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  • Les femmes, longtemps opprimées, s’émancipent difficilement

    La situation des femmes progresse nettement en Occident depuis une soixantaine d’années, même si beaucoup de chemin reste à faire. Mais il n’en est pas de même dans les pays en voie de développement. Pas facile de vivre dans un monde dominé par les hommes … Les filles et les femmes, la moitié de l’humanité actuelle, 4 milliards d’êtres humains, vivent depuis la nuit des temps dans des sociétés patriarcales. Dans l’histoire, l’homme a toujours exercé le pouvoir - à quelques exceptions près - à tous les niveaux, aussi bien dans la sphère publique que privée, même si la situation a nettement bougé depuis une soixantaine d’années. Dans l’histoire, l’homme a toujours exercé le pouvoir - à quelques exceptions près - à tous les niveaux, aussi bien dans la sphère publique que privée, même si la situation a nettement bougé depuis une soixantaine d’années. Mais 60 ans, c’est bien peu face à 5000 ans de joies souvent, mais aussi d’obéissance, voire de soumission, d’humiliation, d’abus, d’exploitation, d’agression, de viol, de meurtre, … Certes, de nombreuses femmes s’épanouissent dans leurs vies au foyer, dans leurs vies de couples, dans l’éducation de leurs enfants, mais beaucoup d’autres veulent développer pleinement leurs capacités, en ne se consacrant pas uniquement à leurs familles. Le combat pour l’égalité de leurs droits avec les hommes continue, mais il est difficile, tant les mœurs, les traditions et les normes religieuses pèsent lourdement pour le maintien du patriarcat. La lutte est permanente, des faits récents nous le montrent. En 2017, le mouvement américain #MeToo visant à la prise de parole des femmes contre le viol et les agressions sexuelles a essaimé à travers le monde. Il a conduit à la condamnation en 2020 d’Harvey Weinstein, un ex-producteur de cinéma très puissant, à 23 ans de prison. Il avait été accusé de harcèlement ou d’agressions sexuelles par près de 90 femmes. Ce mouvement a atteint la France avec retard, en ce début d’année 2021, une vague d’hommes influents ayant été accusés d’agressions sexuelles à l’encontre de femmes, qui sont sorties de l’anonymat, avec les risques de réprobation publique que cela entraîne. Autre fait récent, l’annonce le 2 février dernier par le ministre de la justice que 90 femmes avaient été tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2020 dans l’Hexagone. Pas moins de 200 000 femmes par an subissent des violences sur notre propre territoire. Mais, comme quoi un combat n’est jamais gagné, le président de la Turquie Erdogan a fait savoir le 20 mars que son pays quittait la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, qui obligeait les gouvernements à mettre en place une législation réprimant entre autres la violence domestique, le viol conjugal et la mutilation génitale féminine. Décision inquiétante alors que les féminicides ( le meurtre des femmes) sont courants dans l’ancien Empire ottoman. Le président de la Turquie Erdogan a fait savoir le 20 mars que son pays quittait la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, qui obligeait les gouvernements à mettre en place une législation réprimant entre autres la violence domestique, le viol conjugal et la mutilation génitale féminine. De nets progrès en Occident De nets progrès en matière d’égalité ont cependant été réalisés depuis le début des années 60, portés par le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis (législation pour des salaires égaux, sur la non-discrimination des femmes, … ). Avec en France, le droit des femmes de travailler sans le consentement de leur mari en 1965 ; et les décisions juridiques concernant les enfants, alors uniquement dévolues au père, disparaissant en 1970. Des associations féministes plus radicales ont eu un rôle déterminant comme la création du Women’s liberation movement en Amérique dans les années 60 et le MLF en France en 1970. Des textes majeurs ont été votés à cette époque dans l’Hexagone, comme la loi Neuwirth (1967) légalisant la contraception, et la loi Veil (1974) autorisant le droit à l’avortement. Puis est venue notamment la loi sur les quotas obligatoires de femmes pour les mandats électoraux (2000), la loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes (2010). Les femmes ont désormais plus de place dans le domaine politique et économique, même si beaucoup de progrès reste à faire. Même si les avancées sont récentes, elles ont tout de même le mérite d’exister, car la situation contraste fortement avec le statut inférieur dévolu aux femmes avant les années 60. Des améliorations sensibles avaient certes été réalisées avec le droit à l’éducation dans la deuxième moitié du 19ème siècle en France, même si le droit de vote a seulement été reconnu en 1944 ... La Révolution française a certes été à l’origine de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789), mais la publication par Olympe de Gouges de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) n’a pas été suivi d’effet. Cette féministe d’avant-garde a même été guillotinée en 1793 ! Fait notable, le droit au divorce a été voté en 1792, mais était plus favorable au mari ! Le Code civil de Napoléon en 1804 restreint drastiquement ses possibilités. En 1816, il est carrément abrogé par la Restauration, comme « poison révolutionnaire », pour être rétabli seulement en 1884. Le reste de l’histoire n’a pas été favorables aux femmes, à part notamment le règne de quelques rares monarques. L’Egypte ancienne, la Grèce antique, l’Empire romain, le Moyen Age, la Renaissance, les Temps Modernes, n’ont pas donné de place véritable au « Deuxième Sexe » , comme Simone