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  • La légende du pot fêlé

    Voici le deuxième rayon de soleil de décembre, le dernier de cette année 2021, dédié à toutes les personnes qui doutent d'elles-mêmes ! Histoire "rayon de soleil" du jour : Une vieille dame possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou. Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé. Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau. « J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. » La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison.» Chacun de nous a ses qualités uniques. Chacun de nous a ses propres imperfections, ses propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craquelures et chacun de ces manques qui nous rendent si humains et si attachants. Ne vous inquiétez pas à propos de ce que vous estimez être vos défauts ou vos faiblesses. Acceptez-les et transformez-les de manière positive en sources de création. N’oubliez pas que, dans nos faiblesses, nous pouvons aussi puiser des forces insoupçonnées. Source : conte partagé allègrement par le bouche à oreille et sur le web et adapté par nos soins spécialement pour que personne ne sous-estime ses capacités.

  • Bonnes fêtes de fin d'année 2021 pour une planète plus solidaire et plus juste !

    L’année 2021 n’a pas été réjouissante en matière de droits humains L’année 2021 n’a pas été réjouissante en matière de droits humains, en particulier avec les conséquences : - de la pandémie du Covid-19 qui n’en finit pas, et qui inquiète même à nouveau fortement ; - du réchauffement climatique et de la pollution de la Terre ; - et des conflits qui se multiplient partout dans le monde. Tout cela a entraîné ou renforcé : - les crises économiques, - la pauvreté, - l'augmentation des inégalités, - la progression de la faim dans le monde, - les vagues migratoires, - les atteintes aux droits des enfants, des femmes, des minorités, et des plus faibles - et les attaques répétées contre la liberté d’expression. Dans ce contexte de régression des droits humains il nous faut justement valoriser, plus que jamais, les initiatives solidaires et bienveillantes, en France et dans le monde, et nous saluons à cet égard toutes les citoyennes et tous les citoyens, les associations, les ONG, les institutions, les entreprises… qui œuvrent pour plus de paix, d'harmonie et de justice. Même si la période est difficile et les épreuves nombreuses il ne faut surtout pas se décourager. Même si la période est difficile et les épreuves nombreuses il ne faut surtout pas se décourager. Donnons-nous au contraire une raison de nous lever chaque matin et de mettre en œuvre cette citation si inspirante de Sénèque : « La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie ». « La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie » ( Sénèque) Bonne fin d'année à tous et à toutes de la part de toute l'équipe et des amis de l'association Humains en action. Portez-vous bien !

  • Entrepreneur solidaire : mythe ou réalité ?

    Entre opérations de Greenwashing à la limite de la publicité mensongère et vraies intentions de changer le monde en entreprenant différemment et solidairement, comment s'y retrouver ? Qu'est-ce qu'un entrepreneur social et solidaire ? Quelles qualités faut-il pour en devenir un ou une ? La chronique radio mensuelle de l'association Humains en action, diffusée et coproduite sur Globe radio répond à ces épineuses questions, en interviewant notamment Juliette Francequin, fondatrice de l'épicerie Rue Juliette, boutique de quartier privilégiant le vrac dans une démarche tendant au zéro déchet et dans une politique de l'emploi totalement inclusive. Pour écouter l'émission c'est ici

  • Jeunes solidaires : appel à projets du département des Hauts-de-Seine

    Il n'y a pas que notre association Humains en action qui cherche à venir en appui aux jeunes solidaires. Pour les associations qui souhaitent mener des actions de solidarité internationale, le Département des Hauts-de-Seine lance la 14ème édition de l’appel à projets Initiatives Jeunes Solidaires à l’attention des jeunes de 18 à 30 ans. En complément d’un accompagnement au montage du projet, le Département propose une aide financière dans la limite de 50 % du budget global du projet. Sont éligibles les projets permettant de lutter contre la malnutrition et l'extrême pauvreté, sous de multiples approches : santé, éducation, développement socio-économique, eau-assainissement... particulièrement en Arménie, au Bénin, au Cambodge, en Haïti ou dans des pays à Indice de développement humain (IDH) faible et moyen selon le classement du Programme des Nations Unies pour le développement (hdr.undp.org/fr/statistiques). Les actions doivent être portées par une association dont le siège est en France et un partenaire local sur une durée comprise entre 1 et 12 mois sur le lieu de réalisation (présence des participants 1 mois minimum sur le lieu de réalisation du projet). La date de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 28 février 2022 au plus tard. Pour plus d'informations, veuillez cliquer ici et n'hésitez pas à contacter Mme Papelard spapelard@hauts-de-seine.fr Merci à Jennifer Pelage pour le partage d'information que nous relayons avec plaisir ;-)

  • Rayon de soleil de la semaine !

