé.es, et surtout nous restons fier.es. »

  • Aux origines du mois des fiertés : les émeutes de Stonewall

    Le mois du juin est l’occasion de célébrer dans plusieurs pays du monde le combat pour les droits LGBTQIA+. D’abord limité aux Pride et aux Marches des fiertés - manifestations destinées à revendiquer la liberté et l’égalité des orientations sexuelles et des identités de genre - , l’événement s’est progressivement étendu à tout le mois de juin. Mouvement venu des États-Unis, Bill Clinton est le premier président a déclaré officiellement le mois de juin comme étant le mois des fiertés en 1999. Aux origines de cet évènement : les émeutes de Stonewall. Pour comprendre l’origine de ces Marches et plus largement le mois des fiertés, il faut remonter une cinquantaine d’années en arrière. Direction la ville de New York, dans la nuit du 27 au 28 mai 1969. À cette époque, l’homosexualité est pénalisée et les bars ne sont pas autorisés à servir des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles ou transgenres, à l’exception de certains bars tenus par la mafia qui contourne la loi grâce à la corruption. La majorité d’entre eux sont obligés de mener une double vie. Dans la « Big Apple », certains trouvent refuge dans les bars gays et lesbiens de Christopher Street, artère principale de Greenwich Village. Ces lieux constituent leurs seuls points de rencontres, mais les descentes de police sont fréquentes. Les drag Queen sont systématiquement contrôlées et embarquées. Lors de l’année 1969 ont lieu les élections municipales, le maire démocrate sortant, John Lindsay, veut prouver qu’il lutte contre la criminalité et ordonne des raids dans les bars de Greenwich Village. Le soir du 27 mai, la police décide de faire une descente dans le Stonewall Inn, club clandestin privé et insalubre. La confrontation commence à dégénérer et des clients sont battus violement à même le sol et arrêtés de façon arbitraire. Mais c’est la fois de trop et ils décident de ne pas se laisser faire. Ils commencent à protester en lançant des projectiles sur la police. Dans la rue, quatre cent personnes s’agglutinent devant le Stonewall Inn, parmi elles, habitants du quartier, drag queen, homosexuels et activistes. La foule se déchaîne, jets de pierres, pièces, bouteilles en verre, c’est une révolution. Les forces de l’ordre perdent la maîtrise de la situation et sont obligées de battre en retraite à l’intérieur du bar. Le raid conduit à trois nuits de protestations et de confrontations dans les rues de Christopher Street. Stonewall Inn devient alors un symbole de l'affirmation de la cause homosexuelle et de leur résistance face aux abus qu'ils subissent. Un an jour pour jour après les émeutes de Stonewall, acte de naissance du mouvement LGBT américain, 2000 manifestants défilent pour la Christopher Street Gay liberation day parade, ancêtre des Pride. Ils marchent de Greenwich Village jusqu’à Central Park, affichant les slogans « Gay is good », « Je suis ton pire cauchemar et ton plus beau fantasme » ou encore « Sortons du placard ». La révolte s’accompagne d’une politisation du mouvement. Il voit la création d’organisations de défense des droits homosexuels comme le Gay Liberation Front présidé par Craig Rodwell, organisateur de cette première Marche des fiertés. Presque cinquante ans plus tard, en 2016, le président Barack Obama désigne le site des émeutes comme monument national en reconnaissance de la contribution de ces événements aux droits des homosexuels. La mairie de Paris a quant à elle inauguré en 2019 la Place des émeutes de Stonewall au sein du quartier du Marais. Article écrit par Cannelle Louisy-Gabriel

  • Des nouvelles des gagnants du Prix Humains en action !

    Comme vous le savez, l'association Cartons Gratuits a remporté, l'année dernière, la première édition "étudiants et jeunes actifs" du Prix Humains en action avec son projet solidaire de plateforme écologique pour récupérer gratuitement des cartons à proximité de chez soi auprès de commerçants locaux. Depuis, Cartons Gratuits continue de mener ses actions. Des actions relayées par les médias, notamment sur BFM Lyon. Humains en action se réjouit que Cartons Gratuits poursuive sa lancée pour developper son projet écologique, social et solidaire. Pour voir le reportage vidéo de BFM TV Lyon c'est ici.

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