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- Les 5 finalistes du Prix Humains en action Spécial étudiants et jeunes actifs Édition 2021
L'équipe de l'association Humains en action est heureuse de vous annoncer les résultats de la sélection des finalistes de la première édition du Prix Humains en action spécial étudiants et jeunes actifs 2021 Dans l'ordre alphabétique les porteurs et porteuses de projets sélectionnés sont : Bochra Berriche Théo Dehasque et Guillaume Steengracht Agathe Leroy Walid Massour et Ralph-Angelo Faubas Danicha Graziela Okoulambourou Olanga Merci à tous les participants et participantes de cette première édition et rendez-vous en début d'année prochaine pour la remise du Prix au lauréat ou à la lauréate du Prix.
- Solidarité : confectionner une boîte de Noël pour les personnes démunies.
Pensez, comme la petite équipe d'Humains en action, à confectionner des boîtes de Noël solidaires au bénéfice des plus démunis. Six d'entre elles viennent d'être déposées dans le point collecte Pylones au centre commercial de la Place d'Italie à Paris. Si vous souhaitez vous aussi participer vous avez jusqu'au 19 décembre pour confectionner et apporter vos boîtes dans les différents points de collecte. Pour en savoir plus c'est ici : Boîtes de Noël - 75 / 92 https://urlz.fr/gSHM
- Destruction de la Terre : l’humanité à l’aube d’innombrables catastrophes
DIMANCHE 24 OCTOBRE 2021 Destruction de la Terre : l’humanité est à l’aube d’innombrables catastrophes, mais aucune mesure radicale n’est prise La planète Terre va mal, de plus en plus mal, en raison du réchauffement climatique, de la pollution massive, de la surpopulation ... Des causes liées à l’action humaine et non à des phénomènes naturels. Et de nombreuses catastrophes devraient survenir si des mesures radicales ne sont pas prises dès aujourd’hui, préviennent les plus grands scientifiques du monde entier. Les droits humains fondamentaux, se nourrir, se loger, vivre en sécurité, en bonne santé, sans compter tous les autres, devraient en faire les frais, en premier lieu dans les pays sous-développés, mais pas seulement. Pour l’instant, l’humanité paraît impuissante à enrayer cette chute accélérée, tellement les problèmes immédiats sont nombreux et les conflits multiples. A moins qu’un jour la pression des populations, enfin conscientes du drame à venir, ne fasse s’accorder les dirigeants de la planète, et que ceux-ci réagissent de concert. Un espoir encore ténu. La réforme, oui, mais pas la révolution. La Terre est en danger, mais la révolution écologique n’est pas à l’ordre du jour pour la sauver, seulement des réformes, si elles sont appliquées … L’humanité n’est pas prête actuellement à changer radicalement ses modes de vie et de production. Pourtant, le dernier rapport très alarmiste du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur le réchauffement climatique, publié le 9 août 2021, aurait dû créer une très forte prise de conscience depuis plus de deux mois, il n’en a rien été. Et la gigantesque conférence internationale sur le climat (COP 26), qui va avoir lieu dans quelques jours à Glasgow pour une douzaine de jours, et qui va réunir plus de 190 dirigeants mondiaux, ainsi que des dizaines de milliers d’autres intervenants, devrait, comme les autres années, soit être un échec, soit aboutir à un communiqué plein de bonnes intentions, mais qui n’engagent aucun pays. Qui sait d’ailleurs ce que sont le GIEC et les COP (Conférence des Parties), ces acronymes barbares ? Pourtant le GIEC est devenu un organe majeur des Nations Unies, qui va publier son sixième rapport d’évaluation sur le climat depuis sa création en 1988. Plus de 700 auteurs de haut niveau, du monde entier, ont contribué à l’élaboration d’un document très fouillé, en faisant une synthèse exhaustive de plusieurs milliers d’articles scientifiques des revues les plus sérieuses. Leurs conclusions ne sont donc pas des vues de l’esprit, des visions caricaturales. Les grands scientifiques sont connus pour leur rigueur, et n’avancent pas leurs mots à la légère. Et ces conclusions ont été relues et amendées par les gouvernements du monde entier, elles ne sont donc pas fantaisistes. Et que disent ces grands scientifiques : « Nombre de changements relevés sont sans précédent depuis des milliers, voire des centaines de milliers d’années, et certains phénomènes déjà en cours - comme l’élévation continue du niveau de la mer - sont irréversibles sur des centaines ou des milliers d’années ». Le besoin de mesures « immédiates, rapides et massives » Et d’ajouter : « Le rapport fournit de nouvelles estimations de la possibilité que le réchauffement planétaire excède 1,5°C au cours des prochaines décennies et fait valoir qu’à moins de réductions immédiates, rapides et massives des émissions de gaz à effet de serre, la limitation du réchauffement aux alentours de 1,5°C, ou même à 2°C, sera hors de portée (…) La température mondiale, en moyenne sur les 20 prochaines années, devrait atteindre ou franchir le seuil de 1,5°C ». Les gaz à effet de serre proviennent essentiellement de la combustion à plein régime du pétrole et de ses dérivés, du charbon, du gaz et du méthane pour faire tourner le monde. Or l’Accord de Paris de la fin 2015 (lors de la COP21), avait été considéré comme un grand succès, puisque 195 pays s’étaient fixés unanimement comme objectif une limitation de la hausse du réchauffement climatique à moins de 2°C à l’horizon 2100 (en visant même la barre des 1,5°C) par rapport à l’ère dite pré-industrielle (1850-1900). Peine perdue, le seuil fatidique des 1,5°C devrait être atteint vers 2040, avec soixante années d’avance sur les prévisions. Et pour la fin du siècle, en tenant compte des engagements annoncés, le monde est sur le chemin d’une hausse de la température de 2,7°C. Là, ce serait le cataclysme. Famines, morts, submersion de terres, vagues migratoires, conflits meurtriers … Car si les hausses de fractions de degrés apparaissent ridiculement basses, et ne devraient a priori pas nous inquiéter, les scientifiques nous expliquent qu’elles ont des conséquences catastrophiques sur la nature : pluies intenses, tempêtes, cyclones, inondations, canicules, sécheresses, élévation du niveau de la mer (fonte des glaces et de la neige partout dans le monde), acidification des océans, baisse de leur teneur en oxygène et de leur capacité à capter du dioxyde de carbone, le plus inquiétant des gaz à effet de serre, etc. Avec des conséquences humaines terribles : des famines, des morts, des submersions de terres et d’îles, des vagues migratoires majeures, des conflits meurtriers … Et le réchauffement climatique n’est pas tout. L’être humain détruit aussi la planète à grande vitesse par une pollution tous azimuts. Et le réchauffement climatique n’est pas tout. L’être humain détruit aussi la planète à grande vitesse par une pollution tous azimuts. Pollution de l’air par les particules fines (rejets de l’industrie, du chauffage, des moteurs à explosion, comme ceux des voitures à essence ou surtout diesel, des avions, des bateaux …), par les pesticides, avec toutes les maladies que cela entraîne sur les poumons, sur le système cardio-vasculaire, la multiplication des cancers, la perturbation du système endocrinien …. Pollution des cours d’eau et de la mer, par les déchets, le plastique notamment, les eaux usées, les médicaments, les produits chimiques … Avec pour conséquence notamment la mort des coraux, des poissons, des crustacés, qui protègent et nourrissent une grande partie de l’humanité … Pollution des sols enfin, par l’industrie, l’agriculture intensive, l’utilisation des engrais et des pesticides, l’exploitation disproportionnée de l’eau, la déforestation, la fracturation hydraulique pour aller chercher du pétrole, qui pollue les nappes phréatiques … Avec pour conséquences les disparitions des insectes pollinisateurs, la production d’aliments peu sains voire dangereux pour la santé, la pénurie d’eau, la désertification des sols, l’abandon des cultures, la disparition de poumons de la planète comme les forêts d’Amazonie, du Congo et d’Indonésie … Las catastrophes environnementales risquent d’être d’autant plus douloureuses que la population ne cesse d’augmenter. Nous étions moins de 2 milliards d’habitants en 1900, environ 8 milliards actuellement, et l’ONU prévoient une population d’environ 10 milliards d’être humains en 2050, et 11 milliards en 2100. Alors que déjà la famine et la sous-nutrition touchent de nombreux pays. Et que cette surpopulation entraîne une urbanisation accélérée, donc moins de terres pour nourrir la planète. La résolution de problèmes dits immédiats prime sur tout le reste Malgré ce constat désespérant, l’humanité paraît bloquée à ne faire que des réformes, pas à révolutionner nos modes de vie et de production. Il est vrai que la situation est éminemment complexe à résoudre. Malgré ce constat désespérant, l’humanité paraît bloquée à ne faire que des