    Pour lutter contre la morosité et le défaitisme ambiants, cela fait plusieurs mois que nous réfléchissons chez Humains en action à une action toute simple qui permettrait de ne pas perdre espoir et de garder le moral, même et surtout si le contexte ne s'y prête pas. Parce qu'il y a partout dans le monde des hommes et des femmes humanistes et solidaires et que cela est utile de les avoir à l'esprit, tout autant que les injustices et la lutte qu'il faut continuer de mener en faveur des droits humains, nous avons décidé de publier régulièrement des histoires vraies, des témoignages, des proverbes, des citations, des actions profondément humaines et solidaires pour s'en inspirer au quotidien et en retirer toutes les bonnes énergies. Le nom donné à ces publications : "Rayon de soleil " tout simplement pour faire écho aux paroles de la chanson de Laurent Voulzy "Le soleil donne" ainsi qu'au logo de notre association (merci à Fred pour le relooking solaire de notre marque visuelle ;-). Histoire rayon de soleil du jour : Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d'une tribu d'Afrique Australe. Il a posé un panier plein de fruits sucrés près d'un arbre et a dit aux enfants que celui qui arriverait le premier gagnerait tous les fruits. Quand il leur a dit de courir, tous les enfants se sont élancés en même temps... en se donnant la main ! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de ces bons fruits. Lorsque l'anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient couru ainsi alors que l'un d'entre eux aurait pu avoir tous les fruits pour lui tout seul, ils ont répondu : "UBUNTU. Comment l'un d'entre-nous peut-il être heureux si tous les autres sont tristes ?" UBUNTU dans la culture Xhosa d'Afrique Australe signifie : "Je suis parce que Nous sommes."

  • Semaine des droits humains à l'Université de Genève

    L'association Humains en action est heureuse de relayer une belle initiative présentée par l'Université de Genève du 22 -au 26 novembre 2021 à l'occasion de la semaine des droits humains. Expositions dès le 13 novembre A partir du 13 Novembre à Genève, sur plusieurs sites (programme disponible en ligne à https://www.unige.ch/cite/evenements/semaine-des-droits-humains/semaine-des-droits-humains-2021/ ) venez découvrir plusieurs expositions, débats et performance sur la thématique des droits humains. Pour toutes infos complémentaires : Coordination: fanen.sisbane@unige.ch +4122 379 76 05 Secrétariat: roswitha.zahler@unige.ch +4122 379 76 67

  • Journée internationale des droits humains et 1er anniversaire de l'association : gardons espoir !

    C'est avec beaucoup d'émotion que nous fêtons en ce 10 décembre 2021, journée internationale des droits humains, la première année de notre association Humains en action. Bilan contrasté, partout dans le monde, en cette période de crise sanitaire qui voit les inégalités de toutes sortes se développer et les écarts sociaux et économiques se creuser de plus en plus ; mais qui voit également se multiplier de nombreuses actions solidaires et fraternelles. Nous avons eu l'occasion à maintes reprises d'en être les témoins et les relais au sein d'Humains en action.Alors, gardons à l'esprit le message d'espoir transmis par l'auteur Georges Bernanos, le 22 décembre 1944, lors d'une conférence aux étudiants brésiliens, à Rio de Janeiro : « Qui n’a pas vu la route, à l’aube entre deux rangées d’arbres, toute fraîche, toute vivante, ne sait pas ce que c’est que l’espérance. L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté. » Belle fête des droits humains à tous et à toutes, où que vous soyez et qui que vous soyez !

  • Les 5 finalistes du Prix Humains en action Spécial étudiants et jeunes actifs Édition 2021

    L'équipe de l'association Humains en action est heureuse de vous annoncer les résultats de la sélection des finalistes de la première édition du Prix Humains en action spécial étudiants et jeunes actifs 2021 Dans l'ordre alphabétique les porteurs et porteuses de projets sélectionnés sont : Bochra Berriche Théo Dehasque et Guillaume Steengracht Agathe Leroy Walid Massour et Ralph-Angelo Faubas Danicha Graziela Okoulambourou Olanga Merci à tous les participants et participantes de cette première édition et rendez-vous en début d'année prochaine pour la remise du Prix au lauréat ou à la lauréate du Prix.

  • Solidarité : confectionner une boîte de Noël pour les personnes démunies.

    Pensez, comme la petite équipe d'Humains en action, à confectionner des boîtes de Noël solidaires au bénéfice des plus démunis. Six d'entre elles viennent d'être déposées dans le point collecte Pylones au centre commercial de la Place d'Italie à Paris. Si vous souhaitez vous aussi participer vous avez jusqu'au 19 décembre pour confectionner et apporter vos boîtes dans les différents points de collecte. Pour en savoir plus c'est ici : Boîtes de Noël - 75 / 92 https://urlz.fr/gSHM