de Beauvoir titrera son livre en 1949, dans un ouvrage de 1000 pages qui a été une véritable bombe et a causé une grande indignation dans les milieux traditionnels . Des périodes particulièrement cruelles ont perduré longtemps : en Chine, la coutume des pieds bandés, qui consistait à réunir le talon des femmes à leurs orteils, pour les faire les plus petits possibles à des « fins érotiques », a duré 1000 ans, du 10ème au 20ème siècle. En Europe, des années 1400 jusqu’au 17ème siècle, durant la période dite de la « Chasse aux sorcières », de nombreuses femmes ont été brûlées vives pour des supposés faits de sorcellerie. Selon l’Eglise, les femmes, par nature « faibles », étaient plus sensibles au démon ! L’Egypte ancienne, la Grèce antique, l’Empire romain, le Moyen Age, la Renaissance, les Temps Modernes, n’ont pas donné de place véritable au « Deuxième Sexe » , comme Simone de Beauvoir titrera son livre en 1949. Mais il ne faut pas croire que cette période noire a disparu. Si les femmes en Occident ont vu récemment leur situation s’améliorer sensiblement, celles vivant dans les pays en voie de développement ont encore souvent un statut très inférieur à celui des hommes, notamment en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie, même si des progrès ont eu lieu, ça et là. La liste des abus est saisissante : absence de scolarisation ; interdiction de se déplacer ; travaux domestiques, qui virent à l’esclavagisme ; violences contre les femmes ; viols en temps de guerre ; mariages forcés ; port du voile intégral ; crimes d’honneur ( meurtre d’une femme perpétré en réaction à un comportement perçu comme ayant apporté le déshonneur à la famille) ; mutilations sexuelles ; interdiction d’avorter ; infanticides ( pour les filles nouvelles-nées, considérées comme des bouches inutiles) ; traite des femmes ; prostitution ; … Si les femmes en Occident ont vu récemment leur situation s’améliorer sensiblement, celles vivant dans les pays en voie de développement ont encore souvent un statut très inférieur à celui des hommes. La mutilation génitale des femmes Un éclairage particulier peut être fait sur une violence particulièrement barbare, celle de la mutilation génitale pratiquée généralement sur des jeunes filles entre l’enfance et l’adolescence, essentiellement dans l’Afrique subsaharienne et dans l’Afrique de l’Est ( Égypte, Éthiopie, Soudan, Somalie). Mais aussi sur certaines de ces jeunes filles qui se retrouvent dans les pays occidentaux, du fait de l’immigration de leurs familles. Elle peut entraîner des graves problèmes de santé, voire la mort : douleurs violentes, hémorragies, problèmes urinaires, kystes, infections, complications lors de l’accouchement, décès du nouveau-né, états de choc. Elles sont pratiquées avec un couteau ou avec une lame, avec ou sans anesthésie … Cette pratique est réalisée au nom des conventions sociales. Le but de la mutilation est de réduire la libido féminine, ce qui assurerait la virginité prénuptiale et aiderait les femmes à résister aux actes sexuels extraconjugaux. « On estime que plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes, toujours en vie, ont été victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 30 pays africains, du Moyen Orient ou de l’Asie où ces pratiques sont concentrées », explique l’Organisation mondiale de la Santé (3 février 2020). Autre traitement cruel le mariage forcé imposé aux femmes, qui se pratique au Maghreb, en Afrique subsaharienn e, au Moyen Orient, en Turquie, en Russie, en Asie du Sud-Est et dans le sous-continent indien (notamment en Inde, au Pakistan et au Bangladesh). Les conséquences sont souvent désastreuses : domination, humiliation, violences conjugales, grossesses non désirées, perte d’autonomie, séquestration, déscolarisation, … Les raisons du mariage forcé sont multiples : pour les familles pauvres, trouver un conjoint d’une famille plus riche ; pour les fa milles plus aisées, augmenter leurs patrimoines ; ou pour certaines castes en Inde, préserver les coutumes.

  • Faim dans le monde : la situation, catastrophique en 2020 en raison de la Covid-19, reste dramatique

    Du jamais vu depuis très longtemps ! La situation de la faim dans le monde, déjà tragique depuis quelques années, est devenue carrément catastrophique en 2020, en raison essentiellement des conséquences économiques de la crise du coronavirus. Le 1er décembre dernier, l’Organisation des Nations Unies (ONU) avait ainsi lancé un appel humanitaire record de 35 milliards de dollars (environ 30 milliards d’euros) pour 2021, la Covid-19 ayant fait des « ravages » et plongeant des centaines de millions de personnes dans la pauvreté. « Les budgets de l’aide humanitaire font face à des coupes terribles, alors que l’impact de la pandémie mondiale continue de s’aggraver », avait déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. D’ici à la fin 2020, expliquaient il y a à peine plus d’un mois les Nations Unies, environ 270 millions de personnes pourraient souffrir d’insécurité alimentaire aigüe – c’est-à-dire être touchées par la famine - sur l’ensemble du globe, soit plus de 80% de plus qu’avant la pandémie. « Un choix clair s’impose à nous. Nous pouvons laisser 2021 être l’année du grand retournement – l’effritement de 40 ans de progrès – ou nous pouvons travailler ensemble pour nous assurer que nous trouvons tous un moyen de sortir de cette pandémie », soulignait Mark Lowcock, chef du Bureau de la coordination humanitaire. « Le tableau que nous présentons est le plus sombre que nous ayons jamais exposé en matière de besoins humanitaires à venir (…) Le monde riche peut maintenant voir la lumière au bout du tunnel. Il n’en va pas de même dans les pays les plus