réformes, pas à révolutionner nos modes de vie et de production. D’abord, les populations du monde entier se préoccupent avant tout de résoudre leurs problèmes immédiats, qui sont souvent graves et nombreux. Dans les pays sous-développés, la question même de la survie est souvent posée aujourd’hui, par l’absence de nourriture, de soins, les conflits, le Covid-19 … Dans les pays développés, les préoccupations se concentrent bien évidemment sur la pandémie, mais aussi sur les problèmes de pouvoir d’achat, de sécurité, d’immigration, la protection de l’environnement restant relégué au second plan. Les partis écologiques ne percent d’ailleurs pas vraiment, et les programmes verts des autres partis sont souvent insuffisants. Enfin, les grands médias généralistes ne relayent pas la gravité de la situation, alors qu’elle mériterait un éclairage puissant. Et le sujet de la protection de l’environnement est extrêmement clivant au sein des populations, certains estimant qu’il n’y a pas à s’affoler devant les « prophètes du malheur », que des solutions seront de toute façon trouvées, alors que d’autres, notamment les jeunes, sont souvent très inquiets. Le monde est aussi accroc à la société de consommation, qui offre de nombreuses satisfactions. Sans compter les pays émergents qui aspirent à sortir de vies très difficiles, et profiter eux aussi à leur tour du confort matériel. Pourtant, la société de consommation est-elle le seul mode de vie pour se sentir bien ? Le culte du profit est aussi un puissant moteur. Les lobbies industriels, du pétrole, du charbon, du gaz, de la banque … ne veulent pas remettre en cause les immenses rentrées d’argent que leur procure la croissance. Selon le journal « Le Monde » (20 octobre 2021), une étude révèle que Total et Elf (deux compagnies pétrolières réunies depuis en une seule, TotalEnergies), bien que conscientes des risques depuis 1971, ont mis en doute les données scientifiques qui menaçaient leurs activités. Et que l’on savait déjà depuis longtemps déjà que ExxonMobil, BP et Shell ont longtemps nié le changement climatique, dont ils étaient pourtant certains de la gravité. La difficulté de trouver un accord entre nations belliqueuses Par ailleurs, les nations deviennent de plus en plus belliqueuses, emportées par les conflits liés à l’islamisme radical, qui meurtrissent notamment tout le Moyen-Orient et le Sahel, ou par la nouvelle guerre froide entre les deux nouvelles super puissances, les États-Unis et la Chine, et leurs alliés respectifs, sans compter les visées expansionnistes de la Russie, qui coopère souvent avec l’empire du Milieu. Et de grands pays émergents comme l’Inde ou le Brésil ne sont guère coopératifs en matière de protection de l’environnement. Comment alors se mettre d’accord pour la sauvegarde de la planète, surtout quand les plus grands pays, les plus gros pollueurs de la planète, s’entendent si mal ? Alors, n’y-aurait-il plus d’espoir ? Certes, des solutions fortes existent. Forcément, elles rencontrent de très fortes oppositions. Après la publication du rapport du GIEC le 9 août dernier, WWF France ( le Fonds Mondial pour la Nature) n’y allait pas par quatre chemins : « Pour aligner les émissions de la France avec un objectif de 1,5°C, il faudrait par exemple, abandonner les moteurs thermiques ( moteurs essence ou diesel) des voitures individuelles au plus vite, renoncer aux liaisons aériennes internes, limiter drastiquement les vols internationaux, diviser par près de 3 notre consommation de viande individuelle ( les vaches émettent en effet du méthane, gaz très polluant), contenir nos achats de vêtements neufs à 1 Kg par an et par personne ou encore engager des plans massifs de rénovation thermique ». On en est très loin. Des solutions alternatives, moins radicales, existent, mais elles sont aussi toutes ou presque l’objet de grandes controverses. Des solutions alternatives, moins radicales, existent, mais elles sont aussi toutes ou presque l’objet de grandes controverses. Pourtant, s’il s’agit de survie, il faudra bien en passer par là. La transition écologique passe par de nombreux moyens : l’abandon de la surconsommation, la réduction de la consommation, le développement des transports collectifs, des vélos, des voitures électriques, les éoliennes, le solaire, la géothermie, la biomasse ( matière organique d’origine végétale, bactérienne ou fongique, utilisable comme source d’énergie) , la sobriété énergétique et matérielle ( réparation, réemploi, durabilité forte …), l’agriculture biologique, le localisme ( la consommation de produits locaux), la réduction de la mondialisation, l’aide aux pays sous-développés pour éviter qu’ils recourent à des technologies polluantes … L’espoir dans les jeunes générations ? Il existe aussi un retour en grâce récent de l’énergie nucléaire, réputée ne pas produire de gaz à effet de serre. En France, le gouvernement réfléchirait au lancement de nouveaux EPR ( les grands réacteurs nucléaires de nouvelle génération), alors même que premier d’entre eux, celui de Flamanville, n’est toujours pas rentré en activité après des années de retard et de graves surcoûts. Et des projets de petits réacteurs nucléaires (SMR) sont en préparation. Dans le monde, beaucoup de pays construisent des réacteurs nucléaires , comme la Chine, l’Inde, la Russie ... Les dangers énormes de pollution radioactive due à l’explosion d’un réacteur nucléaire ont déjà été démontrés (Tchernobyl, Fukushima), tandis que les déchets nucléaires restent dangereux pour des milliers d’années. Le remède n’est-il pas pire que le mal ? Mais un réveil pourrait venir malheureusement de cataclysmes majeurs, qui pourraient pousser les populations à réagir et à se rebeller contre leurs dirigeants. Mais un réveil pourrait venir malheureusement de cataclysmes majeurs, qui pourraient pousser les populations à réagir et à se rebeller contre leurs dirigeants. Déjà l’été 2021 a été marqué par une suite de catastrophes, dans des pays jusque-là relativement épargnés : pluies diluviennes en Allemagne et en Belgique (plus de 200 personnes ont été tuées) ; feux de forêts majeurs en Espagne, en Grèce, en Turquie, en Algérie, mais aussi en Russie sibérienne ; températures proches de 50°C au Canada ; inondations en Chine … Pour l’instant, les gouvernements de ces pays ne prennent aucune mesure radicale pour éradiquer les causes de ces drames. Ils réparent les dégâts, quand ils peuvent. Plus réjouissant cependant, l’espoir viendra peut-être de l’arrivée prochaine des jeunes générations au pouvoir, qui sont déjà très anxieuses de l’avenir qui leur est réservé. A cet égard, l’activité de la jeune militante suédoise Greta Thunberg commence à avoir un effet boule de neige auprès d’une partie de la jeunesse mondiale, même si son discours radical est contesté, souvent de façon très violente, voire ordurière. La partie est loin d’être gagnée, on le voit, quant on s’attaque brutalement à une jeune femme, qui ne dit que des simples vérités.
- Conditions de travail
MONDE Les conditions de travail restent parfois révoltantes et se dégradent dans certains secteurs Le travail est un droit fondamental, puisqu’il permet à l’être humain de subvenir à ses besoins vitaux. Mais, sur la planète, il est souvent difficile de travailler dans des conditions décentes. Une situation particulièrement criante dans les pays pauvres, mais aussi dans les plus riches. Ces 150 dernières années, après des siècles de traitement souvent inhumain, des grandes avancées ont certes eu lieu, mais on est loin du compte. Et les dernières évolutions ne vont pas forcément dans le bon sens. Le travail, c’est la santé ! Allez dire d’abord cela aux 160 millions d’enfants de par le monde qui chaque jour peinent, non pas à l’école, mais dans des décharges à ciel ouvert, des champs caniculaires, des mines insalubres, des usines assourdissantes, des fabriques de textile à l’odeur pestilentielle, des appartements discrets où ils sont utilisés comme domestiques à tout faire, quand ils ne sont pas soumis à la prostitution, … Les auteurs d’un rapport conjoint ( 9 juin 2021) de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( UNICEF), donnant des estimations mondiales sur le travail des enfants pour 2020, viennent de lancer un cri d’alarme. « Pour la première fois que nous avons commencé à produire ces estimations, il y a 20 ans, la lutte mondiale contre le travail des enfants est au point mort. En outre, si on ne prend pas d’urgence des mesures d’atténuation, des millions d’autres enfants risquent d’être contraints à travailler à cause de la crise de la Covid-19, du fait de l’aggravation de la pauvreté ». « Pour la première fois que nous avons commencé à produire ces estimations, il y a 20 ans, la lutte mondiale contre le travail des enfants est au point mort. Depuis 2016 en effet, le nombre d’enfants astreints au travail a augmenté de 5% à 160 millions, dont la moitié effectuent des activités dangereuses. L’Afrique subsaharienne est en