  • Destruction de la Terre : l’humanité à l’aube d’innombrables catastrophes

    DIMANCHE 24 OCTOBRE 2021 Destruction de la Terre : l’humanité est à l’aube d’innombrables catastrophes, mais aucune mesure radicale n’est prise La planète Terre va mal, de plus en plus mal, en raison du réchauffement climatique, de la pollution massive, de la surpopulation ... Des causes liées à l’action humaine et non à des phénomènes naturels. Et de nombreuses catastrophes devraient survenir si des mesures radicales ne sont pas prises dès aujourd’hui, préviennent les plus grands scientifiques du monde entier. Les droits humains fondamentaux, se nourrir, se loger, vivre en sécurité, en bonne santé, sans compter tous les autres, devraient en faire les frais, en premier lieu dans les pays sous-développés, mais pas seulement. Pour l’instant, l’humanité paraît impuissante à enrayer cette chute accélérée, tellement les problèmes immédiats sont nombreux et les conflits multiples. A moins qu’un jour la pression des populations, enfin conscientes du drame à venir, ne fasse s’accorder les dirigeants de la planète, et que ceux-ci réagissent de concert. Un espoir encore ténu. La réforme, oui, mais pas la révolution. La Terre est en danger, mais la révolution écologique n’est pas à l’ordre du jour pour la sauver, seulement des réformes, si elles sont appliquées … L’humanité n’est pas prête actuellement à changer radicalement ses modes de vie et de production. Pourtant, le dernier rapport très alarmiste du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur le réchauffement climatique, publié le 9 août 2021, aurait dû créer une très forte prise de conscience depuis plus de deux mois, il n’en a rien été. Et la gigantesque conférence internationale sur le climat (COP 26), qui va avoir lieu dans quelques jours à Glasgow pour une douzaine de jours, et qui va réunir plus de 190 dirigeants mondiaux, ainsi que des dizaines de milliers d’autres intervenants, devrait, comme les autres années, soit être un échec, soit aboutir à un communiqué plein de bonnes intentions, mais qui n’engagent aucun pays. Qui sait d’ailleurs ce que sont le GIEC et les COP (Conférence des Parties), ces acronymes barbares ? Pourtant le GIEC est devenu un organe majeur des Nations Unies, qui va publier son sixième rapport d’évaluation sur le climat depuis sa création en 1988. Plus de 700 auteurs de haut niveau, du monde entier, ont contribué à l’élaboration d’un document très fouillé, en faisant une synthèse exhaustive de plusieurs milliers d’articles scientifiques des revues les plus sérieuses. Leurs conclusions ne sont donc pas des vues de l’esprit, des visions caricaturales. Les grands scientifiques sont connus pour leur rigueur, et n’avancent pas leurs mots à la légère. Et ces conclusions ont été relues et amendées par les gouvernements du monde entier, elles ne sont donc pas fantaisistes. Et que disent ces grands scientifiques : « Nombre de changements relevés sont sans précédent depuis des milliers, voire des centaines de milliers d’années, et certains phénomènes déjà en cours - comme l’élévation continue du niveau de la mer - sont irréversibles sur des centaines ou des milliers d’années ». Le besoin de mesures « immédiates, rapides et massives » Et d’ajouter : « Le rapport fournit de nouvelles estimations de la possibilité que le réchauffement planétaire excède 1,5°C au cours des prochaines décennies et fait valoir qu’à moins de réductions immédiates, rapides et massives des émissions de gaz à effet de serre, la limitation du réchauffement aux alentours de 1,5°C, ou même à 2°C, sera hors de portée (…) La température mondiale, en moyenne sur les 20 prochaines années, devrait atteindre ou franchir le seuil de 1,5°C ». Les gaz à effet de serre proviennent essentiellement de la combustion à plein régime du pétrole et de ses dérivés, du charbon, du gaz et du méthane pour faire tourner le monde. Or l’Accord de Paris de la fin 2015 (lors de la COP21), avait été considéré comme un grand succès, puisque 195 pays s’étaient fixés unanimement comme objectif une limitation de la hausse du réchauffement climatique à moins de 2°C à l’horizon 2100 (en visant même la barre des 1,5°C) par rapport à l’ère dite pré-industrielle (1850-1900). Peine perdue, le seuil fatidique des 1,5°C devrait être atteint vers 2040, avec soixante années d’avance sur les prévisions. Et pour la fin du siècle, en tenant compte des engagements annoncés, le monde est sur le chemin d’une hausse de la température de 2,7°C. Là, ce serait le cataclysme. Famines, morts, submersion de terres, vagues migratoires, conflits meurtriers … Car si les hausses de fractions de degrés apparaissent ridiculement basses, et ne devraient a priori pas nous inquiéter, les scientifiques nous expliquent qu’elles ont des conséquences catastrophiques sur la nature : pluies intenses, tempêtes, cyclones, inondations, canicules, sécheresses, élévation