pauvres », avait-il ajouté. « D’ici à la fin 2020, environ 270 millions de personnes pourraient souffrir d’insécurité alimentaire aigüe – c’est-à-dire être touchées par la famine - sur l’ensemble du globe, soit plus de 80% de plus qu’avant la pandémie. » Aux quatre coins du monde, ceux qui vivaient déjà sur le fil du rasoir sont touchés de manière très grave par la crise du coronavirus, qui induit la hausse des prix alimentaires, la baisse drastique des revenus, et perturbe fortement les chaînes d’approvisionnement. Autres problèmes, les catastrophes liées au réchauffement climatique et aux conflits meurtriers, qui ont des conséquences désastreuses sur la sécurité alimentaire. « La famine est aux portes de l’humanité » Confirmation écrasante de ce cataclysme mondial, le prestigieux et très sérieux prix Nobel de la paix avait été décerné le 9 octobre 2020 au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, un organisme siégeant à Rome, créé en 1961 pour lutter contre la faim dans le monde, employant pas moins de 17000 personnes. Le PAM avait ainsi été récompensé pour son combat contre la faim, notamment dans les zones de conflits. Selon les estimations de l’ONU, déjà en 2019, alors que la crise du coronavirus avait tout juste démarré, 690 millions de personnes dans le monde, soit 1 sur 11, souffraient de sous-alimentation chronique, sans compter celles touchées par la famine, qui atteignaient déjà 150 millions d’êtres humains. L’Asie concentrait alors la plus grande partie des personnes en souffrance chronique (381 millions), suivi de l’Afrique (250 millions), de l’Amérique latine et des Caraïbes (48 millions). Lors la remise formelle du prix Nobel de la paix au PAM, le 10 décembre 2020, David Beasley, le directeur exécutif de cet organisme, rappelait bien que 270 millions de personnes à travers le monde risquait de tomber dans la famine : « Ne pas répondre à leurs besoins entraînera une pandémie de faim, qui éclipsera l’impact de la Covid » avait-il prévenu. Et il ajoutait qu’il estimait de son devoir de dire la vérité au monde : «la famine est aux portes de l’humanité. Pour des millions et des millions de personnes sur terre ». Des pays sont actuellement dans des situations catastrophiques. Au Yémen, un conflit très meurtrier oppose depuis 2015 le gouvernement en place, appuyé par une coalition militaire dirigée par l’Arabie Saoudite, et les rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Désormais, plus de la moitié des 30 millions d’habitants du Yémen seront confrontés à des niveaux de crise d’insécurité alimentaire graves d’ici à la mi-2021, selon l’ONU (3 décembre 2020). « Selon les estimations de l’ONU, déjà en 2019, alors que la crise du coronavirus avait tout juste démarré, 690 millions de personnes dans le monde, soit 1 sur 11, souffraient de sous-alimentation chronique, sans compter celles touchées par la famine, qui atteignaient déjà 150 millions d’êtres humains.» En Syrie, environ 9 millions de personnes sont en situation de sous-alimentation, expliquait fin novembre dernier les Nations Unies. Et de s’alarmer le 16 décembre d’une souffrance exacerbée en cette période hivernale, après déjà près de 10 années de conflit dans le pays : « l’insécurité alimentaire et la malnutrition devraient augmenter considérablement ». Malheureusement, les plus jeunes sont souvent en première ligne dans ce désastre. Plus de 10 millions d’enfants en République démocratique du Congo, au Nigéria, dans le Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger), au Soudan du Sud et au Yémen « souffriront de malnutrition aigüe en 2021 » a déclaré en fin d’année dernière le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), avertissant que sans action urgente, les chiffres pourraient encore croître. La France n’est pas épargnée Certes, la famine est un phénomène très ancien. La Bible y fait référence comme un des 4 cavaliers de l’Apocalypse : la Conquête, la Guerre, la Famine et la Mort. Des grandes disettes de l’Egypte ancienne, comme celles très nombreuses du Moyen Age, de multiples catastrophes ont déjà eu lieu. Plus proche de nous, de 1959 à 1961, le « Grand bond en avant » de la Chine de Mao provoqua une énorme sous-alimentation, qui fit selon les estimations, entre 20 et 45 millions de victimes. Mais aujourd’hui, les chiffres avancés de morts possibles de la faim dans le monde sont beaucoup plus importants. Enfin les pays développés et la France en particulier sont aussi touchés par la faim, certes à un moindre degré, et par les conséquences du coronavirus. Dans l’Hexagone, plus de 9 millions de personnes, soit près de 15% de la population française, vivaient sous le seuil de pauvreté en 2019, selon l’INSEE, soit avant la pandémie, et l’aide alimentaire visait alors 5,5 millions de personnes. Mais avec le coronavirus en 2020 et cette année, de plus en plus de banques alimentaires voient arriver en nombre de nouvelles personnes en difficulté, notamment des jeunes. « Abdelsem Ghazi, Secrétaire général de la fédération de Paris du Secours populaire français alertait à la fin novembre dernier : « ces derniers mois, en France, la pandémie a fragilisé davantage les familles les plus démunies. Dès le début du confinement, les demandes d’aide ont augmenté de 45%. Aujourd’hui, les conséquences économiques et sociales de cette crise sont dramatiques pour des milliers de familles qui jusqu’alors parvenaient encore à subvenir à leurs besoins ». Même cri d’alarme de Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France, aussi à la fin novembre : « Aujourd’hui, à Paris et partout en France, la pauvreté ne cesse de gagner du terrain et menace des familles entières, qui n’arrivent plus à « joindre les deux bouts ». Avec la