première ligne, avec près de 90 millions d’enfants qui travaillent. Suivent l’Asie centrale et du Sud (26 millions d’enfants), et l’Asie de l’Est et du Sud-Est (24 millions). Surprise, l’Europe et l’Amérique du Nord font encore travailler à marche forcée 4 millions d’enfants. L’esclavage moderne Autre pratique barbare, l’esclavage moderne, le travail dans la totale soumission. Toujours selon l’OIT (17 mars 2021), « plus de 25 millions de femmes, d’hommes et d’enfants vivent dans des situations d’esclavage moderne ». Une situation que l’on retrouve surtout en Asie du Sud, de l’Est, et en Afrique, mais aussi en Occident. Les formes de l’esclavage peuvent être variées : la prostitution ; les camps de travail forcé, notamment en Chine et en Russie ; les femmes mariées de force ; le travail des enfants ; les enfants-soldats, … Certes, nous sommes très loin des temps anciens où l’esclavage était considéré comme un état tout à fait normal, où l’esclave était quasiment considéré comme un bien matériel, par exemple sous la Grèce antique ou sous l’Empire romain. Certes, nous sommes très loin des temps anciens où l’esclavage était considéré comme un état tout à fait normal, où l’esclave était quasiment considéré comme un bien matériel, par exemple sous la Grèce antique ou sous l’Empire romain. Dans des périodes plus récentes, les noirs d’Afrique transportés de force aux Amériques, étaient assimilés à des biens meubles, comme le décrit le Code noir édicté par Louis XIV (1685). Quoi de plus naturel que les esclaves soient généralement traités de façon inhumaine, leurs maîtres en faisant ce qu’ils voulaient : coups, marquages au fer rouge, mutilations, castrations, viols, tortures, peines de mort … L’abolition de cette situation abjecte est somme toute relativement récente, datant de 1833 en Angleterre, de 1848 en France et de 1865 aux États-Unis. Mais elle perdure, nous l’avons vu. Nous sommes aussi aujourd’hui très loin du servage, qui désigne, à partir du Moyen Age, la condition des paysans (pendant environ 1000 ans en France), littéralement attachés à la terre de leurs seigneurs, qu’ils cultivaient et ne pouvaient quitter. Les serfs étaient alors « taillables et corvéables à merci », corvéables pour des journées non rémunérées dues à leur maître, dont le nombre était fixé de façon despotique, puis taillables par des impôts tout aussi arbitraires. Les grandes lois sociales La Révolution industrielle, commencée vers 1770 en Angleterre, et répandue rapidement en Europe et aux États-Unis, avec la mécanisation progressive et massive des moyens de production dans le textile, les mines, la sidérurgie, la métallurgie … a été infâme pour les ouvriers à ses débuts, jusqu’en 1850 environ. Imaginez qu’il a fallu attendre 1833 pour que le travail des enfants de moins de 9 ans soit interdit au Royaume-Uni, et limité à 69 heures par semaine pour les 12-18 ans. Imaginez qu’il a fallu attendre 1833 pour que le travail des enfants de moins de 9 ans soit interdit au Royaume-Uni, et limité à 69 heures par semaine pour les 12-18 ans. Les premières grandes lois sociales ne sont apparues qu’à la fin du 19ème siècle : en France, la grève est autorisée en 1864 ; l’assurance-maladie et une loi sur les accidents de travail voient le jour en Allemagne en 1883-1884 ; la loi Waldeck-Rousseau autorise la création de syndicats dans l’Hexagone en 1884 ; il faut attendre 1906 pour que le repos hebdomadaire soit instauré en France ; l’OIT adopte en 1919 une convention limitant la journée à 8 heures et la semaine à 48 heures ; les ouvriers de la période du Front Populaire obtiennent en 1936, après une grève générale, la semaine de 40 heures et les congés payés. Mais rien n’est jamais gagné, même en cette période, la première chaîne de montage automobile, avec ses cadences infernales et sa déshumanisation, est mis au point en 1913 par Henry Ford, pour essaimer ensuite dans toute l’industrie. « Les Temps modernes », un des plus grands films de Charlie Chaplin (1936), une satire sans concession du réalisateur et de l’acteur contre le travail à la chaîne, marque encore les esprits. La montée du chômage On pourrait croire ces conditions de travail détestables bel et bien finies, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Certes, nous ne sommes plus sous l’Antiquité, sous le Moyen Age ou sous la Révolution industrielle triomphante, mais les ouvriers et les employés, sans compter les classes moyennes et les cadres, sont encore souvent mis à rude épreuve. Le chômage permanent et massif est passé par là, après la crise pétrolière de 1973, avec la multiplication par 4 du prix de l’or noir, et les cohortes de chômeurs n’ont cessé d’augmenter depuis à travers le monde. Au premier trimestre 2021, la France compte par exemple 3,8 millions de demandeurs d’emplois, et 6 millions de personnes en activité réduite. La crise économique liée à la Covid-19 a annulé totalement 5 ans de baisse du chômage. Sans compter que ces dernières années, la précarité de l’emploi augmente, la part des contrats à durée déterminée, d’intérimaires et d’apprentis dans l’emploi total a repris sa progression, passant de 12,1% en 2014 à 13,5% en 2018, selon l’Observatoire des inégalités (5 décembre 2019), ce qui fait tout de même 3,7 millions de personnes vulnérables. Cette France de l’insécurité sociale, celle des employés et des ouvriers peu ou non qualifiés, des indépendants ( du bas de l’échelle) a animé une grande part des manifestations des « Gilets jaunes » démarrées en novembre 2018. Ils ont un sentiment de mépris social, favorisant la montée de l’extrême-droite. Cette France de l’insécurité sociale, celle des employés et des ouvriers peu ou non qualifiés, des indépendants ( du bas de l’échelle) a animé une grande part des manifestations des « Gilets jaunes » démarrées en novembre 2018. Les risques psychosociaux Du coup, toutes les catégories de travailleurs s’inquiètent de perdre leurs emplois, et ne ménagent pas leurs peines pour faire des efforts supplémentaires pour garder leurs postes. D’où l’acceptation de l’intensification des tâches, les nombreux accidents de travail, l’augmentation du stress, l’apparition de pathologies comme le « burnout » (syndrome d’épuisement professionnel) ou même, dans des cas extrêmes, les suicides liés au travail. Même le monde ouvrier, bien qu’en déclin avec la montée des secteurs des services, reste soumis à des conditions difficiles. Le machinisme accru, l‘informatisation, la robotisation, ne sont pas toujours synonymes d’allègements des tâches, le travailleur se devant sans cesse de surveiller des normes et procédures. Et les professions indépendantes ont souvent des horaires à rallonge. Exemples récents : Renault et son usine de Cléon en Seine-Maritime ont été condamnés à 300 000 euros d’amende pour homicide involontaire (« lemonde.fr » du 31 mai 2021). Le décès d’un des employés de l’usine a été dû à un manque de formation, à la pression subie par les salariés, « faire toujours plus avec moins de monde », explique un membre de la CGT. En Espagne, dans la province de Huelva, au sud du pays, dans le secteur des fraises, surnommé « l’or rouge » ( « euronews » du 17 juillet 2020), « de nombreux travailleurs agricoles de la région sont des migrants sans-papiers qui vivent dans des cabanes fabriquées avec des palettes, du contreplaqué, du plastique récupéré dans les serres (…) Ils n’ont ni électricité, ni sanitaires, ni eau potable ». « De nombreux travailleurs agricoles de la région sont des migrants sans-papiers qui vivent dans des cabanes fabriquées avec des palettes, du contreplaqué, du plastique récupéré dans les serres (…) Ils n’ont ni électricité, ni sanitaires, ni eau potable ». De nouveaux métiers à risque Même les nouveaux métiers sont à risque. Toujours selon « euronews » ( 24 février 2021), le nombre de plateformes numériques a explosé depuis 10 ans. Et les conditions de travail sont mauvaises, du fait d’une main d’œuvre abondante et flexible. Les cadences sont souvent effrénées, les salaires faibles, les salariés sont surveillés électroniquement, … Dans le e-commerce, la multinationale Amazon est souvent montrée du doigt. « Aux États-Unis, le groupe assouplit les conditions de travail après un rapport accablant » souligne « lemonde.fr » du 2 juin 2021. « Amazon mesure la productivité des ouvriers chargés de trier, emballer et déplacer les colis (…) Cela cause un stress inutile, en ne laissant pas assez de temps pour aller aux toilettes par exemple ». En France, le gouvernement et le patronat, influencés notamment par la pression médiatique, ont réagi aux mauvaises conditions de travail liées à l’intensification des tâches, afin d’améliorer la qualité du travail. Le harcèlement moral ou sexuel est désormais mieux pris en compte, de même que les risques psychosociaux ( burnout, dépression, suicide, …). Mais il n’est pas sûr que ces avancées puissent compenser un mouvement général de dégradation de la situation des travailleurs.