du niveau de la mer (fonte des glaces et de la neige partout dans le monde), acidification des océans, baisse de leur teneur en oxygène et de leur capacité à capter du dioxyde de carbone, le plus inquiétant des gaz à effet de serre, etc. Avec des conséquences humaines terribles : des famines, des morts, des submersions de terres et d’îles, des vagues migratoires majeures, des conflits meurtriers … Et le réchauffement climatique n’est pas tout. L’être humain détruit aussi la planète à grande vitesse par une pollution tous azimuts. Et le réchauffement climatique n’est pas tout. L’être humain détruit aussi la planète à grande vitesse par une pollution tous azimuts. Pollution de l’air par les particules fines (rejets de l’industrie, du chauffage, des moteurs à explosion, comme ceux des voitures à essence ou surtout diesel, des avions, des bateaux …), par les pesticides, avec toutes les maladies que cela entraîne sur les poumons, sur le système cardio-vasculaire, la multiplication des cancers, la perturbation du système endocrinien …. Pollution des cours d’eau et de la mer, par les déchets, le plastique notamment, les eaux usées, les médicaments, les produits chimiques … Avec pour conséquence notamment la mort des coraux, des poissons, des crustacés, qui protègent et nourrissent une grande partie de l’humanité … Pollution des sols enfin, par l’industrie, l’agriculture intensive, l’utilisation des engrais et des pesticides, l’exploitation disproportionnée de l’eau, la déforestation, la fracturation hydraulique pour aller chercher du pétrole, qui pollue les nappes phréatiques … Avec pour conséquences les disparitions des insectes pollinisateurs, la production d’aliments peu sains voire dangereux pour la santé, la pénurie d’eau, la désertification des sols, l’abandon des cultures, la disparition de poumons de la planète comme les forêts d’Amazonie, du Congo et d’Indonésie … Las catastrophes environnementales risquent d’être d’autant plus douloureuses que la population ne cesse d’augmenter. Nous étions moins de 2 milliards d’habitants en 1900, environ 8 milliards actuellement, et l’ONU prévoient une population d’environ 10 milliards d’être humains en 2050, et 11 milliards en 2100. Alors que déjà la famine et la sous-nutrition touchent de nombreux pays. Et que cette surpopulation entraîne une urbanisation accélérée, donc moins de terres pour nourrir la planète. La résolution de problèmes dits immédiats prime sur tout le reste Malgré ce constat désespérant, l’humanité paraît bloquée à ne faire que des réformes, pas à révolutionner nos modes de vie et de production. Il est vrai que la situation est éminemment complexe à résoudre. Malgré ce constat désespérant, l’humanité paraît bloquée à ne faire que des réformes, pas à révolutionner nos modes de vie et de production. D’abord, les populations du monde entier se préoccupent avant tout de résoudre leurs problèmes immédiats, qui sont souvent graves et nombreux. Dans les pays sous-développés, la question même de la survie est souvent posée aujourd’hui, par l’absence de nourriture, de soins, les conflits, le Covid-19 … Dans les pays développés, les préoccupations se concentrent bien évidemment sur la pandémie, mais aussi sur les problèmes de pouvoir d’achat, de sécurité, d’immigration, la protection de l’environnement restant relégué au second plan. Les partis écologiques ne percent d’ailleurs pas vraiment, et les programmes verts des autres partis sont souvent insuffisants. Enfin, les grands médias généralistes ne relayent pas la gravité de la situation, alors qu’elle mériterait un éclairage puissant. Et le sujet de la protection de l’environnement est extrêmement clivant au sein des populations, certains estimant qu’il n’y a pas à s’affoler devant les « prophètes du malheur », que des solutions seront de toute façon trouvées, alors que d’autres, notamment les jeunes, sont souvent très inquiets. Le monde est aussi accroc à la société de consommation, qui offre de nombreuses satisfactions. Sans compter les pays émergents qui aspirent à sortir de vies très difficiles, et profiter eux aussi à leur tour du confort matériel. Pourtant, la société de consommation est-elle le seul mode de vie pour se sentir bien ? Le culte du profit est aussi un puissant moteur. Les lobbies industriels, du pétrole, du charbon, du gaz, de la banque … ne veulent pas remettre en cause les immenses rentrées d’argent que leur procure la croissance. Selon le journal « Le Monde » (20 octobre 2021), une étude révèle que Total et Elf (deux compagnies pétrolières réunies depuis en une seule, TotalEnergies), bien que conscientes des risques depuis 1971, ont mis en doute les données scientifiques qui menaçaient leurs activités. Et que l’on savait déjà depuis longtemps déjà que ExxonMobil, BP et Shell ont longtemps nié le changement climatique, dont ils étaient