crise que nous venons de traverser, ce sont des milliers de personnes que se retrouvent au chômage et qui risquent, du jour au lendemain, de tout perdre ». La nécessité d’actions urgentes et d’amplitude Certes, au niveau mondial, des rayons d’espoirs apparaissent, avec la découverte des premiers vaccins contre la Covid-19, et deux milliards de doses, provenant de plusieurs candidats vaccins prometteurs, pourront être sécurisées, au cours du premier semestre 2021, pour protéger les groupes les plus vulnérables dans la plupart des pays de la planète, selon le Docteur Tedros, le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pour lui, en matière de pandémie, le bout du tunnel est en vue, « mais nous n’en sommes pas encore là et nous n’y arriverons qu’ensemble ». Mais la population mondiale atteint aujourd’hui 8 milliards de personnes, une grande partie de l’humanité n’aura donc pas accès rapidement aux vaccins contre le coronavirus. De plus, les conflits meurtriers ou les attentats continuent de faire rage dans de nombreux pays, tandis que le réchauffement climatique poursuit son œuvre de dévastation dans de nombreuses régions du globe. Les ravages socio-économiques de ces fléaux continuent à faire souffrir des millions de gens. La sous-alimentation et la famine risquent donc de perdurer encore longtemps, si des actions énergiques d’amplitude ne sont pas lancées d’urgence. #Humainsenaction, #droitshumains, #droitsdel'homme, #faim #précaritéalimentaire

  • La liberté d'expression toujours plus menacée

    La liberté d’expression, droit fondamental garantissant la démocratie et une multitude de libertés, est attaquée de plus en plus dans de très nombreux pays du monde. Quatre pays très influents sont à la manœuvre pour bâillonner leurs populations : la Chine, la Russie, l’Iran et la Turquie. En France, la liberté d’expression est généralement considérée comme un droit fondamental, presque au même titre que la possibilité de respirer, de boire, de marcher … Et pourtant nous oublions souvent que c’est un concept nouveau pour le plus grand nombre, qui a tout juste plus de 200 ans, ayant émergé difficilement depuis, en Occident essentiellement. Un droit quasiment inespéré, qui, déjà peu appliqué de par le monde en notre période contemporaine, est encore plus menacé ces dernières années. Notamment par les coups de boutoir de 4 pays très influents de la planète, la Chine, la Russie, l’Iran et la Turquie, qui travaillent souvent de concert pour s’attaquer au leadership des États-Unis, aujourd’hui affaibli. Nous devons nous rappeler que la liberté d’expression a été l’exception et non la règle, au minimum pendant plus de 5000 ans, tout au long de l’Histoire mondiale, qui a débuté avec la découverte de l’écriture. Pharaons tout-puissants, empereurs tyranniques, sultans sans pitié, monarques dominateurs, seigneurs arbitraires, présidents dictateurs, dirigeants ayant tous pouvoirs … Ils sont des milliers de personnages quasi-divins ou d’hommes politiques à s’être succédés et imposer leur joug à plusieurs milliards d’êtres humains. La quasi-totalité des populations n’a pas eu le droit de s’exprimer librement pendant plus de 50 siècles, sous peine de sanctions souvent terribles. Ce droit fondamental n’a été proclamé fortement que vers la fin du XVIIIème siècle, lors des avènements de l’indépendance des États-Unis d’Amérique et de la Révolution en France, dont les déclarations solennelles ont essaimé dans d’autres pays. La garantie de la démocratie et de l’égalité Ce principe est aujourd’hui menacé, et il faut s’en inquiéter. Car la liberté d’expression est la base même d’énormément de possibilités qui s’offrent à nous, pour l’épanouissement de chacun : libertés de parler, d’écrire, de la presse, de s’informer, d’avoir accès à Internet, de s’associer, de se syndiquer, de se réunir, de manifester, de militer, d’enseigner, de croire, de pratiquer sa religion, de se faire respecter, de vivre sa vie, … Droits à l’égalité, de vote, de pétition, à la vie privée, à la sûreté de sa personne, à l’enseignement, à la recherche, à la culture, à la création, la liste est très longue … Et puis, la liberté d’expression est aussi garante d’une forme de régime politique qui apparaît le plus juste : la démocratie, dans laquelle, malgré toutes ses imperfections, la souveraineté appartient au peuple. Car sans liberté d’expression, comment remettre en cause les dirigeants et leurs erreurs ou injustices, souvent très nombreuses ? Bien sûr, cette liberté ne vaut que si elle ne nuit pas de façon exagérée à la liberté d’autrui. Qu’elle ne porte pas aussi atteinte à la sûreté publique, à l’intégrité territoriale, à la sécurité nationale, à la prévention du crime, à la protection de la santé, de la réputation, des droits d’autrui, … C’est pourquoi les gouvernements démocratiques posent des limites à ce droit. La question est de savoir quand ils abusent de leurs censures, pour leurs propres intérêts. Le curseur est souvent difficile à positionner, d’où de multiples sources de polémiques. Justement, dans les pays aux régimes autoritaires, nationalistes ou dictatoriaux, qui sont légions, notamment en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, les dirigeants invoquent souvent de façon arbitraire, des outrages, mais aussi des conflits ou des attentats, pour sanctionner et réprimer certes parfois de façon nécessaire, mais aussi pour torturer, pour emprisonner longuement, voire pour condamner à la peine capitale. Dans de nombreuses nations, le blasphème, le fait de porter atteinte à la religion de l’État, peut conduire à de lourdes peines d’incarcération, ou même à la mort, comme en Arabie Saoudite, en Iran, au Pakistan, en Mauritanie ou au Nigeria. Dans