- France : la désertification médicale s’accentue
L’accès à un médecin devient de plus en plus difficile pour de nombreux Français, notamment dans une grande partie du nord et du centre du pays. Malheureusement, l’avenir n’apparaît guère meilleur dans les dix ans à venir, à moins que les décisions politiques prises ne changent la donne. C’est un sujet dont on parle depuis maintenant plusieurs années. Et qui inquiète beaucoup de Français. La désertification médicale s’accentue, un processus qui rend de plus en plus en difficile l’accès à un médecin dans beaucoup de territoires de l’Hexagone et d’outre-mer. C’est un droit humain, le droit à la santé, qui est mis à mal. Selon un rapport récent du service d’étude du ministère des Solidarités et de la Santé (DREES, 26 mars 2021), plus de 200 000 médecins de moins de 70 ans sont certes en activité actuellement, mais « cet effectif est globalement stable depuis 2012 ». Or, pendant cette période, la population du pays a augmenté de 2 millions de personnes, passant à 67 millions d’habitants. Le nombre de médecins n’a donc pas bougé pour un nombre considérable d’habitants supplémentaires. De plus, l’espérance de vie a fortement augmenté en l’espace de seulement trois générations. En 1950, elle était pour un homme de 63 ans, de 69 pour une femme. Elle est passée à 79 ans pour un homme en 2020, et à 85 pour une femme. Le nombre de personnes âgées a donc nettement augmenté en près de trois-quarts de siècle car, en plus, il s’agit de générations nombreuses nées pendant la période du baby-boom, après la seconde guerre mondiale. Qui dit personnes âgées dit demande de soins plus élevées. Donc des recours plus nombreux à des médecins. Avant cette demande de plus en plus forte de soins, l’Etat français, sans vraiment semble-t-il juger des conséquences difficiles de ses actes, a instauré pendant une trentaine d’années, grosso modo de 1970 à 2000, un numerus clausus drastique pour limiter l’entrée dans les études médicales. Résultat : un effondrement du nombre de médecins formés sur cette période. Certes, cette limitation du nombre de médecins a été abandonné depuis, et le nombre de candidats admis fortement rehaussés. Mais le mal est fait. Plus de 7 millions de Français touchés Du coup, plus de 7 millions de Français habitaient dans un désert médical en 2019, selon une étude de La Mutualité française et de l’Association des maires de France (décembre 2020), qui avertissaient alors : « si nous ne faisons rien, la situation va encore se détériorer ». Quant au journal « Libération » , il soulignait en février 2020 que « plus de 5 millions de Français n’ont pas de médecin traitant et la part de territoires manquant de praticiens ne cesse d’augmenter. Un problème qui devrait s’accentuer avec le départ à la retraite d’une génération qui n’a pas compté ses heures ». Un désert médical s’est développé dans beaucoup de régions de France, celles considérées, à tort ou à raison, comme les moins attractives, c’est-à-dire autour de l’Ile-de-France, dans une grande partie du nord et du centre du pays. Alors que le Sud est souvent moins touché, et que la densité de médecin reste notamment forte en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les déserts médicaux ont aussi d’autres conséquences. Par exemple, les délais d’attente chez les spécialistes. Selon le site « mutuelle.com » (décembre 2019), pour avoir un rendez-vous avec un ophtalmologiste, il faut patienter 327 jours dans la Loire et 246 en Mayenne. Quand les ophtalmologues ne refusent pas tout bonnement de nouveaux patients. Pour les cardiologues, il faut attendre jusqu’à 201 jours en Vendée, ou 155 jours dans le Lot-et-Garonne. Autre problème alarmant, celui des délais d’attente dans les urgences hospitalières. « En Ile-de-France, la durée médiane d’attente est de 2 heures 40 et se situe entre 4 et 8 heures pour 25% des patients, voire plus de 8 heures pour près de 10% d’entre eux », selon le rapport public annuel de la Cour des Comptes de 2019. Enfin, un autre problème fait souvent la une de l’actualité : la fermeture des maternités dans les zones les moins urbanisées. Selon BFMTV.com (novembre 2019), « depuis une quarantaine d’années, plus de 60% des maternités ont fermé. Pour les femmes enceintes sur le point d’accoucher, ces fermetures sont synonymes d’allongement des trajets. Avec le risque d’accoucher seule ou sur le bord de la route ». Pour les agences régionales de santé, ces fermetures se justifient par le besoin d’un niveau de sécurité minimale, avec suffisamment de professionnels de santé, c’est-à-dire des maternités qui affichent plus de 300 naissances annuelles. Mais pour un responsable d’un comité de défense des hôpitaux et des maternités de proximité, « aucun document, ni aucune étude ne prouvent que les petites maternités ne sont pas sûres », expliquait-il alors à BFMTV.com. Un avenir préoccupant A l’avenir, la désertification médicale devrait encore progresser : « les effectifs projetés diminuent jusqu’en 2024, où le nombre de médecins atteint un point bas (…). Ils retrouvent leur niveau actuel à l’horizon 2030 », explique la DREES. Donc, si aucune mesure radicale n’est lancée, le nombre de médecins ne devrait pas vraiment changer dans les 10 ans qui viennent, alors que la population va continuer à vieillir. Des solutions passeraient peut-être par l’arrivée massive de professionnels diplômés de l’étranger, par le développement de maisons de santé, ou de bourses à l’attention des jeunes praticiens qui s’installeraient dans un désert médical … Encore faut-il que l’Etat appuie fortement ces choix-là à l’avenir. Quand bien même, les effets de ces politiques mettront du temps à se faire sentir. Bien sûr, la situation est inquiétante en France, mais elle sans aucune commune mesure avec ce qui se passe dans le monde, concernant l’accès aux soins. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), dans un rapport phare publié à la fin 2017, pas moins de 4 milliards de personnes étaient alors sans aucune protection sociale (santé, vieillesse, pauvreté), soit 55% de l’humanité, une situation qui touchait notamment l’Afrique, l’Asie et les Etats arabes. Près des deux tiers des enfants du monde entier (1,3 milliard d’enfants) n’étaient pas couverts, la plupart également en Afrique et en Asie. Même aux Etats-Unis, le pays le plus riche du monde, le président Barack Obama a eu un mal fou à faire entrer en vigueur en 2013 une couverture santé à 32 millions d’Américains qui en étaient dépourvus. L’accès aux soins reste donc un combat de tous les jours en France, mais aussi sur l’ensemble de la planète.
- Les femmes, longtemps opprimées, s’émancipent difficilement
La situation des femmes progresse nettement en Occident depuis une soixantaine d’années, même si beaucoup de chemin reste à faire. Mais il n’en est pas de même dans les pays en voie de développement. Pas facile de vivre dans un monde dominé par les hommes … Les filles et les femmes, la moitié de l’humanité actuelle, 4 milliards d’êtres humains, vivent depuis la nuit des temps dans des sociétés patriarcales. Dans l’histoire, l’homme a toujours exercé le pouvoir - à quelques exceptions près - à tous les niveaux, aussi bien dans la sphère publique que privée, même si la situation a nettement bougé depuis une soixantaine d’années. Dans l’histoire, l’homme a toujours exercé le pouvoir - à quelques exceptions près - à tous les niveaux, aussi bien dans la sphère publique que privée, même si la situation a nettement bougé depuis une soixantaine d’années. Mais 60 ans, c’est bien peu face à 5000 ans de joies souvent, mais aussi d’obéissance, voire de soumission, d’humiliation, d’abus, d’exploitation, d’agression, de viol, de meurtre, … Certes, de nombreuses femmes s’épanouissent dans leurs vies au foyer, dans leurs vies de couples, dans l’éducation de leurs enfants, mais beaucoup d’autres veulent développer pleinement leurs capacités, en ne se consacrant pas uniquement à leurs familles. Le combat pour l’égalité de leurs droits avec les hommes continue, mais il est difficile, tant les mœurs, les traditions et les normes religieuses pèsent lourdement pour le maintien du patriarcat. La lutte est permanente, des faits récents nous le montrent. En 2017, le mouvement américain #MeToo visant à la prise de parole des femmes contre le viol et les agressions sexuelles a essaimé à travers le monde. Il a conduit à la condamnation en 2020 d’Harvey Weinstein, un ex-producteur de cinéma très puissant, à 23 ans de prison. Il avait été accusé de harcèlement ou d’agressions sexuelles par près de 90 femmes. Ce mouvement a atteint la France avec retard, en ce début d’année 2021, une vague d’hommes influents ayant été accusés d’agressions sexuelles à l’encontre de femmes, qui sont sorties de l’anonymat, avec les risques de réprobation publique que cela entraîne. Autre fait récent, l’annonce le 2 février dernier par le ministre de la justice que 90 femmes avaient été tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2020 dans l’Hexagone. Pas moins de 200 000 femmes par an subissent des violences sur notre propre territoire. Mais, comme quoi un combat n’est jamais gagné, le président de la Turquie Erdogan a fait savoir le 20 mars que son pays quittait la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, qui obligeait les gouvernements à mettre en place une législation réprimant entre autres la violence domestique, le viol conjugal et la mutilation génitale féminine. Décision inquiétante alors que les féminicides ( le meurtre des femmes) sont courants dans l’ancien Empire ottoman. Le président de la Turquie Erdogan a fait savoir le 20 mars que son pays quittait la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, qui obligeait les gouvernements à mettre en place une législation réprimant entre autres la violence domestique, le viol conjugal et la mutilation génitale féminine. De nets progrès en Occident De nets progrès en matière d’égalité ont cependant été réalisés depuis le début des années 60, portés par le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis (législation pour des salaires égaux, sur la non-discrimination des femmes, … ). Avec en France, le droit des femmes de travailler sans le consentement de leur mari en 1965 ; et les décisions juridiques concernant les enfants, alors uniquement dévolues au père, disparaissant en 1970. Des associations féministes plus radicales ont eu un rôle déterminant comme la création