pourtant certains de la gravité. La difficulté de trouver un accord entre nations belliqueuses Par ailleurs, les nations deviennent de plus en plus belliqueuses, emportées par les conflits liés à l’islamisme radical, qui meurtrissent notamment tout le Moyen-Orient et le Sahel, ou par la nouvelle guerre froide entre les deux nouvelles super puissances, les États-Unis et la Chine, et leurs alliés respectifs, sans compter les visées expansionnistes de la Russie, qui coopère souvent avec l’empire du Milieu. Et de grands pays émergents comme l’Inde ou le Brésil ne sont guère coopératifs en matière de protection de l’environnement. Comment alors se mettre d’accord pour la sauvegarde de la planète, surtout quand les plus grands pays, les plus gros pollueurs de la planète, s’entendent si mal ? Alors, n’y-aurait-il plus d’espoir ? Certes, des solutions fortes existent. Forcément, elles rencontrent de très fortes oppositions. Après la publication du rapport du GIEC le 9 août dernier, WWF France ( le Fonds Mondial pour la Nature) n’y allait pas par quatre chemins : « Pour aligner les émissions de la France avec un objectif de 1,5°C, il faudrait par exemple, abandonner les moteurs thermiques ( moteurs essence ou diesel) des voitures individuelles au plus vite, renoncer aux liaisons aériennes internes, limiter drastiquement les vols internationaux, diviser par près de 3 notre consommation de viande individuelle ( les vaches émettent en effet du méthane, gaz très polluant), contenir nos achats de vêtements neufs à 1 Kg par an et par personne ou encore engager des plans massifs de rénovation thermique ». On en est très loin. Des solutions alternatives, moins radicales, existent, mais elles sont aussi toutes ou presque l’objet de grandes controverses. Des solutions alternatives, moins radicales, existent, mais elles sont aussi toutes ou presque l’objet de grandes controverses. Pourtant, s’il s’agit de survie, il faudra bien en passer par là. La transition écologique passe par de nombreux moyens : l’abandon de la surconsommation, la réduction de la consommation, le développement des transports collectifs, des vélos, des voitures électriques, les éoliennes, le solaire, la géothermie, la biomasse ( matière organique d’origine végétale, bactérienne ou fongique, utilisable comme source d’énergie) , la sobriété énergétique et matérielle ( réparation, réemploi, durabilité forte …), l’agriculture biologique, le localisme ( la consommation de produits locaux), la réduction de la mondialisation, l’aide aux pays sous-développés pour éviter qu’ils recourent à des technologies polluantes … L’espoir dans les jeunes générations ? Il existe aussi un retour en grâce récent de l’énergie nucléaire, réputée ne pas produire de gaz à effet de serre. En France, le gouvernement réfléchirait au lancement de nouveaux EPR ( les grands réacteurs nucléaires de nouvelle génération), alors même que premier d’entre eux, celui de Flamanville, n’est toujours pas rentré en activité après des années de retard et de graves surcoûts. Et des projets de petits réacteurs nucléaires (SMR) sont en préparation. Dans le monde, beaucoup de pays construisent des réacteurs nucléaires , comme la Chine, l’Inde, la Russie ... Les dangers énormes de pollution radioactive due à l’explosion d’un réacteur nucléaire ont déjà été démontrés (Tchernobyl, Fukushima), tandis que les déchets nucléaires restent dangereux pour des milliers d’années. Le remède n’est-il pas pire que le mal ? Mais un réveil pourrait venir malheureusement de cataclysmes majeurs, qui pourraient pousser les populations à réagir et à se rebeller contre leurs dirigeants. Mais un réveil pourrait venir malheureusement de cataclysmes majeurs, qui pourraient pousser les populations à réagir et à se rebeller contre leurs dirigeants. Déjà l’été 2021 a été marqué par une suite de catastrophes, dans des pays jusque-là relativement épargnés : pluies diluviennes en Allemagne et en Belgique (plus de 200 personnes ont été tuées) ; feux de forêts majeurs en Espagne, en Grèce, en Turquie, en Algérie, mais aussi en Russie sibérienne ; températures proches de 50°C au Canada ; inondations en Chine … Pour l’instant, les gouvernements de ces pays ne prennent aucune mesure radicale pour éradiquer les causes de ces drames. Ils réparent les dégâts, quand ils peuvent. Plus réjouissant cependant, l’espoir viendra peut-être de l’arrivée prochaine des jeunes générations au pouvoir, qui sont déjà très anxieuses de l’avenir qui leur est réservé. A cet égard, l’activité de la jeune militante suédoise Greta Thunberg commence à avoir un effet boule de neige auprès d’une partie de la jeunesse mondiale, même si son discours radical est contesté, souvent de façon très violente, voire ordurière. La partie est loin d’être gagnée, on le voit, quant on s’attaque brutalement à une jeune femme, qui ne dit que des simples vérités.