de nombreuses nations, le blasphème, le fait de porter atteinte à la religion de l’État, peut conduire à de lourdes peines d’incarcération, ou même à la mort, comme en Arabie Saoudite, en Iran, au Pakistan, en Mauritanie ou au Nigeria. La Chine la plus dangereuse Ce qui est nouveau ces dernières années est l’accentuation de la répression de la liberté d’expression. En premier lieu, la Chine, malgré la bonhomie souriante manifestée par son président Xi Jinping depuis maintenant plus de 7 ans, est épouvantable à cet égard. Ce despote règne sur un pays de 1,44 milliard d’habitants, et les surveille pour qu’ils vivent de façon « vertueuse ». Peu avant son arrivée à la magistrature suprême, l’empire du Milieu avait élaboré un texte faisant état des 7 périls - texte approuvé par le dictateur actuel - qui menaceraient la suprématie du Parti communiste. Les sujets que l’on ne peut pas discuter étaient et sont : les valeurs universelles ; la liberté de la presse ; la société civile ; les droits civiques ; les erreurs historiques du Parti communiste chinois ; le capitalisme de connivence au sein du pouvoir ; l’indépendance judiciaire. Pas étonnant que la Chine soit la championne toutes catégories de la censure tous azimuts : de la religion, des journalistes, de la radio, de la télévision, d’Internet, de toutes œuvres d’art, … Pas étonnant non plus qu’elle ait mis en place à partir de 2018 un système de crédit social des citoyens et des entreprises, qui note leurs « bonnes ou mauvaises conduites » par le biais de centaines de millions de caméras de télésurveillance de reconnaissance faciale, ou par des outils de surveillance de masse de données. Pas étonnant non plus qu’elle ait mis en place à partir de 2018 un système de crédit social des citoyens et des entreprises, qui note leurs « bonnes ou mauvaises conduites » par le biais de centaines de millions de caméras de télésurveillance de reconnaissance faciale, ou par des outils de surveillance de masse de données. Si les citoyens « se comportent mal », ils perdent des points, et se voient refuser par exemple des achats de biens et services, ou la liberté de circuler, … ou pour des entrepreneurs, l’accès à des crédits à des taux intéressants, à une fiscalité avantageuse, … S’ils sont de « bons élèves », ils pourront bénéficier de privilèges. Enfin, la Chine poursuit son œuvre de sinisation à marche forcée des peuples sous son contrôle, en détruisant brutalement les spécificités et les cultures des minorités tibétaines, ouïgours et mongols, et en s’attaquant aux démocrates de Hong Kong. La Russie particulièrement agressive La Russie de Vladimir Poutine apparaît également très dangereuse, et ne s’améliore pas avec le temps. Au pouvoir depuis maintenant depuis plus de 21 ans, le maître du Kremlin, qui a travaillé dans ses jeunes années 16 ans au sein du redoutable KGB, pour en devenir finalement le patron en 1998-1999 (devenu entre-temps le FSB), est aussi un grand maître de toutes les censures : de tous les médias, de toutes les œuvres d’art, de toutes les oppositions. Son pays n’est quasiment plus un état de droit : élections truquées, corruption à grande échelle, construction à son profit d’un palais pharaonique au bord de la mer noire (qui appartiendrait à un de ses amis oligarques), cyberattaques massives contre les entreprises occidentales, répressions brutales de manifestations pacifiques, suivies de nombreuses arrestations … Le « tsar de Russie » est aussi soupçonné d’assassinats politiques, même s’il dément avec aplomb, à chaque fois, toutes implications. Dernière tentative en date d’envergure, celle de l’empoisonnement en août dernier d’Alexeï Navalny, l’opposant politique majeur, qui n’a pu être sauvé in extremis qu’en s’enfuyant en Allemagne pour être soigné longuement. A peine revenu en Russie tout récemment, il a été emprisonné, puis condamné à trois ans et demi de prison ferme, sous un prétexte absurde. La Turquie n’est pas en reste non plus, et se radicalise de plus en plus. Recep Tayyip Erdogan est au pouvoir depuis plus de 17 ans, et n’en finit pas de bâillonner la presse et les opposants de tout poil. Il considère les femmes inférieures aux hommes, s’attaque aux chrétiens dans son pays, impose un conservatisme islamique à un pays qui se voulait à l’origine laïque, il multiplie les conflits militaires avec ses voisins, voulant retrouver la grandeur passée de l’Empire ottoman. Le président vient même de signer un accord sinistre avec la Chine, cette dernière ayant ratifié un traité d’extradition des réfugiés ouïgours actuellement en Turquie. Ces musulmans turcophones du nord-ouest de la Chine seraient de l’ordre de 20 000 personnes sur le territoire d’Erdogan, on n’ose imaginer leur sort une fois expulsés dans leur pays d’origine … L’Iran aussi et son guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis maintenant plus de 31 ans, cadenasse plus que jamais sa population, et censure fortement la presse, avec l’aide de ses 200 000 gardiens de la révolution, toujours aussi fanatisés. L’État théocratique exporte aussi son pouvoir de nuisance en Irak, en Arabie Saoudite, au Liban … par des aides ou des actions militaires. Enfin, la nouvelle Perse entretient des liens forts avec la Chine : la République islamique vient d’affermer au géant communiste le champ gazier South Pars, le plus grand et le plus riche du monde (« Le Point », 7 janvier 2021). Faible espoir, un allègement des sanctions à l’égard de son pays pourrait advenir, avec l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis, peut-être plus conciliant que Donald Trump. Le Brésil inquiétant Il ne faudrait pas non plus oublier l’arrivée tonitruante sur la scène mondiale d’un cinquième prédateur, le