du Women’s liberation movement en Amérique dans les années 60 et le MLF en France en 1970. Des textes majeurs ont été votés à cette époque dans l’Hexagone, comme la loi Neuwirth (1967) légalisant la contraception, et la loi Veil (1974) autorisant le droit à l’avortement. Puis est venue notamment la loi sur les quotas obligatoires de femmes pour les mandats électoraux (2000), la loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes (2010). Les femmes ont désormais plus de place dans le domaine politique et économique, même si beaucoup de progrès reste à faire. Même si les avancées sont récentes, elles ont tout de même le mérite d’exister, car la situation contraste fortement avec le statut inférieur dévolu aux femmes avant les années 60. Des améliorations sensibles avaient certes été réalisées avec le droit à l’éducation dans la deuxième moitié du 19ème siècle en France, même si le droit de vote a seulement été reconnu en 1944 ... La Révolution française a certes été à l’origine de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789), mais la publication par Olympe de Gouges de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) n’a pas été suivi d’effet. Cette féministe d’avant-garde a même été guillotinée en 1793 ! Fait notable, le droit au divorce a été voté en 1792, mais était plus favorable au mari ! Le Code civil de Napoléon en 1804 restreint drastiquement ses possibilités. En 1816, il est carrément abrogé par la Restauration, comme « poison révolutionnaire », pour être rétabli seulement en 1884. Le reste de l’histoire n’a pas été favorables aux femmes, à part notamment le règne de quelques rares monarques. L’Egypte ancienne, la Grèce antique, l’Empire romain, le Moyen Age, la Renaissance, les Temps Modernes, n’ont pas donné de place véritable au « Deuxième Sexe » , comme Simone de Beauvoir titrera son livre en 1949, dans un ouvrage de 1000 pages qui a été une véritable bombe et a causé une grande indignation dans les milieux traditionnels . Des périodes particulièrement cruelles ont perduré longtemps : en Chine, la coutume des pieds bandés, qui consistait à réunir le talon des femmes à leurs orteils, pour les faire les plus petits possibles à des « fins érotiques », a duré 1000 ans, du 10ème au 20ème siècle. En Europe, des années 1400 jusqu’au 17ème siècle, durant la période dite de la « Chasse aux sorcières », de nombreuses femmes ont été brûlées vives pour des supposés faits de sorcellerie. Selon l’Eglise, les femmes, par nature « faibles », étaient plus sensibles au démon ! L’Egypte ancienne, la Grèce antique, l’Empire romain, le Moyen Age, la Renaissance, les Temps Modernes, n’ont pas donné de place véritable au « Deuxième Sexe » , comme Simone de Beauvoir titrera son livre en 1949. Mais il ne faut pas croire que cette période noire a disparu. Si les femmes en Occident ont vu récemment leur situation s’améliorer sensiblement, celles vivant dans les pays en voie de développement ont encore souvent un statut très inférieur à celui des hommes, notamment en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie, même si des progrès ont eu lieu, ça et là. La liste des abus est saisissante : absence de scolarisation ; interdiction de se déplacer ; travaux domestiques, qui virent à l’esclavagisme ; violences contre les femmes ; viols en temps de guerre ; mariages forcés ; port du voile intégral ; crimes d’honneur ( meurtre d’une femme perpétré en réaction à un comportement perçu comme ayant apporté le déshonneur à la famille) ; mutilations sexuelles ; interdiction d’avorter ; infanticides ( pour les filles nouvelles-nées, considérées comme des bouches inutiles) ; traite des femmes ; prostitution ; … Si les femmes en Occident ont vu récemment leur situation s’améliorer sensiblement, celles vivant dans les pays en voie de développement ont encore souvent un statut très inférieur à celui des hommes. La mutilation génitale des femmes Un éclairage particulier peut être fait sur une violence particulièrement barbare, celle de la mutilation génitale pratiquée généralement sur des jeunes filles entre l’enfance et l’adolescence, essentiellement dans l’Afrique subsaharienne et dans l’Afrique de l’Est ( Égypte, Éthiopie, Soudan, Somalie). Mais aussi sur certaines de ces jeunes filles qui se retrouvent dans les pays occidentaux, du fait de l’immigration de leurs familles. Elle peut entraîner des graves problèmes de santé, voire la mort : douleurs violentes, hémorragies, problèmes urinaires, kystes, infections, complications lors de l’accouchement, décès du nouveau-né, états de choc. Elles sont pratiquées avec un couteau ou avec une lame, avec ou sans anesthésie … Cette pratique est réalisée au nom des conventions sociales. Le but de la mutilation est de réduire la libido féminine, ce qui assurerait la virginité prénuptiale et aiderait les femmes à résister aux actes sexuels extraconjugaux. « On estime que plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes, toujours en vie, ont été victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 30 pays africains, du Moyen Orient ou de l’Asie où ces pratiques sont concentrées », explique l’Organisation mondiale de la Santé (3 février 2020). Autre traitement cruel le mariage forcé imposé aux femmes, qui se pratique au Maghreb, en Afrique subsaharienn e, au Moyen Orient, en Turquie, en Russie, en Asie du Sud-Est et dans le sous-continent indien (notamment en Inde, au Pakistan et au Bangladesh). Les conséquences sont souvent désastreuses : domination, humiliation, violences conjugales, grossesses non désirées, perte d’autonomie, séquestration, déscolarisation, … Les raisons du mariage forcé sont multiples : pour les familles pauvres, trouver un conjoint d’une famille plus riche ; pour les fa milles plus aisées, augmenter leurs patrimoines ; ou pour certaines castes en Inde, préserver les coutumes.
- Faim dans le monde : la situation, catastrophique en 2020 en raison de la Covid-19, reste dramatique
Du jamais vu depuis très longtemps ! La situation de la faim dans le monde, déjà tragique depuis quelques années, est devenue carrément catastrophique en 2020, en raison essentiellement des conséquences économiques de la crise du coronavirus. Le 1er décembre dernier, l’Organisation des Nations Unies (ONU) avait ainsi lancé un appel humanitaire record de 35 milliards de dollars (environ 30 milliards d’euros) pour 2021, la Covid-19 ayant fait des « ravages » et plongeant des centaines de millions de personnes dans la pauvreté. « Les budgets de l’aide humanitaire font face à des coupes terribles, alors que l’impact de la pandémie mondiale continue de s’aggraver », avait déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. D’ici à la fin 2020, expliquaient il y a à peine plus d’un mois les Nations Unies, environ 270 millions de personnes pourraient souffrir d’insécurité alimentaire aigüe – c’est-à-dire être touchées par la famine - sur l’ensemble du globe, soit plus de 80% de plus qu’avant la pandémie. « Un choix clair s’impose à nous. Nous pouvons laisser 2021 être l’année du grand retournement – l’effritement de 40 ans de progrès – ou nous pouvons travailler ensemble pour nous assurer que nous trouvons tous un moyen de sortir de cette pandémie », soulignait Mark Lowcock, chef du Bureau de la coordination humanitaire. « Le tableau que nous présentons est le plus sombre que nous ayons jamais exposé en matière de besoins humanitaires à venir (…) Le monde riche peut maintenant voir la lumière au bout du tunnel. Il n’en va pas de même dans les pays les plus pauvres », avait-il ajouté. « D’ici à la fin 2020, environ 270 millions de personnes pourraient souffrir d’insécurité alimentaire aigüe – c’est-à-dire être touchées par la famine - sur l’ensemble du globe, soit plus de 80% de plus qu’avant la pandémie. » Aux quatre coins du monde, ceux qui vivaient déjà sur le fil du rasoir sont touchés de manière très grave par la crise du coronavirus, qui induit la hausse des prix alimentaires, la baisse drastique des revenus, et perturbe fortement les chaînes d’approvisionnement. Autres problèmes, les catastrophes liées au réchauffement climatique et aux conflits meurtriers, qui ont des conséquences désastreuses sur la sécurité alimentaire. « La famine est aux portes de l’humanité » Confirmation écrasante de ce cataclysme mondial, le prestigieux et très sérieux prix Nobel de la paix avait été décerné le 9 octobre 2020 au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, un organisme siégeant à Rome, créé en 1961 pour lutter contre la faim dans le monde, employant pas moins de 17000 personnes. Le PAM avait ainsi été récompensé pour son combat contre la faim, notamment dans les zones de conflits. Selon les estimations de l’ONU, déjà en 2019, alors que la crise du coronavirus avait tout juste démarré, 690 millions de personnes dans le monde, soit 1 sur 11, souffraient de sous-alimentation chronique, sans compter celles touchées par la famine, qui atteignaient déjà 150 millions d’êtres humains. L’Asie concentrait alors la plus grande partie des personnes en souffrance chronique (381 millions), suivi de l’Afrique (250 millions), de l’Amérique latine et des Caraïbes (48 millions). Lors la remise formelle du prix Nobel de la paix au PAM, le 10 décembre 2020, David Beasley, le directeur exécutif de cet organisme, rappelait bien que 270 millions de personnes à travers le monde risquait de tomber dans la famine : « Ne pas répondre à leurs besoins entraînera une pandémie de faim, qui éclipsera l’impact de la Covid » avait-il prévenu. Et il ajoutait qu’il estimait de son devoir de dire la vérité au monde : «la famine est aux portes de l’humanité. Pour des millions et des millions de personnes sur terre ». Des pays sont actuellement dans des situations catastrophiques. Au Yémen, un conflit très meurtrier oppose depuis 2015 le gouvernement en place, appuyé par une coalition militaire dirigée par l’Arabie Saoudite, et les rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Désormais, plus de la moitié des 30 millions d’habitants du Yémen seront confrontés à des niveaux de crise d’insécurité alimentaire graves d’ici à la mi-2021, selon l’ONU (3 décembre 2020). « Selon les estimations de l’ONU, déjà en 2019, alors que la crise du coronavirus avait tout juste démarré, 690 millions de personnes dans le monde, soit 1 sur 11, souffraient de sous-alimentation chronique, sans compter celles touchées par la famine, qui atteignaient déjà 150 