  • Conditions de travail

    MONDE Les conditions de travail restent parfois révoltantes et se dégradent dans certains secteurs Le travail est un droit fondamental, puisqu’il permet à l’être humain de subvenir à ses besoins vitaux. Mais, sur la planète, il est souvent difficile de travailler dans des conditions décentes. Une situation particulièrement criante dans les pays pauvres, mais aussi dans les plus riches. Ces 150 dernières années, après des siècles de traitement souvent inhumain, des grandes avancées ont certes eu lieu, mais on est loin du compte. Et les dernières évolutions ne vont pas forcément dans le bon sens. Le travail, c’est la santé ! Allez dire d’abord cela aux 160 millions d’enfants de par le monde qui chaque jour peinent, non pas à l’école, mais dans des décharges à ciel ouvert, des champs caniculaires, des mines insalubres, des usines assourdissantes, des fabriques de textile à l’odeur pestilentielle, des appartements discrets où ils sont utilisés comme domestiques à tout faire, quand ils ne sont pas soumis à la prostitution, … Les auteurs d’un rapport conjoint ( 9 juin 2021) de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( UNICEF), donnant des estimations mondiales sur le travail des enfants pour 2020, viennent de lancer un cri d’alarme. « Pour la première fois que nous avons commencé à produire ces estimations, il y a 20 ans, la lutte mondiale contre le travail des enfants est au point mort. En outre, si on ne prend pas d’urgence des mesures d’atténuation, des millions d’autres enfants risquent d’être contraints à travailler à cause de la crise de la Covid-19, du fait de l’aggravation de la pauvreté ». « Pour la première fois que nous avons commencé à produire ces estimations, il y a 20 ans, la lutte mondiale contre le travail des enfants est au point mort. Depuis 2016 en effet, le nombre d’enfants astreints au travail a augmenté de 5% à 160 millions, dont la moitié effectuent des activités dangereuses. L’Afrique subsaharienne est en première ligne, avec près de 90 millions d’enfants qui travaillent. Suivent l’Asie centrale et du Sud (26 millions d’enfants), et l’Asie de l’Est et du Sud-Est (24 millions). Surprise, l’Europe et l’Amérique du Nord font encore travailler à marche forcée 4 millions d’enfants. L’esclavage moderne Autre pratique barbare, l’esclavage moderne, le travail dans la totale soumission. Toujours selon l’OIT (17 mars 2021), « plus de 25 millions de femmes, d’hommes et d’enfants vivent dans des situations d’esclavage moderne ». Une situation que l’on retrouve surtout en Asie du Sud, de l’Est, et en Afrique, mais aussi en Occident. Les formes de l’esclavage peuvent être variées : la prostitution ; les camps de travail forcé, notamment en Chine et en Russie ; les femmes mariées de force ; le travail des enfants ; les enfants-soldats, … Certes, nous sommes très loin des temps anciens où l’esclavage était considéré comme un état tout à fait normal, où l’esclave était quasiment considéré comme un bien matériel, par exemple sous la Grèce antique ou sous l’Empire romain. Certes, nous sommes très loin des temps anciens où l’esclavage était considéré comme un état tout à fait normal, où l’esclave était quasiment considéré comme un bien matériel, par exemple sous la Grèce antique ou sous l’Empire romain. Dans des périodes plus récentes, les noirs d’Afrique transportés de force aux Amériques, étaient assimilés à des biens meubles, comme le décrit le Code noir édicté par Louis XIV (1685). Quoi de plus naturel que les esclaves soient généralement traités de façon inhumaine, leurs maîtres en faisant ce qu’ils voulaient : coups, marquages au fer rouge, mutilations, castrations, viols, tortures, peines de mort … L’abolition de cette situation abjecte est somme toute relativement récente, datant de 1833 en Angleterre, de 1848 en France et de 1865 aux États-Unis. Mais elle perdure, nous l’avons vu. Nous sommes aussi aujourd’hui très loin du servage, qui désigne, à partir du Moyen Age, la condition des paysans (pendant environ 1000 ans en France), littéralement attachés à la terre de leurs seigneurs, qu’ils cultivaient et ne pouvaient quitter. Les serfs étaient alors « taillables et corvéables à merci », corvéables pour des journées non rémunérées dues à leur maître, dont le nombre était fixé de façon despotique, puis taillables par des impôts tout aussi arbitraires. Les grandes lois sociales La Révolution industrielle, commencée vers 1770 en Angleterre, et répandue rapidement en Europe et aux États-Unis, avec la mécanisation progressive et massive des moyens de production dans le textile, les mines, la sidérurgie, la métallurgie … a été infâme pour les ouvriers à ses débuts, jusqu’en 1850 environ. Imaginez qu’il a fallu attendre 1833 pour que le travail des enfants de moins de 9 ans soit interdit au Royaume-Uni, et limité à 69 heures par semaine pour les 12-18 ans. Imaginez qu’il a fallu attendre 1833 pour que le travail des enfants de moins de 9 ans soit interdit au Royaume-Uni, et limité à 69 heures par semaine pour les 12-18 ans. Les premières grandes lois sociales ne sont apparues qu’à la fin du 19ème siècle : en France, la grève est autorisée en 1864 ; l’assurance-maladie et une loi sur les accidents de travail voient le jour en Allemagne en 1883-1884 ; la loi Waldeck-Rousseau autorise la création de syndicats dans l’Hexagone en 1884 ; il faut attendre 1906 pour que le repos hebdomadaire soit instauré en France ; l’OIT adopte en 1919 une convention