Brésil, avec la nomination de Jair Bolsonaro à sa tête il y a un peu plus de deux ans. Le « Trump brésilien », leader d’extrême-droite, ancien capitaine, nostalgique de la dictature militaire de 1964-1985, n’aime pas les femmes, les homosexuels, les journalistes, les défenseurs de l’environnement, les amérindiens, et le fait comprendre en faisant brûler méthodiquement des milliers de kilomètres carrés de la forêt amazonienne, expulsant ainsi les indigènes, pour les remplacer par ses amis, les grands de l’agro-industrie. De plus, il a nié pendant longtemps la dangerosité du Covid-19, et a le triste privilège de diriger le deuxième pays au monde touché par la pandémie en 2020, avec 200 000 décès. Ces cinq « grands » pays, entre autres, menacent fortement la liberté d’expression. Point totalement paradoxal, les États-Unis, la plus puissante démocratie de la planète, souffre justement de trop de liberté d’expression, garantie par le 1er amendement (1791) de leur constitution. Cet amendement n’a que de peu de restrictions, ce qui fait que l’on peut parfaitement voir défiler librement des néonazis ou de suprémacistes blancs dans les grandes villes de l’État. Ou que les réseaux sociaux laissent filtrer à des millions d’Américains, souvent peu instruits ou désespérés par leur appauvrissement, des informations totalement fausses ou complotistes, incitant à la violence radicale ou à la haine viscérale. Il n’est donc pas totalement surprenant de voir le Capitole, le siège même des assemblées fédérales, envahi début janvier dernier par les supporters de Donald Trump, entraînant la mort de 5 personnes. Cela montre à quel point les démocraties sont fragiles. L’Occident fragilisé Reste la France qui n’est pas à l’abri non plus des atteintes à la liberté d’expression. Les multiples attentats terroristes que le pays connaît, notamment depuis 1995, mais surtout depuis 2015, ont multiplié les mesures gouvernementales pour assurer la sécurité des personnes et des biens : plan Vigipirate, proclamation de l’état d’urgence, et plus récemment proposition de loi relative à la sécurité globale. Avec à chaque fois des restrictions à la liberté d’expression : fouilles de citoyens, interdictions de manifester, de circuler, contrôles policiers et militaires d’un territoire, assignations à résidence, fermetures de certains lieux, perquisitions administratives sans l’accord de l’autorité judiciaire, projets de renforcement des pouvoirs de la police municipale, d’interdire de filmer des policiers, … Ces limitations peuvent conduire à des bavures ou des violences policières, ce qui a été le cas. Il faut donc rester très vigilant. Après tout, la démocratie en France est aussi une exception relativement récente à la règle, à l’échelle de la longue histoire de l’Hexagone, qui n’a connu quasiment que des régimes autoritaires.

  • Bientôt la journée internationale des droits de l'homme

    Le 10 décembre de chaque année est célébrée partout dans le monde, la journée internationale des droits de l'homme. A deux semaines de cette commémoration nous vous donnons rendez-vous pour le lancement officiel de notre association. « «Peu importe ce que les gens vous disent, les mots et les idées peuvent changer le monde.» Robin Williams (acteur américain) Le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l'Homme était adoptée par l'assemblée générale des Nations unies, en réaction aux atrocités commises lors de la seconde guerre mondiale. Pour honorer son adoption et sa proclamation, tous les ans, partout dans le monde, le 10 décembre, la Journée internationale des droits de l'Homme est célébrée. C'est donc cette date symbolique que nous avons choisie pour fêter le lancement officiel de notre association Humains en action. #Humainsenaction, #droitshumains, #droitsdel'homme, #journéeinternationaledroitsdel'homme, #10décembre2020

  • Les Droits Humains de nouveau en grand danger à l'échelle planétaire

    Nous y sommes … En 2020, une chape de plomb semble avoir recouvert la terre entière et ses 8 milliards d’habitants. La pandémie de coronavirus apparaît comme le dernier des grands bouleversements, après une succession de dérèglements majeurs apparus en ce début du 21ème siècle. Du coup, nous assistons actuellement à un basculement accéléré de notre monde vers plus de peurs, d’angoisses, de sentiments d’insécurité, de replis sur soi, de tensions, de violences, de conflits, de guerres. L’atmosphère générale est particulièrement électrique. Les droits humains en font les frais, car les populations se tournent vers les tenants d’un ordre fort, vers les régimes autoritaires et nationalistes, voire dictatoriaux, censés leur redonner de l’apaisement. Et ces régimes, l’histoire l’a montré, font finalement peu de cas de la personne humaine. Les droits humains, surtout énoncés magistralement à partir de la fin du 18ème siècle, dans la déclaration d’indépendance américaine (1776) et dans celle en France des droits de l’homme et du citoyen (1789), sont mis à mal à l’échelle planétaire. « Plus de 800 millions de personnes pourraient être sous-alimentées cette année dans le monde, selon un rapport de l’ONU de juillet 2020, la pandémie augmentant le nombre de personnes touchées de 20%. » Ainsi, les droits que l’on peut considérer comme fondamentaux, vivre, manger à sa faim, se loger, subvenir à ses besoins, avoir accès aux soins médicaux, se sentir au minimum en sécurité, sont malmenés. Plus de 800 millions de personnes pourraient être sous-alimentés cette année dans le monde, selon un rapport de l’ONU de juillet 2020, la pandémie augmentant le nombre de personnes touchées de 20%. Les nécessiteux, les sans domicile fixe, les mendiants, ne semblent jamais avoir été aussi nombreux. Les