millions d’êtres humains.» En Syrie, environ 9 millions de personnes sont en situation de sous-alimentation, expliquait fin novembre dernier les Nations Unies. Et de s’alarmer le 16 décembre d’une souffrance exacerbée en cette période hivernale, après déjà près de 10 années de conflit dans le pays : « l’insécurité alimentaire et la malnutrition devraient augmenter considérablement ». Malheureusement, les plus jeunes sont souvent en première ligne dans ce désastre. Plus de 10 millions d’enfants en République démocratique du Congo, au Nigéria, dans le Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger), au Soudan du Sud et au Yémen « souffriront de malnutrition aigüe en 2021 » a déclaré en fin d’année dernière le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), avertissant que sans action urgente, les chiffres pourraient encore croître. La France n’est pas épargnée Certes, la famine est un phénomène très ancien. La Bible y fait référence comme un des 4 cavaliers de l’Apocalypse : la Conquête, la Guerre, la Famine et la Mort. Des grandes disettes de l’Egypte ancienne, comme celles très nombreuses du Moyen Age, de multiples catastrophes ont déjà eu lieu. Plus proche de nous, de 1959 à 1961, le « Grand bond en avant » de la Chine de Mao provoqua une énorme sous-alimentation, qui fit selon les estimations, entre 20 et 45 millions de victimes. Mais aujourd’hui, les chiffres avancés de morts possibles de la faim dans le monde sont beaucoup plus importants. Enfin les pays développés et la France en particulier sont aussi touchés par la faim, certes à un moindre degré, et par les conséquences du coronavirus. Dans l’Hexagone, plus de 9 millions de personnes, soit près de 15% de la population française, vivaient sous le seuil de pauvreté en 2019, selon l’INSEE, soit avant la pandémie, et l’aide alimentaire visait alors 5,5 millions de personnes. Mais avec le coronavirus en 2020 et cette année, de plus en plus de banques alimentaires voient arriver en nombre de nouvelles personnes en difficulté, notamment des jeunes. « Abdelsem Ghazi, Secrétaire général de la fédération de Paris du Secours populaire français alertait à la fin novembre dernier : « ces derniers mois, en France, la pandémie a fragilisé davantage les familles les plus démunies. Dès le début du confinement, les demandes d’aide ont augmenté de 45%. Aujourd’hui, les conséquences économiques et sociales de cette crise sont dramatiques pour des milliers de familles qui jusqu’alors parvenaient encore à subvenir à leurs besoins ». Même cri d’alarme de Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France, aussi à la fin novembre : « Aujourd’hui, à Paris et partout en France, la pauvreté ne cesse de gagner du terrain et menace des familles entières, qui n’arrivent plus à « joindre les deux bouts ». Avec la crise que nous venons de traverser, ce sont des milliers de personnes que se retrouvent au chômage et qui risquent, du jour au lendemain, de tout perdre ». La nécessité d’actions urgentes et d’amplitude Certes, au niveau mondial, des rayons d’espoirs apparaissent, avec la découverte des premiers vaccins contre la Covid-19, et deux milliards de doses, provenant de plusieurs candidats vaccins prometteurs, pourront être sécurisées, au cours du premier semestre 2021, pour protéger les groupes les plus vulnérables dans la plupart des pays de la planète, selon le Docteur Tedros, le Directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pour lui, en matière de pandémie, le bout du tunnel est en vue, « mais nous n’en sommes pas encore là et nous n’y arriverons qu’ensemble ». Mais la population mondiale atteint aujourd’hui 8 milliards de personnes, une grande partie de l’humanité n’aura donc pas accès rapidement aux vaccins contre le coronavirus. De plus, les conflits meurtriers ou les attentats continuent de faire rage dans de nombreux pays, tandis que le réchauffement climatique poursuit son œuvre de dévastation dans de nombreuses régions du globe. Les ravages socio-économiques de ces fléaux continuent à faire souffrir des millions de gens. La sous-alimentation et la famine risquent donc de perdurer encore longtemps, si des actions énergiques d’amplitude ne sont pas lancées d’urgence. #Humainsenaction, #droitshumains, #droitsdel'homme, #faim #précaritéalimentaire
- La liberté d'expression toujours plus menacée
La liberté d’expression, droit fondamental garantissant la démocratie et une multitude de libertés, est attaquée de plus en plus dans de très nombreux pays du monde. Quatre pays très influents sont à la manœuvre pour bâillonner leurs populations : la Chine, la Russie, l’Iran et la Turquie. En France, la liberté d’expression est généralement considérée comme un droit fondamental, presque au même titre que la possibilité de respirer, de boire, de marcher … Et pourtant nous oublions souvent que c’est un concept nouveau pour le plus grand nombre, qui a tout juste plus de 200 ans, ayant émergé difficilement depuis, en Occident essentiellement. Un droit quasiment inespéré, qui, déjà peu appliqué de par le monde en notre période contemporaine, est encore plus menacé ces dernières années. Notamment par les coups de boutoir de 4 pays très influents de la planète, la Chine, la Russie, l’Iran et la Turquie, qui travaillent souvent de concert pour s’attaquer au leadership des États-Unis, aujourd’hui affaibli. Nous devons nous rappeler que la liberté d’expression a été l’exception et non la règle, au minimum pendant plus de 5000 ans, tout au long de l’Histoire mondiale, qui a débuté avec la découverte de l’écriture. Pharaons tout-puissants, empereurs tyranniques, sultans sans pitié, monarques dominateurs, seigneurs arbitraires, présidents dictateurs, dirigeants ayant tous pouvoirs … Ils sont des milliers de personnages quasi-divins ou d’hommes politiques à s’être succédés et imposer leur joug à plusieurs milliards d’êtres humains. La quasi-totalité des populations n’a pas eu le droit de s’exprimer librement pendant plus de 50 siècles, sous peine de sanctions souvent terribles. Ce droit fondamental n’a été proclamé fortement que vers la fin du XVIIIème siècle, lors des avènements de l’indépendance des États-Unis d’Amérique et de la Révolution en France, dont les déclarations solennelles ont essaimé dans d’autres pays. La garantie de la démocratie et de l’égalité Ce principe est aujourd’hui menacé, et il faut s’en inquiéter. Car la liberté d’expression est la base même d’énormément de possibilités qui s’offrent à nous, pour l’épanouissement de chacun : libertés de parler, d’écrire, de la presse, de s’informer, d’avoir accès à Internet, de s’associer, de se syndiquer, de se réunir, de manifester, de militer, d’enseigner, de croire, de pratiquer sa religion, de se faire respecter, de vivre sa vie, … Droits à l’égalité, de vote, de pétition, à la vie privée, à la sûreté de sa personne, à l’enseignement, à la recherche, à la culture, à la création, la liste est très longue … Et puis, la liberté d’expression est aussi garante d’une forme de régime politique qui apparaît le plus juste : la démocratie, dans laquelle, malgré toutes ses imperfections, la souveraineté appartient au peuple. Car sans liberté d’expression, comment remettre en cause les dirigeants et leurs erreurs ou injustices, souvent très nombreuses ? Bien sûr, cette liberté ne vaut que si elle ne nuit pas de façon exagérée à la liberté d’autrui. Qu’elle ne porte pas aussi atteinte à la sûreté publique, à l’intégrité territoriale, à la sécurité nationale, à la prévention du crime, à la protection de la santé, de la réputation, des droits d’autrui, … C’est pourquoi les gouvernements démocratiques posent des limites à ce droit. La question est de savoir quand ils abusent de leurs censures, pour leurs propres intérêts. Le curseur est souvent difficile à positionner, d’où de multiples sources de polémiques. Justement, dans les pays aux régimes autoritaires, nationalistes ou dictatoriaux, qui sont légions, notamment en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, les dirigeants invoquent souvent de façon arbitraire, des outrages, mais aussi des conflits ou des attentats, pour sanctionner et réprimer certes parfois de façon nécessaire, mais aussi pour torturer, pour emprisonner longuement, voire pour condamner à la peine capitale. Dans de nombreuses nations, le blasphème, le fait de porter atteinte à la religion de l’État, peut conduire à de lourdes peines d’incarcération, ou même à la mort, comme en Arabie Saoudite, en Iran, au Pakistan, en Mauritanie ou au Nigeria. Dans de nombreuses nations, le blasphème, le fait de porter atteinte à la religion de l’État, peut conduire à de lourdes peines d’incarcération, ou même à la mort, comme en Arabie Saoudite, en Iran, au Pakistan, en Mauritanie ou au Nigeria. La Chine la plus dangereuse Ce qui est nouveau ces dernières années est l’accentuation de la répression de la liberté d’expression. En premier lieu, la Chine, malgré la bonhomie souriante manifestée par son président Xi Jinping depuis maintenant plus de 7 ans, est épouvantable à cet égard. Ce despote règne sur un pays de 1,44 milliard d’habitants, et les surveille pour qu’ils vivent de façon « vertueuse ». Peu avant son arrivée à la magistrature suprême, l’empire du Milieu avait élaboré un texte faisant état des 7 périls - texte approuvé par le dictateur actuel - qui menaceraient la suprématie du Parti communiste. Les sujets que l’on ne peut pas discuter étaient et sont : les valeurs universelles ; la liberté de la presse ; la société civile ; les droits civiques ; les erreurs historiques du Parti communiste chinois ; le capitalisme de connivence au sein du pouvoir ; l’indépendance judiciaire. Pas étonnant que la Chine soit la championne toutes catégories de la censure tous azimuts : de la religion, des journalistes, de la radio, de la télévision, d’Internet, de toutes œuvres d’art, … Pas étonnant non plus qu’elle ait mis en place à partir de 2018 un système de crédit social des citoyens et des entreprises, qui note leurs « bonnes ou mauvaises conduites » par le biais de centaines de millions de caméras de télésurveillance de reconnaissance faciale, ou par des outils de surveillance de masse de données. Pas étonnant non plus qu’elle ait mis en place à partir de 2018 un système de crédit social des citoyens et des entreprises, qui note leurs « bonnes ou mauvaises conduites » par le biais de centaines de millions de caméras de télésurveillance de