limitant la journée à 8 heures et la semaine à 48 heures ; les ouvriers de la période du Front Populaire obtiennent en 1936, après une grève générale, la semaine de 40 heures et les congés payés. Mais rien n’est jamais gagné, même en cette période, la première chaîne de montage automobile, avec ses cadences infernales et sa déshumanisation, est mis au point en 1913 par Henry Ford, pour essaimer ensuite dans toute l’industrie. « Les Temps modernes », un des plus grands films de Charlie Chaplin (1936), une satire sans concession du réalisateur et de l’acteur contre le travail à la chaîne, marque encore les esprits. La montée du chômage On pourrait croire ces conditions de travail détestables bel et bien finies, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Certes, nous ne sommes plus sous l’Antiquité, sous le Moyen Age ou sous la Révolution industrielle triomphante, mais les ouvriers et les employés, sans compter les classes moyennes et les cadres, sont encore souvent mis à rude épreuve. Le chômage permanent et massif est passé par là, après la crise pétrolière de 1973, avec la multiplication par 4 du prix de l’or noir, et les cohortes de chômeurs n’ont cessé d’augmenter depuis à travers le monde. Au premier trimestre 2021, la France compte par exemple 3,8 millions de demandeurs d’emplois, et 6 millions de personnes en activité réduite. La crise économique liée à la Covid-19 a annulé totalement 5 ans de baisse du chômage. Sans compter que ces dernières années, la précarité de l’emploi augmente, la part des contrats à durée déterminée, d’intérimaires et d’apprentis dans l’emploi total a repris sa progression, passant de 12,1% en 2014 à 13,5% en 2018, selon l’Observatoire des inégalités (5 décembre 2019), ce qui fait tout de même 3,7 millions de personnes vulnérables. Cette France de l’insécurité sociale, celle des employés et des ouvriers peu ou non qualifiés, des indépendants ( du bas de l’échelle) a animé une grande part des manifestations des « Gilets jaunes » démarrées en novembre 2018. Ils ont un sentiment de mépris social, favorisant la montée de l’extrême-droite. Cette France de l’insécurité sociale, celle des employés et des ouvriers peu ou non qualifiés, des indépendants ( du bas de l’échelle) a animé une grande part des manifestations des « Gilets jaunes » démarrées en novembre 2018. Les risques psychosociaux Du coup, toutes les catégories de travailleurs s’inquiètent de perdre leurs emplois, et ne ménagent pas leurs peines pour faire des efforts supplémentaires pour garder leurs postes. D’où l’acceptation de l’intensification des tâches, les nombreux accidents de travail, l’augmentation du stress, l’apparition de pathologies comme le « burnout » (syndrome d’épuisement professionnel) ou même, dans des cas extrêmes, les suicides liés au travail. Même le monde ouvrier, bien qu’en déclin avec la montée des secteurs des services, reste soumis à des conditions difficiles. Le machinisme accru, l‘informatisation, la robotisation, ne sont pas toujours synonymes d’allègements des tâches, le travailleur se devant sans cesse de surveiller des normes et procédures. Et les professions indépendantes ont souvent des horaires à rallonge. Exemples récents : Renault et son usine de Cléon en Seine-Maritime ont été condamnés à 300 000 euros d’amende pour homicide involontaire (« lemonde.fr » du 31 mai 2021). Le décès d’un des employés de l’usine a été dû à un manque de formation, à la pression subie par les salariés, « faire toujours plus avec moins de monde », explique un membre de la CGT. En Espagne, dans la province de Huelva, au sud du pays, dans le secteur des fraises, surnommé « l’or rouge » ( « euronews » du 17 juillet 2020), « de nombreux travailleurs agricoles de la région sont des migrants sans-papiers qui vivent dans des cabanes fabriquées avec des palettes, du contreplaqué, du plastique récupéré dans les serres (…) Ils n’ont ni électricité, ni sanitaires, ni eau potable ». « De nombreux travailleurs agricoles de la région sont des migrants sans-papiers qui vivent dans des cabanes fabriquées avec des palettes, du contreplaqué, du plastique récupéré dans les serres (…) Ils n’ont ni électricité, ni sanitaires, ni eau potable ». De nouveaux métiers à risque Même les nouveaux métiers sont à risque. Toujours selon « euronews » ( 24 février 2021), le nombre de plateformes numériques a explosé depuis 10 ans. Et les conditions de travail sont mauvaises, du fait d’une main d’œuvre abondante et flexible. Les cadences sont souvent effrénées, les salaires faibles, les salariés sont surveillés électroniquement, … Dans le e-commerce, la multinationale Amazon est souvent montrée du doigt. « Aux États-Unis, le groupe assouplit les conditions de travail après un rapport accablant » souligne « lemonde.fr » du 2 juin 2021. « Amazon mesure la productivité des ouvriers chargés de trier, emballer et déplacer les colis (…) Cela cause un stress inutile, en ne laissant pas assez de temps pour aller aux toilettes par exemple ». En France, le gouvernement et le patronat, influencés notamment par la pression médiatique, ont réagi aux mauvaises conditions de travail liées à l’intensification des tâches, afin d’améliorer la qualité du travail. Le harcèlement moral ou sexuel est désormais mieux pris en compte, de même que les risques psychosociaux ( burnout, dépression, suicide, …). Mais il n’est pas sûr que ces avancées puissent compenser un mouvement général de dégradation de la situation des travailleurs.