couvertures médicales sont de plus en plus onéreuses, quand elles ne sont pas abordables, tout simplement. Même les classes moyennes sont touchées et s’appauvrissent, expliquant en grande partie la victoire de Donald Trump en 2016 à la présidence des Etats-Unis, ou la crise des Gilets Jaunes en France en 2018-2019. Des principes souvent chèrement acquis sont de plus en plus souvent écornés : l’égalité, les libertés de pensée, d’expression, de réunion, d’association, de se syndiquer, de la presse, de la religion, le droit de vote, le droit d’asile, … Les inégalités se creusent, les classes moyennes s’appauvrissent de part et d’autre du globe et se retrouvent souvent à manifester violemment dans la rue. Dans beaucoup de pays, l’opposition est muselée, près de 900 journalistes ont été assassinés ces dix dernières années à travers le monde, selon l’UNESCO (2 novembre 2020). Le droit d’exercer sa religion, même de façon pacifique, est rendu difficile. Le droit de vote peut s’avérer être un parcours du combattant, le droit d’asile est très difficile à obtenir, … « Le mouvement de lutte des femmes contre les agressions sexuelles, #MeToo aux Etats-Unis, a certes fait boule de neige sur toute la planète. Mais le combat est loin d’être gagné. » Les droits des laissés-pour-compte pendant longtemps, acquis plus récemment, ceux des enfants, des femmes, des handicapés, des minorités ethniques ou sexuelles … sont souvent remis en question. Des enfants encore plus nombreux ne vont plus à l’école pour aider leurs familles, tombées dans la misère. Le droit à l’avortement subit des attaques de plus en plus prononcées. Le mouvement de lutte des femmes contre les agressions sexuelles, #MeToo aux Etats-Unis, a certes fait boule de neige sur toute la planète. Mais le combat est loin d’être gagné. De même, le mouvement «Black Lives Matter », pour défendre les noirs américains des violences racistes, n’est pas au bout de ses peines, bien au contraire. La France n’est pas en reste, comme le violent passage à tabac fin novembre 2020, par plusieurs policiers blancs, d’un producteur de musique noir. Enfin, l’homophobie prend de l’ampleur dans tous les pays du monde. Certes, ce n’est pas la première fois que l’humanité sombre dans le noir, voire dans la cruauté, même depuis que les droits humains ont été inscrits dans le marbre il y a plus de 200 ans. A cet égard, le début du 20ème siècle a été épouvantable pour les droits humains : boucherie mondiale de 14-18, Grande Dépression économique planétaire de 1929, purges à grande échelle sous l’ère de Staline, cataclysme de la deuxième guerre mondiale, extermination massive des Juifs, … Les grands désastres mondiaux semblaient derrière nous Mais après la barbarie mondiale sans égale de 39-45, et la proclamation solennelle, notamment par les pays les plus influents de la planète, de la déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 par l’Organisation des Nations Unies, il semblait exister un réel désir de défendre de mieux en mieux les droits humains. D’ailleurs, pendant la cinquantaine d’années qui ont suivi, la notion des droits humains a été élargie, légiférée et des dispositifs ont été créés pour surveiller la violation de ces droits. De plus, les droits sociaux ont été mieux défendus après le deuxième conflit mondial, de 1946 à 1975, pendant les « Trente Glorieuses », période durant laquelle une grande partie des pays développés a connu une forte croissance économique et une augmentation du niveau de vie. Les grands désastres mondiaux semblaient désormais derrière nous, même si cette accalmie générale restait toute relative : certains pays ou régions du globe connaissaient des conflits très sanglants, notamment liés à la guerre froide, de 1945 à 1991 (Indochine, Corée, Algérie, Vietnam, …), sans compter les grandes révolutions dévastatrices en vies humaines de la Chine de Mao. Par ailleurs, l’euphorie des « Trente Glorieuses » avait laissé place à de l’insécurité, de l’inquiétude, après les chocs pétroliers de 1973 et de 1979, qui avaient vu les cours du brut monter en flèche, et entraîné une crise économique larvée, avec la chute de la consommation, l’augmentation massive du chômage, et l’apparition de la pauvreté, même dans les pays occidentaux. Mais, même si la situation de beaucoup devenait plus difficile, l’espoir d’un retour à meilleure fortune était partagé par une partie de la population. « Cinq grands fléaux sont apparus dans un espace de temps très court : de nouvelles crises économiques majeures à l’échelle de la planète (2008, 2020) ; la mondialisation à outrance ; la réouverture des guerres de religions ; le réchauffement climatique ; et la crise sanitaire internationale avec le coronavirus. » Peine perdue ! Cette accalmie relative n’aura eu qu’un temps. L’histoire semble se répéter, malheureusement. Nous voyons arriver des signes avant-coureurs d’une grand cataclysme mondial, si nous n’y prenons garde, qui ne manquent pas de toucher déjà les droits humains. Cinq grands fléaux sont apparus dans un espace de temps très court : de nouvelles crises économiques majeures à l’échelle de la planète (2008, 2020) ; la mondialisation à outrance ; la réouverture des guerres de religions ; le réchauffement climatique ; et la crise sanitaire internationale avec le coronavirus. Comment, dès lors, ne pas s’alarmer de la situation actuelle ? Les conflits religieux ont entraîné des catastrophes majeures : attentats du 11 septembre 2001, embrasement de tout le Moyen-Orient et de ses confins (Afghanistan, Irak, Syrie, califat islamique, Yémen), attentats sauvages multipliés en Europe et dans toute l’Afrique sahélienne. A chaque fois, les droits humains régressent fortement. Comment, dès