reconnaissance faciale, ou par des outils de surveillance de masse de données. Si les citoyens « se comportent mal », ils perdent des points, et se voient refuser par exemple des achats de biens et services, ou la liberté de circuler, … ou pour des entrepreneurs, l’accès à des crédits à des taux intéressants, à une fiscalité avantageuse, … S’ils sont de « bons élèves », ils pourront bénéficier de privilèges. Enfin, la Chine poursuit son œuvre de sinisation à marche forcée des peuples sous son contrôle, en détruisant brutalement les spécificités et les cultures des minorités tibétaines, ouïgours et mongols, et en s’attaquant aux démocrates de Hong Kong. La Russie particulièrement agressive La Russie de Vladimir Poutine apparaît également très dangereuse, et ne s’améliore pas avec le temps. Au pouvoir depuis maintenant depuis plus de 21 ans, le maître du Kremlin, qui a travaillé dans ses jeunes années 16 ans au sein du redoutable KGB, pour en devenir finalement le patron en 1998-1999 (devenu entre-temps le FSB), est aussi un grand maître de toutes les censures : de tous les médias, de toutes les œuvres d’art, de toutes les oppositions. Son pays n’est quasiment plus un état de droit : élections truquées, corruption à grande échelle, construction à son profit d’un palais pharaonique au bord de la mer noire (qui appartiendrait à un de ses amis oligarques), cyberattaques massives contre les entreprises occidentales, répressions brutales de manifestations pacifiques, suivies de nombreuses arrestations … Le « tsar de Russie » est aussi soupçonné d’assassinats politiques, même s’il dément avec aplomb, à chaque fois, toutes implications. Dernière tentative en date d’envergure, celle de l’empoisonnement en août dernier d’Alexeï Navalny, l’opposant politique majeur, qui n’a pu être sauvé in extremis qu’en s’enfuyant en Allemagne pour être soigné longuement. A peine revenu en Russie tout récemment, il a été emprisonné, puis condamné à trois ans et demi de prison ferme, sous un prétexte absurde. La Turquie n’est pas en reste non plus, et se radicalise de plus en plus. Recep Tayyip Erdogan est au pouvoir depuis plus de 17 ans, et n’en finit pas de bâillonner la presse et les opposants de tout poil. Il considère les femmes inférieures aux hommes, s’attaque aux chrétiens dans son pays, impose un conservatisme islamique à un pays qui se voulait à l’origine laïque, il multiplie les conflits militaires avec ses voisins, voulant retrouver la grandeur passée de l’Empire ottoman. Le président vient même de signer un accord sinistre avec la Chine, cette dernière ayant ratifié un traité d’extradition des réfugiés ouïgours actuellement en Turquie. Ces musulmans turcophones du nord-ouest de la Chine seraient de l’ordre de 20 000 personnes sur le territoire d’Erdogan, on n’ose imaginer leur sort une fois expulsés dans leur pays d’origine … L’Iran aussi et son guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis maintenant plus de 31 ans, cadenasse plus que jamais sa population, et censure fortement la presse, avec l’aide de ses 200 000 gardiens de la révolution, toujours aussi fanatisés. L’État théocratique exporte aussi son pouvoir de nuisance en Irak, en Arabie Saoudite, au Liban … par des aides ou des actions militaires. Enfin, la nouvelle Perse entretient des liens forts avec la Chine : la République islamique vient d’affermer au géant communiste le champ gazier South Pars, le plus grand et le plus riche du monde (« Le Point », 7 janvier 2021). Faible espoir, un allègement des sanctions à l’égard de son pays pourrait advenir, avec l’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis, peut-être plus conciliant que Donald Trump. Le Brésil inquiétant Il ne faudrait pas non plus oublier l’arrivée tonitruante sur la scène mondiale d’un cinquième prédateur, le Brésil, avec la nomination de Jair Bolsonaro à sa tête il y a un peu plus de deux ans. Le « Trump brésilien », leader d’extrême-droite, ancien capitaine, nostalgique de la dictature militaire de 1964-1985, n’aime pas les femmes, les homosexuels, les journalistes, les défenseurs de l’environnement, les amérindiens, et le fait comprendre en faisant brûler méthodiquement des milliers de kilomètres carrés de la forêt amazonienne, expulsant ainsi les indigènes, pour les remplacer par ses amis, les grands de l’agro-industrie. De plus, il a nié pendant longtemps la dangerosité du Covid-19, et a le triste privilège de diriger le deuxième pays au monde touché par la pandémie en 2020, avec 200 000 décès. Ces cinq « grands » pays, entre autres, menacent fortement la liberté d’expression. Point totalement paradoxal, les États-Unis, la plus puissante démocratie de la planète, souffre justement de trop de liberté d’expression, garantie par le 1er amendement (1791) de leur constitution. Cet amendement n’a que de peu de restrictions, ce qui fait que l’on peut parfaitement voir défiler librement des néonazis ou de suprémacistes blancs dans les grandes villes de l’État. Ou que les réseaux sociaux laissent filtrer à des millions d’Américains, souvent peu instruits ou désespérés par leur appauvrissement, des informations totalement fausses ou complotistes, incitant à la violence radicale ou à la haine viscérale. Il n’est donc pas totalement surprenant de voir le Capitole, le siège même des assemblées fédérales, envahi début janvier dernier par les supporters de Donald Trump, entraînant la mort de 5 personnes. Cela montre à quel point les démocraties sont fragiles. L’Occident fragilisé Reste la France qui n’est pas à l’abri non plus des atteintes à la liberté d’expression. Les multiples attentats terroristes que le pays connaît, notamment depuis 1995, mais surtout depuis 2015, ont multiplié les mesures gouvernementales pour assurer la sécurité des personnes et des biens : plan Vigipirate, proclamation de l’état d’urgence, et plus récemment proposition de loi relative à la sécurité globale. Avec à chaque fois des restrictions à la liberté d’expression : fouilles de citoyens, interdictions de manifester, de circuler, contrôles policiers et militaires d’un territoire, assignations à résidence, fermetures de certains lieux, perquisitions administratives sans l’accord de l’autorité judiciaire, projets de renforcement des pouvoirs de la police municipale, d’interdire de filmer des policiers, … Ces limitations peuvent conduire à des bavures ou des violences policières, ce qui a été le cas. Il faut donc rester très vigilant. Après tout, la démocratie en France est aussi une exception relativement récente à la règle, à l’échelle de la longue histoire de l’Hexagone, qui n’a connu quasiment que des régimes autoritaires.
- Bientôt la journée internationale des droits de l'homme
Le 10 décembre de chaque année est célébrée partout dans le monde, la journée internationale des droits de l'homme. A deux semaines de cette commémoration nous vous donnons rendez-vous pour le lancement officiel de notre association. « «Peu importe ce que les gens vous disent, les mots et les idées peuvent changer le monde.» Robin Williams (acteur américain) Le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l'Homme était adoptée par l'assemblée générale des Nations unies, en réaction aux atrocités commises lors de la seconde guerre mondiale. Pour honorer son adoption et sa proclamation, tous les ans, partout dans le monde, le 10 décembre, la Journée internationale des droits de l'Homme est célébrée. C'est donc cette date symbolique que nous avons choisie pour fêter le lancement officiel de notre association Humains en action. #Humainsenaction, #droitshumains, #droitsdel'homme, #journéeinternationaledroitsdel'homme, #10décembre2020
- Les Droits Humains de nouveau en grand danger à l'échelle planétaire
Nous y sommes … En 2020, une chape de plomb semble avoir recouvert la terre entière et ses 8 milliards d’habitants. La pandémie de coronavirus apparaît comme le dernier des grands bouleversements, après une succession de dérèglements majeurs apparus en ce début du 21ème siècle. Du coup, nous assistons actuellement à un basculement accéléré de notre monde vers plus de peurs, d’angoisses, de sentiments d’insécurité, de replis sur soi, de tensions, de violences, de conflits, de guerres. L’atmosphère générale est particulièrement électrique. Les droits humains en font les frais, car les populations se tournent vers les tenants d’un ordre fort, vers les régimes autoritaires et nationalistes, voire dictatoriaux, censés leur redonner de l’apaisement. Et ces régimes, l’histoire l’a montré, font finalement peu de cas de la personne humaine. Les droits humains, surtout énoncés magistralement à partir de la fin du 18ème siècle, dans la déclaration d’indépendance américaine (1776) et dans celle en France des droits de l’homme et du citoyen (1789), sont mis à mal à l’échelle planétaire. « Plus de 800 millions de personnes pourraient être sous-alimentées cette année dans le monde, selon un rapport de l’ONU de juillet 2020, la pandémie augmentant le nombre de personnes touchées de 20%. » Ainsi, les droits que l’on peut considérer comme fondamentaux, vivre, manger à sa faim, se loger, subvenir à ses besoins, avoir accès aux soins médicaux, se sentir au minimum en sécurité, sont malmenés. Plus de 800 millions de personnes pourraient être sous-alimentés cette année dans le monde, selon un rapport de l’ONU de juillet 2020, la pandémie augmentant le nombre de personnes touchées de 20%. Les nécessiteux, les sans domicile fixe, les mendiants, ne semblent jamais avoir été aussi nombreux. Les couvertures médicales sont de plus en plus onéreuses, quand elles ne sont pas abordables, tout simplement. Même les classes moyennes sont touchées et s’appauvrissent, expliquant en grande partie la victoire de Donald Trump en 2016 à la présidence des Etats-Unis, ou la crise des Gilets Jaunes en France en 2018-2019. Des principes souvent chèrement acquis sont de plus en plus souvent écornés : l’égalité, les libertés de pensée, d’expression, de réunion, d’association, de se syndiquer, de la presse, de la religion, le droit de vote, le droit d’asile, … Les inégalités se creusent, les classes moyennes s’appauvrissent de part et d’autre du globe et se retrouvent souvent à manifester violemment dans la rue. Dans beaucoup de pays, l’opposition est muselée, près de 900 journalistes ont été assassinés ces dix dernières années à travers le monde, selon l’UNESCO (2 novembre 2020). Le droit d’exercer sa religion, même de façon