  • France : la désertification médicale s’accentue

    L’accès à un médecin devient de plus en plus difficile pour de nombreux Français, notamment dans une grande partie du nord et du centre du pays. Malheureusement, l’avenir n’apparaît guère meilleur dans les dix ans à venir, à moins que les décisions politiques prises ne changent la donne. C’est un sujet dont on parle depuis maintenant plusieurs années. Et qui inquiète beaucoup de Français. La désertification médicale s’accentue, un processus qui rend de plus en plus en difficile l’accès à un médecin dans beaucoup de territoires de l’Hexagone et d’outre-mer. C’est un droit humain, le droit à la santé, qui est mis à mal. Selon un rapport récent du service d’étude du ministère des Solidarités et de la Santé (DREES, 26 mars 2021), plus de 200 000 médecins de moins de 70 ans sont certes en activité actuellement, mais « cet effectif est globalement stable depuis 2012 ». Or, pendant cette période, la population du pays a augmenté de 2 millions de personnes, passant à 67 millions d’habitants. Le nombre de médecins n’a donc pas bougé pour un nombre considérable d’habitants supplémentaires. De plus, l’espérance de vie a fortement augmenté en l’espace de seulement trois générations. En 1950, elle était pour un homme de 63 ans, de 69 pour une femme. Elle est passée à 79 ans pour un homme en 2020, et à 85 pour une femme. Le nombre de personnes âgées a donc nettement augmenté en près de trois-quarts de siècle car, en plus, il s’agit de générations nombreuses nées pendant la période du baby-boom, après la seconde guerre mondiale. Qui dit personnes âgées dit demande de soins plus élevées. Donc des recours plus nombreux à des médecins. Avant cette demande de plus en plus forte de soins, l’Etat français, sans vraiment semble-t-il juger des conséquences difficiles de ses actes, a instauré pendant une trentaine d’années, grosso modo de 1970 à 2000, un numerus clausus drastique pour limiter l’entrée dans les études médicales. Résultat : un effondrement du nombre de médecins formés sur cette période. Certes, cette limitation du nombre de médecins a été abandonné depuis, et le nombre de candidats admis fortement rehaussés. Mais le mal est fait. Plus de 7 millions de Français touchés Du coup, plus de 7 millions de Français habitaient dans un désert médical en 2019, selon une étude de La Mutualité française et de l’Association des maires de France (décembre 2020), qui avertissaient alors : « si nous ne faisons rien, la situation va encore se détériorer ». Quant au journal « Libération » , il soulignait en février 2020 que « plus de 5 millions de Français n’ont pas de médecin traitant et la part de territoires manquant de praticiens ne cesse d’augmenter. Un problème qui devrait s’accentuer avec le départ à la retraite d’une génération qui n’a pas compté ses heures ». Un désert médical s’est développé dans beaucoup de régions de France, celles considérées, à tort ou à raison, comme les moins attractives, c’est-à-dire autour de l’Ile-de-France, dans une grande partie du nord et du centre du pays. Alors que le Sud est souvent moins touché, et que la densité de médecin reste notamment forte en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les déserts médicaux ont aussi d’autres conséquences. Par exemple, les délais d’attente chez les spécialistes. Selon le site « mutuelle.com » (décembre 2019), pour avoir un rendez-vous avec un ophtalmologiste, il faut patienter 327 jours dans la Loire et 246 en Mayenne. Quand les ophtalmologues ne refusent pas tout bonnement de nouveaux patients. Pour les cardiologues, il faut attendre jusqu’à 201 jours en Vendée, ou 155 jours dans le Lot-et-Garonne. Autre problème alarmant, celui des délais d’attente dans les urgences hospitalières. « En Ile-de-France, la durée médiane d’attente est de 2 heures 40 et se situe entre 4 et 8 heures pour 25% des patients, voire plus de 8 heures pour près de 10% d’entre eux », selon le rapport public annuel de la Cour des Comptes de 2019. Enfin, un autre problème fait souvent la une de l’actualité : la fermeture des maternités dans les zones les moins urbanisées. Selon BFMTV.com (novembre 2019), « depuis une quarantaine d’années, plus de 60% des maternités ont fermé. Pour les femmes enceintes sur le point d’accoucher, ces fermetures sont synonymes d’allongement des trajets. Avec le risque d’accoucher seule ou sur le bord de la route ». Pour les agences régionales de santé, ces fermetures se justifient par le besoin d’un niveau de sécurité minimale, avec suffisamment de professionnels de santé, c’est-à-dire des maternités qui affichent plus de 300 naissances annuelles. Mais pour un responsable d’un comité de défense des hôpitaux et des maternités de proximité, « aucun document, ni aucune étude ne prouvent que les petites maternités ne sont pas sûres », expliquait-il alors à BFMTV.com. Un avenir préoccupant A l’avenir, la désertification médicale devrait encore progresser : « les effectifs projetés diminuent jusqu’en 2024, où le nombre de médecins atteint un point bas (…). Ils retrouvent leur niveau actuel à l’horizon 2030 », explique la DREES. Donc, si aucune mesure radicale n’est lancée, le nombre de médecins ne devrait pas vraiment changer dans les 10 ans qui viennent, alors que la population va continuer à vieillir. Des solutions passeraient peut-être par l’arrivée massive de professionnels diplômés de l’étranger, par le développement de maisons de santé, ou de bourses à l’attention des jeunes praticiens qui s’installeraient dans un désert médical … Encore faut-il que l’Etat appuie fortement ces choix-là à l’avenir. Quand bien même, les effets de ces politiques mettront du temps à se faire sentir. Bien sûr, la situation est inquiétante en France, mais elle sans aucune commune mesure avec ce qui se passe dans le monde, concernant l’accès aux soins. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), dans un rapport phare publié à la fin 2017, pas moins de 4 milliards de personnes étaient alors sans aucune protection sociale (santé, vieillesse, pauvreté), soit 55% de l’humanité, une situation qui touchait notamment l’Afrique, l’Asie et les Etats arabes. Près des deux tiers des enfants du monde entier (1,3 milliard d’enfants) n’étaient pas couverts, la plupart également en Afrique et en Asie. Même aux Etats-Unis, le pays le plus riche du monde, le président Barack Obama a eu un mal fou à faire entrer en vigueur en 2013 une couverture santé à 32 millions d’Américains qui en étaient dépourvus. L’accès aux soins reste donc un combat de tous les jours en France, mais aussi sur l’ensemble de la planète.

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