lors, ne pas s’inquiéter des conséquences des crises économiques, qui apportent leurs lots de faillites, de chômeurs toujours plus nombreux, de pauvreté, de misère, de faim, de famines, de morts ? D’où les centaines de milliers de migrants, dont nombre d’entre eux périssent ; les multiplications de camps surchargés de réfugiés, qui n’ont souvent accès qu’au strict minimum pour subsister. Mais aussi le durcissement de régimes comme la Turquie, l’affaiblissement de l’Union Européenne, dont beaucoup de pays se replient sur eux-mêmes. Et la situation explosive dans la première puissance économique du monde, les Etats-Unis, avec deux moitiés de la population qui semblent irréconciliables, en dépit de l’élection récente du démocrate Joe Biden. A chaque fois, les droits humains marquent un fort recul. Comment, enfin, ne pas s’alarmer du dérèglement climatique et des catastrophes qu’il engendre ? Sécheresses, incendies gigantesques, inondations, nuages d’insectes, insécurité alimentaire, montée des eaux, tsunamis, tremblements de terre, tempêtes, ouragans, cyclones, pollution des airs, des eaux et des océans, … A chaque fois, les êtres humains sont marqués dans leurs chairs. Devant tant de fléaux, de nombreuses personnes peuvent sentir le besoin d’intervenir, selon ses capacités et dans un esprit de fraternité. C’est pour cela qu’une association comme « Humains en action », qui agit pour la défense des droits humains, semble plus que jamais d’actualité.

  • 1er Décembre : journée du don

    Le 1er décembre : une journée symbolique pour se mettre en action et donnez à celles et ceux qui en ont le plus besoin : et pas que de l'argent ! « La valeur d'un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.» Albert Einstein Le GivingTuesday (ou Mardi du don en français) est un mouvement mondial qui célèbre et encourage la générosité, l’engagement et la solidarité. Que vous soyez un particulier, une association, une école, une institution ou une entreprise rejoignez le mouvement ! Vous aussi donnez du temps, de l’argent ou des objets à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Voici quelques idées pour donner le 1er décembre, et tous les autres jours de l'année : donner vos objets, jouets, meubles, bibelots, appareils électroménager à Emmaüs Défi, ce qui permet d’alimenter leurs magasins et donc de financer leur chantier d’insertion. donner des vêtements au Secours Populaire qui propose une aide vestimentaire aux familles et aux personnes en difficulté qu'elle accompagne dans le cadre de ses permanences d'accueil et de solidarité. Lien vers la boutique vestimentaire solidaire du Secours Populaire sur Paris. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès du secours populaire le plus proche de chez vous donner du temps ou des compétences. Pour accéder à des offres de bénévolat : www.tousbenevoles.org donner aussi à vos voisins, aux personnes qui se trouvent dans la rue, un repas, un coup de main ou ne serait-ce qu'un sourire. Ça fait toujours du bien. Souvenez-vous du poème de Raoul Follereau : Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup, Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne, Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel. Personne n'est assez riche pour s'en passer, Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter, Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires, Il est le signe sensible de l'amitié. Un sourire donne du repos à l'être fatigué, Donne du courage au plus découragé. Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler, Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire, soyez généreux donnez-lui le vôtre, Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres. Raoul Follereau #GivingTuesday, #humainsenaction, #droitshumains, #boutique solidaire, #Emmaüs, #Secourspopulaire, #tousbénévoles

  • Edgar Morin : notre parrain

    C'est Noël avant l'heure pour l'association Humains en action, qui est très heureuse de vous annoncer que Monsieur Edgar Morin nous a fait l'honneur d'accepter d'être notre parrain. A moins d'un mois de la journée mondiale des droits de l'homme et du lancement de notre association, on ne pouvait rêver mieux. C'est un geste fort pour encourager tous les acteurs qui œuvrent en faveur des droits humains. « Enseigner la compréhension entre les humains est la condition et le garant de la solidarité intellectuelle et morale de l'humanité ». Quand est venu le moment de choisir un parrain pour notre association Humains en action, la personne d'Edgar Morin est apparue comme une évidence. Sociologue et philosophe, humaniste éclairé, défenseur des droits, infatigable "passeur" d'espoir, encourageant l'action sous toutes ses formes, parlant à toutes les générations et au plus grand nombre quelles que soient les origines sociales, nationales, religieuses ou culturelles : il représente la synthèse idéale de toutes les valeurs que nous défendons. L'une de ses phrases résonne particulièrement à nos oreilles en ces temps troublés : "enseigner la compréhension entre les humains est la condition et le garant de la solidarité intellectuelle et morale de l'humanité ». A quelques semaines du lancement officiel de notre association et des fêtes de Noël, il nous a donné sa réponse positive, avec une force et une humilité extraordinaire. Quel beau cadeau ! Quel honneur ! Encore un grand merci à vous, Monsieur Morin. C'est un geste fort que vous faites, pour l'association Humains en action bien sûr, mais aussi pour tous les humanistes qui œuvrent pour un monde plus juste et pour lesquels nous avons souhaité être les porte-voix. #edgarmorin, #Humainsenaction, #droitshumains, #droitsdel'homme

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