pacifique, est rendu difficile. Le droit de vote peut s’avérer être un parcours du combattant, le droit d’asile est très difficile à obtenir, … « Le mouvement de lutte des femmes contre les agressions sexuelles, #MeToo aux Etats-Unis, a certes fait boule de neige sur toute la planète. Mais le combat est loin d’être gagné. » Les droits des laissés-pour-compte pendant longtemps, acquis plus récemment, ceux des enfants, des femmes, des handicapés, des minorités ethniques ou sexuelles … sont souvent remis en question. Des enfants encore plus nombreux ne vont plus à l’école pour aider leurs familles, tombées dans la misère. Le droit à l’avortement subit des attaques de plus en plus prononcées. Le mouvement de lutte des femmes contre les agressions sexuelles, #MeToo aux Etats-Unis, a certes fait boule de neige sur toute la planète. Mais le combat est loin d’être gagné. De même, le mouvement «Black Lives Matter », pour défendre les noirs américains des violences racistes, n’est pas au bout de ses peines, bien au contraire. La France n’est pas en reste, comme le violent passage à tabac fin novembre 2020, par plusieurs policiers blancs, d’un producteur de musique noir. Enfin, l’homophobie prend de l’ampleur dans tous les pays du monde. Certes, ce n’est pas la première fois que l’humanité sombre dans le noir, voire dans la cruauté, même depuis que les droits humains ont été inscrits dans le marbre il y a plus de 200 ans. A cet égard, le début du 20ème siècle a été épouvantable pour les droits humains : boucherie mondiale de 14-18, Grande Dépression économique planétaire de 1929, purges à grande échelle sous l’ère de Staline, cataclysme de la deuxième guerre mondiale, extermination massive des Juifs, … Les grands désastres mondiaux semblaient derrière nous Mais après la barbarie mondiale sans égale de 39-45, et la proclamation solennelle, notamment par les pays les plus influents de la planète, de la déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 par l’Organisation des Nations Unies, il semblait exister un réel désir de défendre de mieux en mieux les droits humains. D’ailleurs, pendant la cinquantaine d’années qui ont suivi, la notion des droits humains a été élargie, légiférée et des dispositifs ont été créés pour surveiller la violation de ces droits. De plus, les droits sociaux ont été mieux défendus après le deuxième conflit mondial, de 1946 à 1975, pendant les « Trente Glorieuses », période durant laquelle une grande partie des pays développés a connu une forte croissance économique et une augmentation du niveau de vie. Les grands désastres mondiaux semblaient désormais derrière nous, même si cette accalmie générale restait toute relative : certains pays ou régions du globe connaissaient des conflits très sanglants, notamment liés à la guerre froide, de 1945 à 1991 (Indochine, Corée, Algérie, Vietnam, …), sans compter les grandes révolutions dévastatrices en vies humaines de la Chine de Mao. Par ailleurs, l’euphorie des « Trente Glorieuses » avait laissé place à de l’insécurité, de l’inquiétude, après les chocs pétroliers de 1973 et de 1979, qui avaient vu les cours du brut monter en flèche, et entraîné une crise économique larvée, avec la chute de la consommation, l’augmentation massive du chômage, et l’apparition de la pauvreté, même dans les pays occidentaux. Mais, même si la situation de beaucoup devenait plus difficile, l’espoir d’un retour à meilleure fortune était partagé par une partie de la population. « Cinq grands fléaux sont apparus dans un espace de temps très court : de nouvelles crises économiques majeures à l’échelle de la planète (2008, 2020) ; la mondialisation à outrance ; la réouverture des guerres de religions ; le réchauffement climatique ; et la crise sanitaire internationale avec le coronavirus. » Peine perdue ! Cette accalmie relative n’aura eu qu’un temps. L’histoire semble se répéter, malheureusement. Nous voyons arriver des signes avant-coureurs d’une grand cataclysme mondial, si nous n’y prenons garde, qui ne manquent pas de toucher déjà les droits humains. Cinq grands fléaux sont apparus dans un espace de temps très court : de nouvelles crises économiques majeures à l’échelle de la planète (2008, 2020) ; la mondialisation à outrance ; la réouverture des guerres de religions ; le réchauffement climatique ; et la crise sanitaire internationale avec le coronavirus. Comment, dès lors, ne pas s’alarmer de la situation actuelle ? Les conflits religieux ont entraîné des catastrophes majeures : attentats du 11 septembre 2001, embrasement de tout le Moyen-Orient et de ses confins (Afghanistan, Irak, Syrie, califat islamique, Yémen), attentats sauvages multipliés en Europe et dans toute l’Afrique sahélienne. A chaque fois, les droits humains régressent fortement. Comment, dès lors, ne pas s’inquiéter des conséquences des crises économiques, qui apportent leurs lots de faillites, de chômeurs toujours plus nombreux, de pauvreté, de misère, de faim, de famines, de morts ? D’où les centaines de milliers de migrants, dont nombre d’entre eux périssent ; les multiplications de camps surchargés de réfugiés, qui n’ont souvent accès qu’au strict minimum pour subsister. Mais aussi le durcissement de régimes comme la Turquie, l’affaiblissement de l’Union Européenne, dont beaucoup de pays se replient sur eux-mêmes. Et la situation explosive dans la première puissance économique du monde, les Etats-Unis, avec deux moitiés de la population qui semblent irréconciliables, en dépit de l’élection récente du démocrate Joe Biden. A chaque fois, les droits humains marquent un fort recul. Comment, enfin, ne pas s’alarmer du dérèglement climatique et des catastrophes qu’il engendre ? Sécheresses, incendies gigantesques, inondations, nuages d’insectes, insécurité alimentaire, montée des eaux, tsunamis, tremblements de terre, tempêtes, ouragans, cyclones, pollution des airs, des eaux et des océans, … A chaque fois, les êtres humains sont marqués dans leurs chairs. Devant tant de fléaux, de nombreuses personnes peuvent sentir le besoin d’intervenir, selon ses capacités et dans un esprit de fraternité. C’est pour cela qu’une association comme « Humains en action », qui agit pour la défense des droits humains, semble plus que jamais d’actualité.
- 1er Décembre : journée du don
Le 1er décembre : une journée symbolique pour se mettre en action et donnez à celles et ceux qui en ont le plus besoin : et pas que de l'argent ! « La valeur d'un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.» Albert Einstein Le GivingTuesday (ou Mardi du don en français) est un mouvement mondial qui célèbre et encourage la générosité, l’engagement et la solidarité. Que vous soyez un particulier, une association, une école, une institution ou une entreprise rejoignez le mouvement ! Vous aussi donnez du temps, de l’argent ou des objets à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Voici quelques idées pour donner le 1er décembre, et tous les autres jours de l'année : donner vos objets, jouets, meubles, bibelots, appareils électroménager à Emmaüs Défi, ce qui permet d’alimenter leurs magasins et donc de financer leur chantier d’insertion. donner des vêtements au Secours Populaire qui propose une aide vestimentaire aux familles et aux personnes en difficulté qu'elle accompagne dans le cadre de ses permanences d'accueil et de solidarité. Lien vers la boutique vestimentaire solidaire du Secours Populaire sur Paris. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès du secours populaire le plus proche de chez vous donner du temps ou des compétences. Pour accéder à des offres de bénévolat : www.tousbenevoles.org donner aussi à vos voisins, aux personnes qui se trouvent dans la rue, un repas, un coup de main ou ne serait-ce qu'un sourire. Ça fait toujours du bien. Souvenez-vous du poème de Raoul Follereau : Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup, Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne, Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel. Personne n'est assez riche pour s'en passer, Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter, Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires, Il est le signe sensible de l'amitié. Un sourire donne du repos à l'être fatigué, Donne du courage au plus découragé. Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler, Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire, soyez généreux donnez-lui le vôtre, Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres. Raoul Follereau #GivingTuesday, #humainsenaction, #droitshumains, #boutique solidaire, #Emmaüs, #Secourspopulaire, #tousbénévoles
- Edgar Morin : notre parrain
C'est Noël avant l'heure pour l'association Humains en action, qui est très heureuse de vous annoncer que Monsieur Edgar Morin nous a fait l'honneur d'accepter d'être notre parrain. A moins d'un mois de la journée mondiale des droits de l'homme et du lancement de notre association, on ne pouvait rêver mieux. C'est un geste fort pour encourager tous les acteurs qui œuvrent en faveur des droits humains. « Enseigner la compréhension entre les humains est la condition et le garant de la solidarité intellectuelle et morale de l'humanité ». Quand est venu le moment de choisir un parrain pour notre association Humains en action, la personne d'Edgar Morin est apparue comme une évidence. Sociologue et philosophe, humaniste éclairé, défenseur des droits, infatigable "passeur" d'espoir, encourageant l'action sous toutes ses formes, parlant à toutes les générations et au plus grand nombre quelles que soient les origines sociales, nationales, religieuses ou culturelles : il représente la synthèse idéale de toutes les valeurs que nous défendons. L'une de ses phrases résonne particulièrement à nos oreilles en ces temps troublés : "enseigner la compréhension entre les humains est la condition et le garant de la solidarité intellectuelle et morale de l'humanité ». A quelques semaines du lancement officiel de notre association et des fêtes de Noël, il nous a donné sa réponse positive, avec une force et une humilité extraordinaire. Quel beau cadeau ! Quel honneur ! Encore un grand merci à vous, Monsieur Morin. C'est un geste fort que vous faites, pour l'association Humains en action bien sûr, mais aussi pour tous les humanistes qui œuvrent pour un monde plus juste et pour lesquels nous avons souhaité être les porte-voix. #edgarmorin, #Humainsenaction, #droitshumains, #droitsdel'homme












